lundi 22 janvier 2018

Argenteuil, Bezons, le banquet 2018 de Lutte ouvrière, une « lettre aux amis »


D Mariette

2 rue Rouquès

95100 Argenteuil


06.99.49.98.64.                                                                   Argenteuil le 22.1.18


Cher(e) ami(e), cher(e) camarade,

Nous connaissons tous la politique menée par Georges Mothron jusqu’à 2012 comme député mobilisé contre le monde du travail, et comme maire à nouveau depuis 2014. Nous savons maintenant qu’il entend la démocratie la plus élémentaire d’une façon toute particulière. Il vient de décider comme un tsar qu’il n’attribuerait pas à Lutte ouvrière-Argenteuil la location de la salle des fêtes Jean Vilar, pourtant encore propriété de tous les habitants. Vous lirez la Lettre ouverte ci-dessous. Mais nous ne nous laisserons pas intimider, et la fête annuelle de Lutte ouvrière aura bien lieu en 2018, certes à Bezons, mais elle aura lieu !
         Et la meilleure protestation que vous puissiez faire est de venir nous soutenir en participant à ce banquet qui doit, n’en déplaise au maire d’Argenteuil, connaître un succès comparable à celui qu’il a connu ces dernières années. Alors réservez maintenant vos places pour ce banquet du 18 février prochain !
Pour les camarades de Lutte Ouvrière d’Argenteuil,

                                                                              Salut et Fraternité,

                                                       Dominique MARIETTE


Lettre ouverte au maire d’Argenteuil, aux conseillères et conseillers municipaux, à la population de la commune,

Monsieur le maire d’Argenteuil,

Vous avez décidé d’empêcher le parti Lutte ouvrière d’organiser son banquet 2018 sur la commune, banquet qui se tient chaque année depuis 1989 et qui y réunit ces dernières années près de 600 personnes.
Rappel des faits : Comme régulièrement, nous vous avons envoyé en octobre 2016 une lettre de réservation pour ce banquet 2018. Nous n’avons jamais eu de réponse à ce courrier. Nous avons pu longtemps penser que les aléas concernant l’avenir de la salle des fêtes Jean Vilar et de la mise en place de la structure provisoire de remplacement expliquait le retard de réponse.
         Mais début décembre, nous apprenions par hasard que, la fin de l’utilisation de cette salle des fêtes étant reportée, une « fenêtre » s’ouvrait pour la tenue du banquet Lutte ouvrière. Nous apprenions qu’une date avait été fixée, et qu’il ne restait qu’à ce que vous l’entériniez.
         Deux jours avant le conseil municipal, nous rencontrant sur le marché Héloïse, vous me dîtes que cela dépendrait de notre attitude lors du conseil municipal qui devait avoir lieu le 19 décembre. Chacun pourra juger du niveau d’une telle condition relevant plus d’une salle de classe primaire que des rapports qui doivent avoir lieu entre édiles et habitants.
         Le lendemain, nous croisant à nouveau, à l’occasion du « repas des anciens », vous me dîtes que nous aurions une réponse avant la fin de l’année. Celle-ci est arrivée, nous sommes le 17 janvier, et cette réponse ne nous est, malgré votre engagement, jamais parvenue.
         Loin de toute démocratie élémentaire, votre décision relève d’une attitude autocratique. Vous croyez nous faire payer de cette façon nos opinions et nos actes militants, puisqu’à Lutte ouvrière nous considérons que nos opinions impliquent que nous les mettions en pratique. Que nous dérangions vos opinions et vos actes, chacun le comprendra aisément, mais la démocratie la plus élémentaire exige qu’au-delà de tout, une place soit laissée à chacun, au niveau de l’expression comme de l’action et de ses moyens. Cela s’appelle les « libertés fondamentales ».
         Nous espérons que vos colistiers ne vous suivront pas sur cette voie, et nous appelons par ailleurs les Argenteuillais à être juges de son caractère désastreux.
                                                 Avec mes salutations,
                                                                  Dominique MARIETTE

                                                                                           

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    Contact : 2 rue Rouquès 95100 Argenteuil – MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64

                                                                                                                                                                                  Impr. Sp. LO  le 22.01.18.






Fonctionnaires : salaires au recul programmé. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Fonction publique : recul programmé des salaires

Afin de compenser la hausse de la CSG pour les salariés de la fonction publique comme il s’y était engagé, le gouvernement leur versera dès le mois de janvier une indemnité compensatrice, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Mais loin de garantir le maintien de leurs rémunérations, le système qu’il met en place programme au contraire leur recul dans les années à venir.
Comme pour le privé, le gouvernement a créé là une petite usine à gaz. La plupart des fonctionnaires bénéficieront eux aussi de la suppression de certaines cotisations. Ainsi les agents titulaires cesseront de payer la contribution exceptionnelle de solidarité de 1 %, assimilée à une cotisation chômage. Quant aux contractuels, nombreux dans toute la fonction publique, ils ne seront plus redevables de la cotisation maladie de 0,75 %. Mais comme cela ne suffisait pas pour compenser la hausse de la CSG, qui se monte à 1,7 %, le gouvernement a créé une prime dont le montant varie en fonction des catégories de personnel.
Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, ont répété à de multiples occasions que la hausse de la CSG serait neutralisée. Mais ce n’est vrai que pendant deux ans. En effet, à partir de 2020, le montant de la prime sera gelé alors que le prélèvement de la CSG pourra continuer d’augmenter avec les salaires.
Après avoir décidé le gel du point d’indice qui détermine l’évolution des salaires et le rétablissement du jour de carence, après avoir programmé la suppression de 120 000 emplois pour les cinq ans à venir, le gouvernement continue ainsi de s’en prendre aux salariés de la fonction publique.

                                         Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2581)

Argenteuil, défense de Jean Vilar, Jean Vilar et Tartuffe


Plus que jamais, non au projet Héloïse !

 
Entrée de ville ? Non merci !

La lecture du dossier consacré dans le dernier numéro de L’Argenteuillais au « projet Héloïse » nous a amené à formuler les remarques suivantes :
« l’enseigne des Mousquetaires dont le magasin Intermarché de la rue du 8-mai-1945 enclavé et devenu trop petit » : les habitants du quartier ne le trouvent ni enclavé ni trop petit, mais à la mesure d’un quartier. Mais l’adjoint à l’urbanisme le connaît-il ?
« Parkings… ils sont inondables –comme ceux de Côté Seine : une précaution de sécurité pour l’écoulement des eaux en cas de montée des eaux… » : et si le parking envisagé et celui de Côté Seine sont sous les eaux, les voitures vont se garer où ? L’îlot Héloïse redevient une île ?
 Une seule ligne est consacrée sur les logements : « Logements : environ 140. Un chapitre détaillé dans quelques mois ». Sur ces logements et leurs implications, rien donc encore, c’est pourtant pour le promoteur, son cœur de projet. Rien, alors que tout cela est en train depuis près de deux ans maintenant (et officieusement depuis bien davantage).
« Crèche : chapitre à travailler mais principe acté ». Même remarque que précédemment. Qu’est qu’un « principe acté ». Ce qui compte c’est le « contrat signé ».
« Végétation : surface passant de 3780 à 11 000 m²… ». Question à nos lecteurs : qu’est-ce qui est préférable : la destruction d’arbres anciens (plus de 150 ans pour deux d’entre eux je crois) et d’un aspect de parc d’une part, certes à améliorer, ou de l’autre, des terrasses végétales et des centaines et des centaines de jeunes pousses ? En tout cas les trois photos anticipatrices  virtuelles qui illustrent le dossier ne présentent guère d’aspect arboré et même végétalisé…
« Printemps 2018 : début de l’enquête publique environnementale ». Oui, cela c’est bien. Mais :
« Eté 2018 : délivrance du permis de construire ». Ah bon, c’est décidé, il sera délivré à ce moment, même avant l’enquête publique et une nouvelle instruction d’un projet qui évolue de mois en mois… ?
« Nous sommes tous très attachés à l’espace Jean-Vilar (et à son aspect parc ? )… » dit l’adjoint à l’urbanisme. Il y a vu jouer Tartuffe dans une mise en scène de Jean Vilar ?
Et le bouquet :
« Donner une autre image de l’une des entrées principales de la ville, donnant envie d’y venir et de s’y arrêter » ;
« participer à la mise en valeur des berges de Seine, en permettant une réappropriation progressives de celles-ci par les habitants. Le projet prévoit une passerelle pour se rendre sur les berges ». Tiens, une passerelle, dernière nouvelle !
(A suivre, à propos de la dimension dite culturelle du projet, et sur la démocratie et le débat)

La Seine ces jours-ci à Paris, demain à Argenteuil ?

Péage urbain : chassez ces pauvres que je saurais voir


Solution anti pauvres


La ministre des Transports a déclaré que le gouvernement allait encourager les villes à mettre en place des péages urbains. Elle a justifié cette mesure par la nécessité de lutter contre la pollution.
Pour diminuer la circulation automobile et réduire la pollution qu’elle entraîne, on pourrait aussi développer les transports collectifs, les rendre gratuits, accessibles et confortables, pour que le plus grand nombre ait la possibilité de les utiliser.
Mais tout ça demande d’y consacrer des moyens. C’est tellement plus simple d’empêcher les plus pauvres d’utiliser leur voiture…

Pantouflage pour ancien premier ministre d’ennuyant et victime de la baisse des retraites


Pas de petite mangeoire

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre UMP de Chirac, vient d'être nommé administrateur du groupe capitaliste Pierre & Vacances. Ce groupe, qui possède des villages de vacances, a ouvert, en juin 2015, un Center Parcs dans le Nord du département de la Vienne. Ce projet avait été alors fortement soutenu – notamment grâce à l'argent public – par un politicien du crû, un certain... Jean-Pierre Raffarin, alors sénateur.
Les capitalistes savent être reconnaissants avec les politiciens qui les servent.
Il aurait pu aller aider aux Restos du coeur