mardi 30 octobre 2018

Fonction publique : une volonté revendiquée d’une précarisation croissante des emplois


Toujours plus sur le dos des salariés et de la population

 
                                                                                   Paperblog

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, vient d'annoncer que le gouvernement va généraliser les embauches hors statut dans la fonction publique.
Il prétend que les fonctionnaires auront, pour la première fois, « la liberté de choix entre le statut actuel » et des contrats de 5, 10 ou 15 ans.
Mais il y a déjà un emploi sur cinq sous contrat dans la fonction publique : soit 1,28 million de contractuels. Des hôpitaux à l'éducation et aux collectivités locales, cela n'a bien sûr amélioré ni leur situation ni celle des services publics qui manquent de bras et de moyens.
Le but y est de faire toujours plus d'économies sur le dos des salariés, comme des usagers des services publics utiles à la population.

Ententes illégales sur le dos des consommateurs : le jambon se fait du gras


Arnaqueurs et mouches

 
Les bourgeois c'est comme les...

De grandes marques se font agrafer de temps en temps pour des ententes illégales sur le dos des consommateurs. C'est au tour des marques de jambon (mais aussi de saucisses, lardons, etc.) d'être visées par l'Autorité de la concurrence.
        Pour réduire sa sanction, une des marques épinglées a demandé à profiter d'une procédure de clémence en échange d'informations sur la façon dont les industriels du secteur s'entendent pour nous arnaquer.
        Les charcutiers industriels ne sont pas tendres avec les cochons, mais avec les consommateurs non plus.

Sport et santé à Argenteuil : la mauvaise conscience de la municipalité


Trois kilos en plus d’un côté, et 20 gramme en moins de l’autre



La municipalité a mis une information en ligne sur le site internet d’Argenteuil intitulé : « La Ville souhaite améliorer la santé des Argenteuillais. »
         Louable intention. La santé des Argenteuil ne va pas fort, et s’il est possible de l’améliorer, tant mieux.
         L’opération qui a débuté depuis le 1er octobre dernier mais dont on en informe les habitants qu’aujourd’hui s’adresse aux futures et jeunes mamans, mais surtout aux obèses, enfants, ados et adulte. Elle a été mise au point en liaison avec des médecins des centres de santé municipaux et fait appel à des éducateurs sportifs du service des sports.
         Oui, la pratique régulière du sport est bonne pour la santé.
         Mais c’est là où l’on mesure toutes les limites de l’enthousiasme de la municipalité pour la santé des habitants :
         -des équipements aquatiques indignes d’une ville de près de 110 000 habitants ;
         -la disparition d’une épreuve de course à pied qui s’effectuait dans les rues de la commune et qui était une excellente réclame pour la pratique du footing ;
         -et cerise sur le big mac, l’autorisation qu’elle a donné à l’ouverture d’un « burger king », en entrée de ville de surcroît, comme s’il n’y en avait déjà pas assez pour faire grossir les jeunes de la Ville !

http://www.argenteuil.fr/actualite/164/39-sport-sante.htm

lundi 29 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 29 octobre 2018 : « Face à la hausse des prix des carburants : augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations ! »


Face à la hausse des prix des carburants : augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations !

Des appels à manifester contre la hausse des carburants et à bloquer les axes routiers dans tout le pays le 17 novembre prochain circulent sur les réseaux sociaux. Des pétitions en ligne ont recueilli des centaines de milliers de signatures en quelques jours. La rapidité avec laquelle ces initiatives ont rencontré un écho montre la colère suscitée dans une grande partie de la population par la décision du gouvernement d’augmenter les taxes qui représentent 60 % du prix de l’essence et du gazole.

Ceux qu’on appelle les professionnels de la route, les patrons du transport, les artisans taxis, ont pris la tête de cette fronde anti-taxes. C’est vrai qu’eux aussi subissent les conséquences de la politique menée par Macron en faveur de la minorité la plus riche de la société.

Mais les millions de salariés qui sont obligés de prendre leur véhicule tous les jours pour aller travailler sont frappés eux aussi de plein fouet par ces hausses. En un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence. Quels sont les travailleurs qui ont vu leur salaire augmenter dans une telle proportion ? Au contraire, depuis des années, dans la grande majorité des entreprises, pour s’assurer des profits en augmentation dans cette période de crise, le patronat n’a cessé de tirer tous les salaires vers le bas. Alors que de plus en plus de travailleurs ont du mal à finir le mois, le gouvernement a déjà annoncé que les taxes continueraient d’augmenter chaque année, au moins jusqu’en 2022. Face à ces attaques et au mépris gouvernemental, les travailleurs ont vraiment toutes les raisons de protester !

Macron et ses ministres prétendent vouloir instaurer une « fiscalité écologique ». Il faudrait être bien naïf pour croire à ces mensonges. L’augmentation des produits pétroliers permet à des sociétés comme Total d’engranger des bénéfices record ; les constructeurs automobiles ont développé le diesel sans se préoccuper des conséquences sur la santé publique ; et ce sont les travailleurs que le gouvernement fait payer au nom de la lutte contre la pollution !

En réalité, l’écologie sert de prétexte pour se livrer à un racket de grande ampleur sur la population : l’association de consommateurs CLCV a calculé que la taxation des carburants, du fioul et du gaz rapportera à l’État 23 milliards d’euros cette année. À quoi servira cette recette considérable ? Certainement pas à améliorer le sort des travailleurs car l’État ne cesse de s’attaquer à leurs conditions de vie, en gelant les allocations logement et les pensions, en supprimant des milliers d’emplois aidés… Cet argent n’ira pas non plus dans les services publics où le gouvernement ne cesse de supprimer des moyens matériels et humains, provoquant la dégradation de la situation des hôpitaux, des Ehpad, de l’éducation, de tout ce qui est le plus essentiel pour la population. Tous ces milliards prélevés sur la population ou économisés à ses dépens sont destinés à répondre aux exigences de la partie la plus riche de la bourgeoisie qui domine la vie économique !

Les travailleurs ne pourront défendre leur pouvoir d’achat et leurs conditions d’existence qu’en se mobilisant. Mais s’ils se contentent de mots d’ordre aussi vagues que « à bas les taxes », ils se retrouveront forcément à être les dindons de la farce. Si la contestation se développe, le gouvernement fera peut-être des concessions au patronat du transport et du BTP car ils font partie de sa clientèle électorale. Il leur accordera peut-être des exonérations de taxes ou une forme de crédit d’impôt. Mais les concessions que le gouvernement pourrait être amené à leur faire, il les fera payer aux travailleurs d’une manière ou d’une autre.

Pour faire prévaloir leurs intérêts, il est indispensable que les travailleurs se mobilisent en mettant en avant leurs propres revendications qui vont au-delà du problème de l’essence. Face aux augmentations des prix, ceux du carburant comme tous les autres, il faut exiger l'augmentation des salaires et des pensions de retraite, et leur revalorisation automatique quand les prix augmentent ; autrement dit, leur indexation sur les prix.

En se mobilisant sur leur terrain de classe, les travailleurs, qui produisent toutes les richesses, ont les moyens d’imposer leurs exigences. Grâce à leur force collective et à l’arme de la grève, ils pourront bloquer l’économie plus sûrement que ne pourront le faire des barrages routiers.

Brésil : Le Brésil n’est pas si loin…



Le Brésil n’est pas si loin…

Bolsonaro a été élu président du Brésil. Ce politicien d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire qui ensanglanta le pays pendant 21 ans, veut donner plein pouvoir à la police et éliminer, dit-il, « la vermine rouge » : travailleurs qui défendent leurs droits, paysans sans terre, syndicalistes, militants de gauche...
Le candidat du parti des deux ex-chefs de l'État Lula et Dilma Rousseff n'a eu que 45 % des voix. Il paie la politique de ce Parti dit des Travailleurs (PT) qui a gouverné treize ans au service des possédants. Il a déçu les classes populaires et, avec la crise, cela a rejeté une partie d'entre elles dans les bras de leur pire ennemi, Bolsonaro.
Celui-ci va s'en prendre à la population encore plus durement que ses prédécesseurs. Mais il pourra le faire en ayant la bénédiction des élections.
L'évolution réactionnaire au Brésil et partout dans le monde est le fruit de la crise du système capitaliste.
Face à cette menace, les travailleurs ont un besoin urgent de se doter de partis ouvriers révolutionnaires pour défendre leurs intérêts contre leurs faux amis et leurs vrais ennemis, qui servent le système capitaliste.