lundi 30 septembre 2019

BNP Paribas au Soudan : des assassins en gants blancs


La responsabilité des puissances impérialistes et des entreprises qu’elles protègent



Après la plainte qui vise le rôle de la BNP Paribas dans le génocide rwandais de 1994, une autre vient d’être déposée contre la banque pour « complicité de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de tortures » commis au Soudan entre 2002 et 2008. Cette banque, qui bénéficie comme d’autres de l’appui du gouvernement français et de ses réseaux, aurait apporté son soutien financier au dictateur Omar el-Béchir alors au pouvoir. Elle avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de 9 milliards aux Etats-Unis. Oh, pas pour complicité de crimes, mais pour n’avoir pas respecté l’embargo décrété par le gouvernement américain contre le Soudan et l’Iran.
Quelle que soit l’issue de cet éventuel procès, il manquera des accusés sur le banc : les puissances impérialistes et toutes les entreprises qu’elles protègent.

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