samedi 2 juillet 2022

Inflation : les salaires doivent suivre ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

                      Inflation : les salaires doivent suivre !

29 Juin 2022

Dans une note publiée le 24 juin, l’Insee prévoit une nouvelle accélération de la hausse des prix pendant l’été, qui la porterait à partir de septembre à près de 7 % sur un an.

 


L’inflation pourrait même dépasser ce chiffre puisque les estimations se basent sur des hypothèses bien incertaines, telles que la stabilité des prix du carburant – alors que le PDG de Total menace d’une pénurie cet hiver – ou encore le maintien de la remise à la pompe jusqu’en décembre, que le gouvernement n’a pour l’instant prolongée que jusqu’à la fin de l’été. L’Insee anticipe une nouvelle envolée des prix de l’alimentation, des services et des produits manufacturés, les entreprises cherchant à maintenir leurs marges en répercutant sur les consommateurs les hausses de prix des matières premières et des produits intermédiaires.

Pour les familles populaires, l’inflation agit comme une taxe prélevée par le patronat sur l’ensemble de leurs revenus. Elles sont aussi davantage touchées car les produits de première nécessité, qui représentent une grande part de leurs dépenses, sont ceux dont les prix augmentent le plus.

Le pouvoir d’achat aurait diminué de 3 % en moyenne dans la seule première moitié de 2022, mais l’Insee dit espérer une amélioration de la situation grâce aux mesures gouvernementales et à de prochaines hausses des salaires.

D’importantes hausses des salaires sont effectivement indispensables, de même que l’indexation des salaires, des retraites et des allocations sur les prix, mais cela ne tombera pas du ciel : ce sera aux travailleurs de l’imposer par leurs luttes.

                                                         Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2813)

 

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https://mensuel.lutte-ouvriere.org//lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/225-juillet-aout-2022

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

-librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui samedi 2 juillet, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h.30 à midi, devant Auchan au Val-sud ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 3 juillet, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

-lundi 4 juillet, de 11 h.30 à midi, devant la boulangerie cité Champagne ;

-de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

La bourgeoisie, une classe, des serviteurs, un gouvernement, une armée, des parachutes et des pantoufles

 

Parly : parachutage doré

 

 

Ministre des armées ces cinq dernières années, Florence Parly devrait être prochainement nommée à la tête du groupe Air France-KLM… où elle avait déjà été une cadre dirigeante de 2006 à 2014. Son conjoint a lui-même été en première ligne pour remplir les soutes des actionnaires de la compagnie aérienne avec les fonds publics quand il présidait l'Agence des participations de l'État.

         Dans l’appareil d’État et dans ses conseils d’administration, la bourgeoisie dispose d’un personnel prêt à la servir au garde-à-vous.

Argenteuil, Fiminco-Caisse des dépôts et consignations : tiens-tiens…

Quand l’amitié est un bien sacré

 

 

Le site d’information Blast vient de revenir sur l’affaire immobilière de Romainville où le promoteur Fiminco a réalisé une plus-value exceptionnelle. Chaque Argenteuillais préoccupé de l’avenir de l’espace Jean Vilar lira avec un grand intérêt l’article de Blast avec le lien suivant :

http://www.blast-info.fr/articles/2022/affaire-fiminco-bruno-le-maire-ne-repond-plus-HjouA8TOQ6awlOe5HJ7s1Q

         Nous en extrayons l’extrait suivant, très révélateur pour suivre les liens particuliers unissant cette Caisse publique à des membres passés ou actuels du promoteur privé. La Caisse a joué un rôle central dans la remise à Fiminco du bien juteux de Romainville :

« L’affaire est d’autant plus troublante que les relations entre la CDC et ce promoteur sont étroites : plusieurs dirigeants de Fiminco sont des anciens de la Caisse, embauchés par leur employeur actuel au moment où l’opération Biocitech se réalisait en secret. Les mêmes s’apprêtent aujourd’hui à sabrer le champagne pour célébrer ce coup magistral qui concerne un site stratégique qui était géré par leur ancien employeur - et dont ils se sont pour certains d’entre eux occupés à l’époque où ils défendaient les intérêts de la banque publique...

Au lendemain de nos premières révélations, nous avions également pointé la façon dont le promoteur avait en plein week-end tenté de faire disparaître les traces de ces liens personnels sur Internet, pour un de ces transfuges dont nous venions de souligner la trajectoire. Il faut désormais ajouter au moins un autre nom à la liste de ces dirigeant adeptes des passerelles entre le promoteur préféré des ex de la CDC et la Caisse : depuis 2021, Maxime Avignon travaille pour Icade. Avant de rejoindre la filiale immobilière de la CDC, il était directeur des programmes de Fiminco. Contacté pour commenter cette nouvelle découverte, la direction d’Icade l’affirme contre toute évidence : il n'existe pas de lien avec Fiminco. »

                           DM

 

Revenus, pouvoir d’achat, salaires, les travailleurs de la ville de Tours se font respecter

 

Après ceux de la métropole

 

Les grévistes dans la cour de la mairie

À la mairie de Tours où travaillent 2200 agents, titulaires ou contractuels, les salariés se battaient pour le maintien de leurs jours d’ancienneté et pour une augmentation de salaire. Alors qu’en mars déjà, une pétition formulant ces revendications avait réuni 1400 signatures, la mairie faisait le mort.

À la mi-mai, les travailleurs de la métropole de Tours ayant arraché 120 euros nets mensuels, les travailleurs de la ville de Tours se sont sentis renforcés dans leur détermination.

Pendant un mois et demi, 200 à 300 travailleurs se sont retrouvés en assemblée générale, une à deux fois par semaine, en grève ou en heures d’information syndicales. Ces rassemblements se prolongeaient par des manifestations dynamiques dans le centre-ville, ou bien carrément envahissaient l’hôtel de ville. Les tentatives des élus venus à leur rencontre pour expliquer que vraiment c’était impossible d’augmenter les salaires, étaient reçues comme il convient. La municipalité a des problèmes pour boucler son budget, peut-être, mais les salariés aussi.

La municipalité (EELV, LFI, PS et PC) a fini par lâcher 120 euros nets mensuels, incluant l’augmentation du point d’indice, une prime de 300 euros versée en juillet, et 100 euros nets par jour d’ancienneté supprimés, cela chaque année à venir. Et deux jours de pénibilité sont octroyés pour 1400 agents de la ville.

Ce mouvement laissera des traces dans les têtes. Face à une municipalité qui fait la sourde oreille aux problèmes des travailleurs, ceux-ci peuvent se faire entendre et respecter. C’est une expérience qui comptera pour l’avenir.