mercredi 24 juillet 2019

Lutte ouvrière – Argenteuil et les vacances


Les vacances de Monsieur Hu… lo



Le blog « lo argenteuil » part en vacances. Il le dit lui-même, il l’a bien mérité. Cela fait tout de même plus de 500 jours, sans aucune rupture de continuité, jour après jour, depuis janvier 2018, qu’il vous a donné ses 5 brèves quotidiennes. Bon, il a choisi de le faire, c’est son affaire. Donc, il part en vacances. Bien évidemment en cas d’urgence, comme on dit, vous pouvez lui envoyer un message à :
Un message pour lui donner une information, ou simplement pour lui dire bonjour.
Il sera de retour le 16 août pour une nouvelle longue série de chroniques et d’aventures. D’ici là, portez-vous bien, que les jours vous sourient, et que l’été ne soit pas trop pénible pour ceux qui restent à Argenteuil. Comme j’aime à le répéter, toujours avec une véritable petite émotion, Salut et fraternité, Dominique M.

Argenteuil complexe Jean Vilar, espace Héloïse, le bilan très positif d’une belle année


Notre île collective d’espérance



A la date d’aujourd’hui, nous pouvons clore cette année 2018-2019 avec beaucoup d’espoir, sur le plan de notre combat pour la défense de la permanence d’une salle des fêtes communale et pour la sauvegarde de « L’île Héloïse ».
         Nous savons maintenant que le complexe Jean Vilar continuera à être utilisé lors de la saison 2019-2020. Avant bien d’autres saisons, nous l’espérons.
         Nous ne pouvons imaginer que le préfet du Val d’Oise puisse ne pas confirmer l’avis « défavorable » qui a conclu l’enquête publique sur l’aspect environnemental du projet que nous contestons.
         Et même si cela était, il mettrait la municipalité actuelle d’Argenteuil dans une situation très inconfortable, car aujourd’hui, à huit mois des élections municipales de mars 2020, elle ne peut que reprendre cette affaire à zéro, en rétropédalant avant mars 2016 et son annonce surprenante, brutale et intempestive.
         A l’issue de la période 2017-2018, nous avions conquis la certitude du refus de l’énorme majorité des Argenteuillais, grâce aux nombreuses activités de signature de notre pétition de refus.


         A l’issue de cette année 2018-2019, nous pouvons être confiants. Le travail et la mobilisation lors de la commission d’enquête, la belle brochure sur le parcours « Impressionniste » de Saint-Lazare à Argenteuil, les courriers envoyés aux personnalités avec leurs réponses positives, tout cela l’a permis. C’est l’acquis du Comité Jean Vilar et de ses membres. Bravo à nous tous. Dominique M.


Lutte ouvrière-Argenteuil : fête, banquet 2020, une date à retenir


Le 29 février 2020, effectivement un jour d’exception

Nous avons reçu ces jours derniers la lettre de confirmation de notre demande d’attribution du complexe Jean Vilar. Notre banquet fraternel des amis de Lutte ouvrière à Argenteuil aura lieu dans cet espace le samedi 29 février 2020. Qu’on se le dise ! Que l’on réserve ce jour sur nos plannings. 29 février, jour d’exception effectivement, une date qui n’arrive que tous les quatre ans, et qui sera en 2020 celle de notre fête annuelle !

Fête de Lutte ouvrière 2020 à Argenteuil
Samedi 29 février 2020
Salles Pierre Dux et Jean Vilar




2019-2020, un programme pour une année que nous espérons riche


Emplois attaqués, retraites menacées
Les travailleurs doivent riposter


Si les attaques du Capital relayées par la politique gouvernementale continuent, cette année 2018-2019 a été marquée par le mouvement des Gilets jaunes. Ce dernier a démontré une nouvelle fois s’il en était besoin que les possédants doivent se méfier de l’eau qui semble dormir. Un jour, elle se réveille, et nous avons la conviction, qu’un jour, le monde du travail se mobilisera massivement à nouveau, avec ses armes de classe, la grève et l’organisation.
         A un tout autre niveau, l’année a été marquée par une effervescence d’ampleur nouvelle parmi les travailleurs de la Santé et de l’Éducation nationale. Le monde du travail voit ses revenus attaqués par les deux bouts, par la contraction de la masse salariale, par le recul des services publics utiles à la population.
         Les licenciements continuent. Les retraites sont menacées une nouvelle fois. Les mesures de régression de la condition des agents de la fonction publique viennent d’être votées.
         Oui, les travailleurs doivent riposter, et nous espérons qu’ils en prendront le chemin dans les mois qui viennent.
         Il y aura également dans l’année qui arrive, les élections municipales. Nous espérons que vous serez nombreux à nous aider pour faire entendre localement, mais dans le cadre de la perspective de nos intérêts de classe à l’échelle du pays, « le camp des travailleurs » et ses intérêts.

Bonnes lectures de l’été 2019


Une liste de livres sur lesquels nous reviendrons



Alice Ferney, Les bourgeois, actes Sud

Mona Ozouf, L’autre Georges, Gallimard

Fleurming Jensen, Maurice et Mahmoud, Babel

Jacques Expert, Ne nous quittons pas, Le livre de poche

Samira Sédira, L’odeur des planches, La brune au Rouergue

Joseph Andras, Kanaky, Actes Sud

Lucia Etxebarria, Aime-moi, por favor, 10-18

Estelle Sarah Bulle, Là où les chiens aboient par la queue, Liana Levi

Jane Austeen, Raison et sentiments, 10-18

Jane Austeen, Orgueil et préjugés, 10-18

Daniel Kupferstein, Les balles du 14 juillet 1953, la Découverte

Mehdi Charef, Rue des pâquerettes, HDA littératures

Vargas Llosa, La ville et les chiens, Folio

Chimamanda Ngazi Adichie, Autour de ton cou, Folio

Alain Mabanckou, Demain j’aurai 20 ans, Folio

Chinua Achebé, Le monde s’effondre, Présence africaine

Joseph Pontus, A la ligne, La table ronde

Colum Mc Cann, Zoli, 10-18

Juan Goytisolo, Pour vivre ici, NRF

Ernst Lothar, Revenir à Vienne, Lian Levi

Fred Laroui, Une année chez les Français, Pocket

Markus Zusas, La voleuse de livres, Pocket

David Foenkinos, Charlotte, Folio

Gérard Delteil, Les écœurés, mort d’un Gilet jaune, Seuil roman noir

Isabelle Mayault, Une longue nuit mexicaine, Gallimard

Élisa Shua Dusapin, Les bille du Pachinko, Zoé

Sinclair Lewis, Elma Gantry, Les belles lettres

Victor Klemperer, LTI, la langue du troisième Reich, Pocket

John Kennedy Toole, La conjuration des imbéciles, 10-18

David Foenkinos, Les souvenirs, Folio

Robert F. Williams, Negroes with guns, Les bons caractères



mardi 23 juillet 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 22 juillet 2019


Retraites : à la poubelle, la réforme du gouvernement !




Rendu prudent par le mouvement des gilets jaunes, dans lequel se sont engagés de nombreux retraités révoltés par le niveau de leur pension, Macron a repoussé l’examen du projet de réforme des retraites à 2020. Il promet « des mois de débat et de concertation » à partir des propositions de Delevoye. Sans doute espère-t-il faire passer la pilule en la diluant.

Comme à chaque fois, le gouvernement justifie sa réforme par le fait qu’il faut financer de plus en plus de retraités avec de moins en moins d’actifs. Pourtant, la productivité du travail a augmenté et chaque actif crée plus de richesses. Mais, dans cette économie en crise, la part des travailleurs est sans cesse rognée afin d’augmenter les profits des capitalistes.

La réforme fera donc les poches de tous les travailleurs. Au nom de la justice, elle entend supprimer les 42 régimes spéciaux dont bénéficient encore certaines catégories, notamment dans la fonction publique. La « justice » à la sauce gouvernementale, c’est voler tous les travailleurs et leur imposer une même régression.

En remplaçant le calcul sur les 25 meilleures années ou les six derniers mois par des points accumulés tout au long de la vie professionnelle, ce projet frappe en particulier les plus précaires, contraints aux temps partiels, à l’intérim entrecoupé de chômage, et aux salaires à minima. Il leur faudrait accepter des pensions encore plus basses à cause du peu de points accumulés.

Les travailleuses, auxiliaires de vie, employées du ménage ou de la grande distribution, premières concernées par le temps partiel imposé et les interruptions pour raisons familiales, seront les premières victimes de ce que Macron ose qualifier de projet « plus juste et plus simple ».

La valeur des points, elle, pourrait évoluer en fonction de la situation économique et démographique, autant dire selon le bon vouloir du gouvernement et du grand patronat. Et pour couronner le tout d’une couche d’hypocrisie, la réforme recule l’âge de départ tout en prétendant ne pas y toucher. Car partir à 62 ans signifiera accepter une pension amputée de 10 % !

La réforme envisagée par Macron poursuit et aggrave les politiques précédentes. En 1993, Balladur faisait passer de 37,5 à 40 le nombre d’annuités nécessaires et, en 2010, le gouvernement Sarkozy repoussait l’âge légal de départ à 62 ans. Quant à la gauche, indignée quand elle était dans l’opposition, elle s’est bien gardée, une fois au gouvernement, de remettre en cause ces réformes successives exigées par le grand patronat.

Avec cette réforme, les capitalistes pourront user au travail plus longtemps les travailleurs qu’ils jugeront utiles de garder. Quant à tous ceux qui se retrouvent sans emploi, au gré des licenciements, à 50, 55 ou 60 ans, c’est en tant que chômeurs, et bien souvent en temps que chômeurs en fin de droits, qu’ils arriveront à l’âge de la retraite, avec une pension de misère à la clé.

Delevoye prétend que son système à points « offre la possibilité à chacun de choisir son départ » en sortant du cadre collectif basé sur le nombre de trimestres cotisés et d’annuités travaillées. Si son projet de réforme individualise effectivement encore plus le système des retraites, il faut avoir les lunettes déformantes des valets des possédants pour y voir une liberté pour les travailleurs !

Toute la vie des travailleurs est prisonnière des contraintes imposées par l’exploitation : l’emploi qu’on trouve, le salaire qu’on obtient, les horaires et les cadences, l’endroit où l’on vit. La retraite n’y fait pas exception. Le grand patronat et le monde politique à son service aimeraient faire des travailleurs des individus confrontés à des choix personnels.

L’intérêt de toute la classe ouvrière est à l’opposé. Son travail fait tourner toute la société, de la production aux transports, de la construction aux échanges en passant par les soins aux malades et à l’éducation de la jeunesse. C’est cette place dans l’économie, au cœur de la production, qui fait sa force.

Salaires, emplois, retraites : les capitalistes mènent la guerre sur tous les fronts. C’est collectivement, en tant que classe sociale aux intérêts communs, que nous devons stopper cette descente vers l’abîme !

Des journées de mobilisation sont annoncées à la rentrée, dont celle de la CGT le 24 septembre. Ce sont des occasions à saisir pour commencer la mobilisation contre cette nouvelle attaque.

Licenciements : en Charente, chez Naval Group, un licenciement empêché


La seule voie, ici comme ailleurs… La solidarité



Mardi 16 juillet, une centaine de travailleurs du site Naval Group de Ruelle ont débrayé trois-quarts d’heure à l’appel de plusieurs syndicats. C’était une réaction d’émotion à la convocation pour un entretien préalable à licenciement d'un camarade technicien en fin de carrière, très estimé. La direction lui reprocherait son manque d'efficacité à son poste.
Le lendemain même, mercredi 17, à l’issue d’une rencontre direction-syndicats, la direction reculait : elle annulait la procédure purement et simplement, indiquant que « des éléments nouveaux concernant le salarié et sa situation personnelle nous ont été communiqués ».
Cette tentative de frapper un travailleur n’est pas un fait isolé. Cela fait des mois que, sur les travailleurs anciens en particulier, mais aussi sur l’ensemble des personnels – ouvriers et ingénieurs et techniciens –, la pression s’accentue. Lors des entretiens individuels avec les « managers », comme au quotidien, les exigences et la pression augmentent. Ce qui se solde par de la fatigue, des conflits, des démissions, des arrêts-maladie, des burn-out.
En tout cas, la direction de Naval Group Ruelle a pensé se débarrasser d’un camarade ancien impunément. Mais elle a dû reculer devant la réaction des travailleurs qui ont senti qu’il fallait s’opposer à l’agressivité patronale de façon collective.

Argenteuil Ehpad Domidep, demain Squared : pour le Capital financier, le marché des bonnes affaires


Nous les vieux, nous sommes une merveilleuse affaire




Domidep est l’un des plus gros gestionnaires de résidences médicalisées, c’est-à-dire plus précisément de la « dépendance » des anciens à travers un réseau d’Ehpad. La « surface » de cette entreprise est montée en puissance ces dernières années, avec des résultats annuels à deux chiffres de progression.
         A Argenteuil, nous connaissons bien Domidep, suite à la longue grève de ses salariés au printemps 2017. Ces derniers réclamaient alors en particulier des embauches et des augmentations salariales. Alors que les prix de séjour des pensionnaires sont élevés, c’est la faiblesse de la masse salariale qui permet les surprofits susmentionnés.
         Ces derniers, très attractifs, permettent toutes les opérations financières dans un secteur parmi les plus juteux.
         On vient d’apprendre ainsi que Domidep serait en passe d’être acquise pour 1,15 milliard de dollars par un fonds d’investissement multicartes et multinational, le dénommé Squared.
         Ainsi va le monde de la finance. Les anciens doivent le craindre, et les travailleurs de ce secteur doivent se préparer plus que jamais à s’y opposer. En attendant le jour, où ce secteur sera totalement réquisitionné.
         Au fait, « squared » se traduit par « au carré ». L’espérance de profits « au carré » à n’en pas douter.

Argenteuil, La Poste, la CPAM… Se mobiliser pour défendre les services publics utiles et tellement nécessaires à la population


1+1=2=1=0

La Poste de la Banque postale rue de la Poste est dorénavant fermée tout comme celle de la rue Paul-Vaillant Couturier. Leurs services ont migré dans un local du premier niveau du centre commercial Côté Seine. Eh bien, bonjour l’ambiance. Le lieu est trop exigu et très mal aménagé. Dans tous les cas, il ne convenait pas… Avec les vacances, on constate qu’il est déjà très inadapté. On imagine ce qu’il en sera à la rentrée…

 
L'hiver... à la CPAM

La galère des quatre saisons

Nous avons dénoncé régulièrement les conditions d’attente à la dernière agence de la Sécurité sociale à Argenteuil rue de la Poste prolongée. Il y a continuellement une queue importante formée sur le trottoir devant l’agence.
         En hiver, le public gèle. Quand il pleut, il prend l’eau. Actuellement, c’est canicule, et les assurés n’en peuvent plus sous le soleil cuisant…
         C’est intolérable.

Bonnes lectures (11) : Le syndrome d’Ulysse, de Santiago Gamboa, Point-roman Le Seuil


Truculent



Esteban est un immigré sud-américain. Paris est la capitale étoilée du monde. La réalité est plus sombre avec la pluie, le froid, la solitude, et les petits boulots difficiles, mais où l’on peut retrouver la fraternité des exilés.
         Un livre qui fait sourire, truculent, et parsemé de fantasmes et d’érotisme, avec les éternelles retrouvailles des autres immigrés qui donnent à chacun raison de vivre et d’espérer.
         Un livre d’un auteur d’origine colombienne, entre littérature et polar, mené tambour battant, et que nous avons beaucoup aimé !

lundi 22 juillet 2019

Parcoursup : encore des jeunes sur le carreau


Un système de tri

 

62 000 jeunes, dont 34 000 lycéens, n'ont à ce jour aucune proposition pour la poursuite de leurs études. Le ministère de l'Enseignement supérieur prétend que le système marche moins mal que l'année dernière, et qu'il resterait 92 000 places disponibles. Mais il s'agit en grande partie de formations très spécifiques ou qui ne correspondent pas aux souhaits des étudiants. On peut malheureusement parier que beaucoup de jeunes se retrouveront sur le carreau en septembre.
Le gouvernement organise la pénurie de places en refusant d'investir dans l'enseignement supérieur. Et quoi qu'en disent ses partisans, Parcoursup reste un système de tri, qui pénalise avant tout les jeunes des milieux populaires.

Assemblée nationale, commission d’enquête et de Rugy


Fines gueules avec nos sous



L'Assemblée Nationale dirigée par les amis de Macron vient de faire une enquête sur les dîners fastueux, avec homards et grands crus, organisés par de Rugy et sa femme aux frais de l'État lorsqu'il était président de l'Assemblée Nationale.
Et après un suspense insoutenable on apprend que... ouf, il n'y aurait rien à reprocher à de Rugy car il ne s'agissait que de dîners « professionnels ». Il ne faut donc plus dire qu'il invitait ses copains patrons, journalistes et lobbyistes, mais qu'il invitait ses « relations de travail ». On en est presque à le plaindre, lui qui, pour sa défense, expliquait qu'il n'aimait ni le homard, ni les huitres, et que le champagne lui donnait mal à la tête. Le pôvre. Président du parlement, à l'entendre, ce serait une véritable corvée.
Qu'on se rassure ! Ni le couple de Rugy, ni les honorables et complaisants membres de cette commission d'enquête parlementaire ne sont aujourd'hui réduit à l'eau et au pain sec.

Chine : une nouvelle explosion mortelle en Chine


Autorités chinoises et trusts occidentaux responsables


Explosion d'une usine Tianjiayi Chemical en mars 2019

Une usine de gazéification a explosé ce vendredi en Chine. Un bilan provisoire fait état de dix morts, 18 blessés et 5 disparus. Des fenêtres et des portes d'immeubles d'habitation ont été soufflées dans un rayon de trois kilomètres.
C'est le dernier accident d'une longue série. Le plus grave, en 2015 dans le nord du pays avait provoqué la mort de 165 personnes. Les autorités chinoises se sont engagées à déplacer 80 % des usines dangereuses d'ici 2020, mais jusqu'à présent, elles fermaient les yeux sur les risques encourus.
Les trusts occidentaux qui traitent sans vergogne avec ces entreprises chinoise, partagent le même mépris pour la vie de la population et des travailleurs , comme l'a illustré la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse, dont le propriétaire, Total, a usé de toute son influence pour dégager sa responsabilité.

Val d’Oise, Magazine, un journal pour milieux bien ciblés


Journal du pays des bisounours et loin du populaire



Le dernier numéro du magazine du conseil départemental du Val d’Oise de juillet-août 2019, a de quoi irriter particulièrement. Non pas qu’il soit inintéressant en soi, non pas que la frontière de notre réflexion s’arrête à Argenteuil, mais tout de même ! Un magazine dont les rubriques s’adressent uniquement aux plus aisés des habitants du département, et qui exclut totalement une nouvelle fois les préoccupations des milieux populaires, et 10 % de la population du Val d’Oise en excluant de fait la ville-phare des Impressionnistes, et la 3ème d’Ile de France. Sur 52 pages, 0 occurrence !
         Ce journal qui parle patrimoine et musique classique et autres lieux privilégiés est certes à l’image des électeurs de la majorité départementale, mais les impôts qui permettent non seulement le fonctionnement de ce dernier mais du magazine lui-même sont ponctionnés dans toutes les couches sociales de la population, à ce que l’on sache !
         Ce qui est étonnant, même si ce numéro illustre d’une façon toute particulière notre propos, est que numéro après numéro le même… numéro soit joué et rejoué. Ce qui l’est également, c’est qu’il n’y ait nulle part au sein même de ce conseil de conseiller pour dénoncer une telle situation. En tout cas, si cela était fait, la moindre des choses serait de le faire savoir.
         Si le conseil départemental ignore à ce point une fraction notable des habitants du Val d’Oise, il peut encore faire mieux, en omettant tout simplement de distribuer sur Argenteuil un périodique qui ne les concerne strictement pas ! Il fera par la même occasion quelques économies et s’évitera dans le même temps de les narguer !

Bonnes lectures de l’été (9) : Françoise Frenkel, rien où poser sa tête, Folio


Quand on devient apatride et que l’on risque la mort



Par hasard, j’ai lu qu’un des plus grands sociologues du XXème siècle, Norbert Élias, après avoir fui le nazisme, avait été emprisonné en Angleterre à la déclaration de guerre en tant que citoyen allemand ! C’est ce qui arriva également en France à nombre de réfugiés.
         « Rien où poser sa tête » raconte le long parcours de celle qui tint la librairie française de Berlin jusqu’aux derniers jours avant l’entrée en guerre en septembre 1939.
         Commença alors pour elle, pour ses origines juives, une longue itinérance qui finira par lui faire rejoindre après bien des détours et des peurs, l’havre de la Suisse, ce qui allait lui permettre de survivre.
         Fugitive, traquée, elle dut franchir bien des obstacles où les autorités françaises eurent une large part, rencontrant alors des fonctionnaires zélés appliquant les « consignes » et les « ordres » à l’encontre de la population juive. Mais si elle put finalement les déjouer, c’est qu’elle rencontra aussi aide, soutien et protection, que ce soit du côté de ce coiffeur niçois et de sa famille, ou encore de ce soldat italien qui juste au moment où, pour la seconde fois, elle allait franchir la frontière n’appliqua pas les consignes.
         Un livre qui nous aide bien sûr à réfléchir sur le sort des migrants d’aujourd’hui.