lundi 27 juillet 2020

Île de Ré : Quand la misère côtoie l’opulence


Se préparer à contrer une misère qui monte

                                                           Merci Wikipédia
Le Secours populaire, qui a ouvert une antenne mobile sur l’île au début du confinement, y a vu affluer jusqu’à 160 familles, dont certaines personnes vivant avec la moitié d’un RSA et ne mangeant qu’une fois par jour, alors que les prix alimentaires sur l’île sont tirés vers le haut par les riches résidents.
Pour payer le loyer de leur HLM sur l’île, ou de leur petit terrain qui héberge une cabane de chasse ou une caravane délabrée, jouxtant de somptueuses villas ou longères, beaucoup, en particulier des femmes, dépendent des petits boulots fournis par leurs riches voisins : gardiennage des résidences secondaires, repassage, heures de ménage. Et avec la crainte du coronavirus, ces dernières tâches se font rares.
Parmi les demandeurs d’aide alimentaire se trouve même une commerçante autrefois aisée, aujourd’hui en difficulté. Les bénévoles de l’association eux-mêmes sont des travailleurs qui ont du mal à s’en sortir du fait du chômage partiel.
Il s’agit de l’un des signes de la crise économique qui ne fait que commencer. Les travailleurs, pour survivre, n’auront d’autre choix que de la faire payer aux responsables, la grande bourgeoisie.

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