samedi 2 novembre 2013

Logement : augmentation des loyers autorisée mais gel des aides au logement : extrait d’une prise de position de la CNL

« Après s’être indigné, à juste titre, du blocage des aides au logement mis en œuvre en 2012, par le gouvernement précédent, celui de M. AYRAULT songerait-il à faire de même pour 2014 ?

En effet, l’actuel projet de loi de finances 2014 prévoit de geler les aides au logement qui doivent légalement être revalorisées chaque année dès le 1er  janvier. Cette orientation est justifiée par l’absence d’inflation en 2013 dans le secteur locatif et le souhait que les locataires participent à la maîtrise des dépenses de l’Etat. Dans le même temps, les augmentations de loyers sont autorisées tant dans le privé que dans le secteur HLM. Entre les dépenses de chauffage qui flambent et le gel de l’APL, le pouvoir d’achat des foyers les plus modestes serait encore une fois mis à mal. La Confédération Nationale du Logement, considère qu’il n’incombe pas aux 6 millions de bénéficiaires des aides au logement de maîtriser les dépenses de l’Etat.


La CNL appelle les habitants à réagir contre ce projet de blocage et à s’adresser aux parlementaires qui vont voter la loi de finances pour leur demander de rejeter cette mesure injuste et injustifiée. La CNL demande la révision de cette décision au moins dans le parc social. Elle rappelle aussi au gouvernement qu’il est de son pouvoir que de préserver le pouvoir d’achat des familles. »

Safran-Snecma : usine de Gennevilliers : un jour de grève au montage-fonderie

Ces dernièrs jours, les travailleuses du « montage fonderie » se sont mises en colère et on fait grève très nombreuses durant une journée.
      Elles manipulent à longueur de temps des poids de six kilos qui usent et leur créent à la longue de graves problèmes musculaires. En conséquence, elles réclament d’etre reconnues en catégorie A de pénibilité.
     La direction mégote et ne veut leur reconnaitre que moins de 50 % de cette qualification.
     D’où la réaction des victimes qui, pour la première fois depuis bien longtemps, sont sorties de leurs gongs.


Joelle est hospitalisée jusqu’à au moins lundi-mardi au troisième étage du nouveau batiment Brès de l’hopital d’Argenteuil. Elle serait très heureuse de la visite de ses camarades.


Valls : la vallse des contraventions

Après la démission forcée du directeur national des services de traitement automatisé des contraventions, soupçonné d’avoir fait payer les siennes par le Trésor public, l’enquête se poursuit et Valls fait savoir qu’il veille au grain.
Dans les commissariats et casernes des CRS autoroutières, des notes de service incitent les policiers et les gendarmes de la route à une activité soutenue pour mettre des contraventions. Il y va, paraît-il, de leur notation, voire de l’obtention de leurs repos en fin d’année…

     Valls a récusé la « politique du chiffre » de Sarkozy... en paroles, mais pas au-delà.

vendredi 1 novembre 2013

Santé : le cancer de l'inégalité

« La France est l’un des pays en Europe où les inégalités sociales de mortalité sont parmi les plus fortes ». C’est la conclusion des études menées à Caen par l’unité de recherche Cancer & Prévention de l’Inserm : en France, le risque de mourir d’un cancer entre 30 et 65 ans est deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres supérieurs et les professions libérales.
     L’Inserm met en avant un accès insuffisant à l’information sanitaire dans les classes populaires, mais les mauvaises conditions de travail et le bas niveau des salaires imposés par les patrons ne sont évidemment pas moins responsables de cette statistique révoltante.
Le travail, ce sera la santé… dans une autre société que le capitalisme.

Droits des femmes : 343 pauvres types contre le droit des femmes

Des hommes, parmi lesquels le tristement célèbre journaliste Eric Zemmour – ce qui indique leur niveau - ont cosigné un « manifeste des 343 salauds » pour dénoncer le projet de loi prévoyant d’infliger des amendes aux clients des prostituées.
     En écrivant « chacun a le droit de vendre librement ses charmes », ils ne veulent que la liberté de s’acheter le corps des femmes. Dans ce domaine, comme quand il s’agit de justifier que les capitalistes puissent proposer n’importe quels salaires ou conditions de travail, la liberté qu’ils revendiquent est celle du renard dans le poulailler.
     Une loi ne mettra pas fin la prostitution, c’est une malheureuse évidence. Il est même à craindre qu’elle aboutisse à plus de précarité pour les prostituées, comme le soulignent de nombreuses associations qui les aident

Emprunts toxiques : une histoire qui pèse lourdement sur les collectivités locales... et la collectivité

Nous conseillons à Xavier Péricat en toute courtoisie intellectuelle la lecture d’un article de notre revue Lutte de Classe de ce mois-ci en vente au Presse-Papier (2 euros) qui ne pourra que l'aider à méditer  :


« France – Emprunts toxiques : comment les banques ont sciemment ruiné les collectivités »,

 sujet dont il a beaucoup été question lors des conseils municipaux de ces dernières années et qui pèsent toujours au passif des finances de la commune comme elles pèsent à l’actif sur les profits de banques ou d'actionnaires particuliers qui, eux, se portent vraiment très bien.
        Cet article reprend le fil de l'histoire des financements aux collectivités territoriales, de la rupture des années 1990 à l'emballement de la mise en place de ces emprunts toxiques après 2000.

Et il y avait aussi des actionnaires...
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Education : grève du 14 novembre dans le primaire : contre les "rythmes scolaires", mais se battre aussi pour donner à l'Ecole les moyens de fonctionnement nécessaires. Un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


Contestation des rythmes scolaires : l'arbre ne doit pas cacher la forêt

La réforme des rythmes scolaires cristallise autour d'elle le mécontentement des parents d'élèves, du personnel de l'Éducation nationale et des municipalités qui doivent faire face à une hausse de leurs charges. Décidée et appliquée à la va-vite, sans les moyens humains et financiers nécessaires pour l'accompagner, elle n'est effectivement pas satisfaisante. Mais elle ne doit pas faire oublier que c'est l'ensemble des conditions d'enseignement qui subit une dégradation constante, due en grande partie aux coupes qui ont été réalisées ces dernières années dans les effectifs.
     Quatre jours, quatre jours et demi, cinq, ou plus ? La semaine de travail des enfants varie selon l'époque et le pays. Mais de toute façon, même pour des spécialistes de l'enfance, il n'est guère possible de définir un rythme idéal en faisant abstraction des conditions dans lesquelles se pratique l'enseignement. Et avant de proposer des réformes en trompe-l'oeil, il faudrait déjà commencer par donner les moyens humains et matériels nécessaires au meilleur des enseignements, là où se joue l'avenir des enfants.
     Or, alors qu'il y a une poussée démographique au rythme de quelque 800 000 naissances par an, l'Éducation nationale a vu ses effectifs fondre sous les années Sarkozy, avec la suppression de 80 000 postes en cinq ans. Peillon, l'actuel ministre de l'Éducation nationale, s'était engagé à en recréer 10 000 à la dernière rentrée : il n'y en a eu que 7 500, dont moins de la moitié pour le primaire. Et ces créations ne correspondent pas toutes à des enseignants supplémentaires : un certain nombre concernent la titularisation de professeurs déjà en place ou la transformation de postes provisoires en postes définitifs. La conséquence en est une surcharge des classes et des locaux, surtout dans les zones populaires, ce qui contribue à l'énervement et la fatigue de tous, enseignants, élèves, personnel de surveillance et de cantine.
     L'ensemble des syndicats enseignants du primaire appellent à une journée nationale de grève le jeudi 14 novembre contre les nouveaux rythmes scolaires. Cette journée de mobilisation est amplement justifiée. Mais pourquoi la limiter à la seule revendication des rythmes scolaires ? Ce serait chasser le leurre au lieu du gibier. Si les grévistes et les manifestants sont nombreux ce jour-là ou lors d'autres mouvements, le ministre peut toujours faire machine arrière sur quelques aspects de la réforme des rythmes scolaires, sans que cela mette un frein à la dégradation générale.
Il est indispensable de recruter tout le personnel manquant dans les écoles. La grève du 14 novembre dans le primaire doit être une première étape dans ce sens.


Marianne LAMIRAL

Collèges d'Argenteuil : changer la vie des gens exige qu'on les informe en tant utile et qu'on leur demande leur avis (ajout du 1.11.13.)

Nous avons déjà évoqué sur ce blog la situation du collège Albert Camus et le projet du Conseil général de faire changer de secteur de collège un certain nombre d'élèves habitant plusieurs rues de la commune.
      Le maire d'Argenteuil vient d'envoyer une lettre au Conseil général pour mettre l'accent sur le fait que la concertation voire l'information des parents concernés, actuellement scolarisés en CM2 sur les écoles primaires Jules Guesde, Kergomard et Paul Langevin 1 n'a pas été faite.
     Ce serait pourtant la moindre des choses à l'égard de familles pour lesquelles cela va changer un certain nombre de choses.
      Tout projet dans la vie sociale relevant de la responsabilité de telle ou telle collectivité territoriale doit faire l'objet d'une "concertation".
       Et pas après, mais dès le début du projet. Il est vrai que cette vérité s'applique à tous et dans tous les cas. 

D'autant que pour certains parents du secteur, ce n'est pas la première fois que l'on procède un peu "à la hussarde" de cette façon. Il y a quelques années, certaines familles de Langevin 2 avaient du, en sens inverse, envoyer leurs enfants au collège Albert Camus afin de "désengorger" le collège Eugénie Cotton" ! (précision d'un lecteur)