mardi 30 avril 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 avril


Macron, président des riches un jour, président des riches toujours !



La conférence de presse de Macron, jeudi dernier, n’a sans doute convaincu que… ses ministres et députés. Les gilets jaunes et le gros du monde du travail n’attendaient pas grand-chose de son grand débat. Et il n’en est rien ressorti, sinon que Macron poursuivrait sa politique. Il n’est pas question d’augmenter le Smic. Il promet que la retraite minimum passera à 1 000 euros, une somme qui ne permet pas de vivre dignement. Et s’il a promis d’indexer de nouveau les retraites de moins de 2 000 euros sur la hausse des prix, et encore seulement en 2020, on le doit à la mobilisation des gilets jaunes.
Il a annoncé qu’il ne fermerait plus d’écoles ni d’hôpitaux ? Mais depuis qu’il est président, une quinzaine de maternités ont fermé. À force de coupes, les urgences sont saturées, les hôpitaux craquent, et la situation dans les Ehpad est catastrophique. Et Macron a expliqué qu’il continuerait de baisser les dépenses publiques.
Il a promis une baisse de l’impôt sur le revenu ? Mais si le manque à gagner n’est pas pris dans les coffres-forts des capitalistes, il le sera dans les poches des classes populaires. Macron maintient la suppression de l’impôt sur la fortune et il s’est de nouveau engagé à réduire la taxation des bénéfices des sociétés.
Il dit ne pas reporter l’âge légal de la retraite ? En disant qu’il faudra travailler plus, il prépare une offensive sur ce terrain. Au prétexte de l’augmentation de l’espérance de vie – qui d’ailleurs ne progresse plus –, il veut allonger la durée de cotisation sous peine de décote. Autrement dit, partir à 62 ans serait toujours possible, mais… avec une pension encore diminuée ! Dans la pratique, beaucoup, usés par un travail pénible ou poussés vers la sortie par leur patron, partiront avec une pension indigne.
Enfin, Macron a promis le plein emploi d’ici à 2025 ? Hollande avait déjà promis d’« inverser la courbe du chômage ». On sait ce qu’il en a été : il y a aujourd'hui 5,6 millions de personnes inscrites à Pôle emploi.
Les travailleurs qui perdent leur emploi en retrouvent parfois un, mais le plus souvent avec un salaire réduit et des conditions de travail dégradées. Par exemple, 576 salariés du papetier Arjowiggins ont été licenciés le 17 avril. « Où qu’on aille, expliquait l’un d’eux, on va perdre au minimum 200 euros, quand ce n’est pas plus ». Sans compter l’obligation de faire plus de route, voire de déménager. Quant aux emplois de la « nouvelle économie », ils sont le plus souvent dignes du XIXe siècle. Comme ces livreurs de repas à vélo, qui ne bénéficient d’aucune garantie de salaire, ni d’horaire, ni de couverture maladie ou accident. Ou encore ces autoentrepreneurs, qui ramassent des trottinettes électriques et les rechargent, chez eux, la nuit, pour cinq euros l’unité !
En réalité, la feuille de route de Macron et, derrière lui, de la classe capitaliste qui commande, c’est de poursuivre la dégradation de la condition ouvrière.
C’est cette dégradation qui alimente l’enrichissement de la grande bourgeoisie. Si quelques privilégiés peuvent débourser, rubis sur l’ongle, un milliard d’euros pour Notre-Dame, s’ils font un chèque de 200 millions comme nous en faisons un de 20 euros, c’est qu’ils ont gagné cet argent sur le travail de leurs salariés.
Macron maintient son cap. Aux travailleurs d’affirmer le leur ! Dans quelques semaines, le 26 mai, auront lieu les élections européennes. Lutte ouvrière y présente une liste, conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, pour défendre les intérêts des travailleurs contre ceux du grand capital. Une liste composée d’ouvriers, d’employés et de techniciens, de cheminots, de personnels des hôpitaux et de l’éducation, de femmes et d’hommes dont le travail fait fonctionner la société.
Cette liste milite pour la hausse du pouvoir d’achat, par l’augmentation des salaires, des pensions et des allocations et leur indexation sur la hausse des prix.
Contre le chômage, elle milite pour l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire.
Contre le parasitisme capitaliste et pour faire la lumière sur les circuits de l’argent, elle réclame le contrôle sur les comptes des entreprises et sur les grandes fortunes privées.
Voter Lutte ouvrière, c’est affirmer ces objectifs. Cela ne suffira bien sûr pas pour changer le rapport des forces. Mais cela permettra de faire entendre le camp des travailleurs et de préparer les luttes de demain.




Demain matin 1er mai à 07h35
Nathalie Arthaud est l'invitée 
des 4 Vérités sur France 2


 

Élections européennes : Nathalie ARTHAUD au journal de France 3 dimanche soir… et ça fait du bien…

Argenteuil élections européennes : payante la « démocratie »


Manque d’intérêt municipal ?

D’habitude, à Argenteuil, lors des élections, en tout cas, à l’occasion d’un certain nombre d’entre elles, des délibérations sont prises en conseil municipal pour donner la gratuité de l’utilisation de locaux municipaux habituellement payants, pour les listes en présence, à égalité de traitement pour chacune.
         A l’occasion de ces élections européennes, rien de tel. Pas de délibération en conseil municipal. En conséquence, les listes en présence qui veulent organiser une telle réunion électorale dans l’espace Jean Vilar doivent donc payer la réservation de la salle.
         Nous ne connaissons pas si les habitants de la Ville sont nombreux à figurer sur l’ensemble des listes qui se présentent. Il y en a au moins un sur la liste Lutte ouvrière. Moi-même qui organiserai une réunion-débat le jeudi 16 mai prochain, à la salle Pierre Dux, une salle qui nous sera facturée.



         Raison de plus pour verser à la souscription électorale que nous avons mise sur pied :

Tout don supérieur à 150 € doit être versé par chèque ou par carte bancaire.

Les dons effectués par chèque ou par carte bancaire ouvrent droit, pour les donateurs, à réduction d’impôt sur le revenu. Celle-ci est égale à 66 % du montant du don dans la limite de 20 % du revenu imposable (article 200 du CGI). Ainsi un don de 300 euros donnera droit à une réduction d'impôts de 200 euros, à condition que l'impôt sur le revenu dépasse cette somme.
Chèque libellé à l'ordre de : AFE Nathalie ARTHAUD LO Europe 2019
Bref, je suis prêt à recevoir vos dons, petits ou plus importants

Morts au travail, victimes du capitalisme


7500 victimes chaque jour qui passe

 
Nous l'évoquions hier : comme ici, dans les mines de jade de Birmanie

À l'occasion de la Journée mondiale sur la sécurité au travail, le 28 avril, on apprend que chaque jour dans le monde 7 500 personnes meurent à cause de leur travail. Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), près de trois millions d'humains périssent ainsi d'accidents et de maladies professionnelles.
Cette hécatombe est dans l'ordre du capitalisme. Car, pour faire leurs profits, les exploiteurs écrasent la santé et la vie des exploités.

CIO d’Argenteuil : un déplacement catastrophique


Libérez le Centre d’Information et d’Orientation

Des photos éloquentes boulevard Jeanne d’Arc. Petites, mais effectivement si éloquentes




lundi 29 avril 2019

Pollution et plastique : recyclage du plastique : sous-développement... et sur-pollution


Mettre le capitalisme à la poubelle


Décharge sur l'île de Koh Tao (Thaïlande)

Jusqu’en 2018, la Chine était la plus grande poubelle du monde, les pays les plus riches y envoyant une grosse part de leurs déchets plastiques. Mais l’Etat chinois ayant décidé de mettre un frein à ces importations certes lucratives mais hyper-polluantes, les grandes puissances redirigent désormais leurs déchets vers la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam – où ce sont encore des patrons chinois qui empochent les bénéfices, par leur mainmise sur les décharges et les usines de retraitement. Les montagnes de plastique et les fumées toxiques sont déplacées... mais toujours aussi abondantes.
Réduire les déchets plastiques à l’échelle de la terre est une urgence, et c’est possible techniquement. Mais on ne peut compter sur les multinationales qui règnent sur l’industrie et le commerce pour cela, car leurs décisions ne sont inspirées que par le profit à court terme.
Mettre le capitalisme à la poubelle, voilà le préalable !

Birmanie : le jade, pierre précieuse couleur sang


Business sanglant

 
Une mine de jade à ciel ouvert dans le nord de la Birmanie

En Birmanie, un glissement de terrain dans une mine de jade à ciel ouvert a causé la disparition de dizaines de travailleurs, dont on commence seulement à retrouver les corps.
L’extraction du jade, qui emploie des dizaines de milliers de travailleurs migrants dans l’Etat de Kachin, au nord du pays, rapporte chaque année autour de 30 milliards d’euros aux compagnies minières. Le pays fournit 90 % du jade qui finit, taillé et ciselé, dans les bijouteries de luxe des pays riches.
Le jade est si précieux que le territoire a été longtemps déchiré par les conflits armés pour la possession des mines. Et aujourd’hui encore, le travail se fait sous la surveillance de bandes armées – officielles ou pas – qui empochent leur part des profits.
          Les conditions de travail et de vie autour des mines de jade sont un enfer au quotidien, et font en réalité des morts tous les jours. La dernière catastrophe en date ne fait que soulever un coin de voile sur ce business sanglant.

SNCF et TVO-Transdev, on ne nous transporte pas… on nous roule !


Trains en déroute + bus en carafe = pour les usagers, la cata !

La circulation des trains est catastrophique sur la ligne J de la SNCF qui relie Argenteuil à la gare Saint-Lazare. Les retards se multiplient. Régulièrement, selon les annonces, ils s’expliqueraient par des « problèmes » concernant les matériels, les fameux « incidents » ou « avaries matériel ».
         Certes, cette question pour l’essentiel ne relève pas de la responsabilité municipale.
         En revanche, il n’en va pas de même pour ce qui est de la circulation des bus TVO-Transdev sur la localité.
       Pourtant, les retards et les suppressions de bus se multiplient, en particulier sur certaines lignes. La ligne 18 qui relie la gare centrale à la cité Champagne fait partie de ces dernières.
         La Ville subventionne TVO-Transdev pour une coquette somme. Les usagers peuvent certes demander des comptes. Mais la moindre des choses serait que la municipalité en exige également.

Pour les personnes en chaise roulante, le parcours du combattant


         Un de mes anciens élèves s’est cassé la jambe. Il circule en chaise roulante et en a pour des mois.
.        Pour lui, se déplacer se transforme en parcours du combattant, au vu des aménagements très rares.
         Etre handicapé, c’est être doublement, triplement… pénalisé.

2019 : la journée de huit heures. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Il y a cent ans : la journée de huit heures et la crainte de la révolution

Il y a 100 ans, le gouvernement Clemenceau faisait voter la journée de huit heures, après l’avoir longtemps repoussée. On était à quelques jours du 1er mai 1919 et, pour cette première grande manifestation d’après-guerre, la mobilisation ouvrière s’annonçait explosive. La bourgeoisie, par ses concessions, montrait sa crainte que la vague révolutionnaire qui avait porté les bolcheviks au pouvoir en Russie en 1917, puis gagné l’Allemagne et la Hongrie en 1918-1919, ne gagne la France.
Depuis près d’un siècle, la classe ouvrière luttait pour arracher une diminution de la journée de travail, que la révolution industrielle avait allongée démesurément dans toute l’Europe. En Grande-Bretagne, les ouvriers des trade-unions et du mouvement chartiste la revendiquaient depuis les années 1830-1840. Leur mobilisation avait imposé la limitation du travail des enfants et la réduction de la journée de travail à dix heures, alors qu’elle dépassait souvent seize heures.
En 1866, la Première Internationale affirma que limiter la journée de travail à huit heures était « la condition préalable sans laquelle tous les efforts en vue de l’émancipation doivent échouer ». Pour les militants ouvriers les plus conscients, il s’agissait d’arracher pour les travailleurs non seulement le droit de se reposer et de se cultiver, mais aussi celui de se préparer au combat pour renverser le capitalisme.
À son congrès de fondation à Paris en 1889, la Deuxième Internationale décida d’organiser « une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail. » Le choix de la date du 1er mai fut fait en hommage aux ouvriers américains qui avaient débuté le 1er mai 1886 la grève générale pour les huit heures et avaient été sauvagement réprimés à Chicago.

Le 1er mai, journée de grèves et de manifestations pour les huit heures

En 1890, la préparation des grèves et des manifestations du 1er mai, qui étaient illégales, créa un climat quasi insurrectionnel. Malgré la présence de milliers de soldats et de policiers pour empêcher toute manifestation, malgré la menace des patrons de ne pas reprendre les grévistes, il y eut cent mille manifestants rien qu’à Paris. Des millions d’autres allaient manifester ou tenir des meetings dans les principales villes du pays, comme dans toute l’Europe, à Vienne, Bruxelles, Copenhague ou Londres.
L’année suivante, le 1er mai 1891 fut noyé dans le sang à Fourmies, dans le Nord. Le gouvernement, au service d’un patronat désireux de briser l’organisation naissante des ouvriers du textile, déploya l’armée qui tira et fit une dizaine de morts parmi les manifestants, soulevant une énorme émotion. Malgré la répression qui jeta les militants socialistes en prison, la grève pour les huit heures se poursuivit plusieurs semaines dans la région, bénéficiant de la solidarité ouvrière.

Le repos hebdomadaire, fruit du 1er mai 1906

Le 10 mars 1906, la catastrophe de la mine de Courrières, faisant près de 1100 morts, entraîna la colère des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, qui allaient mener une grève de deux mois et revendiquer « huit heures et huit francs » par jour de salaire. Le ministre de l’Intérieur Clemenceau envoya 20 000 soldats quadriller le bassin minier, gagnant son surnom de « premier flic de France ». La défaite de la grève n’empêcha pas la popularité de la revendication des huit heures de grandir, avec des grèves éclatant dans le bâtiment, la poste ou les métaux à l’approche du 1er mai.
La CGT, qui avait été fondée en 1895, lança alors le mot d’ordre : « À partir du 1er mai 1906, on ne travaille plus que huit heures ». Comme quinze ans plus tôt, Paris fut ce jour-là en état de siège, avec 60 000 hommes de troupe concentrés dans les magasins, les banques, les gares, et même aux portes des maisons de maître, ce qui renforça la panique des bourgeois. La répression fit deux morts et de nombreux blessés. Malgré les centaines d’arrestations, dont celles des dirigeants syndicaux, les grèves continuèrent, contraignant le gouvernement à céder sur une revendication ancienne, celle d’un jour de repos hebdomadaire obligatoire, le dimanche.

Le vote de la loi en 1919

Il fallut attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour que la loi sur les huit heures soit promulguée par un gouvernement dirigé par ce même Clemenceau qui l’avait combattue par le passé en réprimant les grèves et en pourchassant les syndicalistes révolutionnaires. Avec sa loi des huit heures du 23 avril 1919, le gouvernement français espérait à la fois désamorcer le mécontentement accumulé par les années de privations dues à la guerre et contenir l’élan d’enthousiasme soulevé par la Révolution russe d’octobre 1917.
En Russie, le gouvernement bolchevik avait été le premier à adopter la journée de huit heures. En novembre 1918, l’Allemagne en pleine révolution l’adopta également, suivie de la Pologne, du Luxembourg ou de l’Autriche. La question des huit heures fut par la suite abordée dans les négociations du traité de Versailles au printemps 1919, car la reconstruction exigeant des classes laborieuses de lourds sacrifices, les classes dirigeantes devaient se résoudre à faire quelques concessions.
Pour convaincre les bourgeois hostiles, le quotidien Le Temps expliquait : « On eût pu trouver inopportune la décision de réduire davantage la journée du travail, à une époque où un redoublement de labeur semblerait plutôt s’imposer dans ce pays dévasté par la guerre, mais des grondements se font entendre, auxquels la Chambre pouvait malaisément rester sourde. » « C’est la Révolution russe qui nous a fait ce cadeau », estima le syndicaliste révolutionnaire Pierre Monatte. En cette veille du 1er mai 1919, alors que des mouvements révolutionnaires se développaient dans toute l’Europe, le gouvernement et la bourgeoisie estimaient que mieux valait lâcher du lest.
Le gouvernement voulut néanmoins interdire les grèves et manifestations du 1er mai, que les organisations ouvrières avaient maintenues pour exiger l’application rapide de la loi dans toutes les entreprises et sur tout le territoire. Malgré la répression, il y eut 1,3 million de grévistes, avec plus de 2 000 grèves, les travailleurs entrant en lutte pour garantir les huit heures dans les faits et arracher les augmentations de salaires que la flambée des prix avait rendues indispensables. Elles étaient les prémisses d’une vague de grèves qui allaient déferler en mai et juin 1919.
La loi des huit heures et les concessions que la bourgeoisie dut faire furent ainsi pour elle le prix à payer pour éviter qu’en France l’après-guerre ne débouche sur une véritable vague révolutionnaire.
                                                                      Louise Tissot (Lutte ouvrière n°2647)

Fête de Lutte ouvrière à Presles (Val d’Oise), les 8, 9, et 10 juin prochains


Les cartes et les bons


À partir d’aujourd’hui 29 avril, le prix de l’entrée pour les trois jours est passé à 15 euros. Sur place, la carte d’entrée coûtera 20 euros. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.
Alors n’attendez pas pour vous procurer les cartes et les bons d’achat (4 euros achetés à l’avance pour une valeur de 5 euros).
Joignez : Dominique MARIETTE
0699499864 ou MDommarie@aol.com

L’arboretum

Cinq promenades commentées parmi 110 espèces   différentes d'arbres du monde entier
L'arbre, quel être étonnant ! – Les arbres voyageurs - L'arbre sensuel – L'arbre et les poètes  10 arbres, 10 histoires et une surprise !
Une exposition sur les arbres remarquables
Des ateliers
Le bois dont on fait les violons, le papier, les bateaux...  Les graines – Le tour à bois – Dégustation de boissons d’arbres Le bananier, cette bizarrerie
Des conférences avec
Pierre Avenas : l’histoire des noms des arbres, et Georges Feterman (président de l’association A.R.B.R.E.S. Arbres remarquables) : quoi de neuf sur les arbres.




Le Village médiéval

Petits et grands pourront découvrir les activités et les techniques du Moyen Âge, au travers de différents ateliers et échoppes animés par des spécialistes : la forge médiévale, la calligraphie, la vannerie, le travail du bois, la présentation des instruments de musique, le four à pain...
Des pièces de théâtre : Le vilain mire, comment un paysan va-t-il passer pour un médecin, Comment les femmes ont arrêté la guerre... Depuis Aristophane, rien n’a changé !
Des animations : démonstrations de combats en armure, escrime ancienne, jongleurs, danseurs, conteurs, diseurs de poèmes médiévaux, spectacle de feu samedi soir et dimanche soir, bal folk dimanche soir.
Des conférences historiques sur la justice pénale au haut Moyen Âge, le travail des femmes, Games of Thrones...



dimanche 28 avril 2019

Gilets jaunes, toujours mobilisés hier lors de l’« acte XXIV ». Des photos de notre ami H. fidèles aux rendez-vous du samedi depuis le 17 novembre

Sur la route des moyens dits d'information




Élections européennes : Nathalie ARTHAUD en réunion à Thionville : des extraits « à propos du mouvement des Gilets jaunes

Algérie : dixième vendredi de la colère. Une mobilisation qui ne faiblit pas. Sur la situation, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de ce 24 avril


Algérie : face à la mobilisation, le chef de l’armée se pose en sauveur

24 Avril 2019

Mardi 16 avril, le chef d’état-major de l’armée algérienne Gaïd Salah a accusé l’ex-chef des services de sécurité d’être à l’origine de la répression contre les manifestations à Alger et a aussi annoncé l’ouverture d’enquêtes pour corruption.
Gaïd Salah a également fait procéder au limogeage de généraux, à des mouvements de préfets, à l’arrestation de patrons accusés de corruption. Parmi eux on trouve Issad Rebrab, l’homme le plus riche du pays. Gaïd Salah veut ainsi se donner l’image d’un protecteur du mouvement populaire qui voudrait répondre à ses aspirations.
Vendredi 19 avril, les manifestants toujours aussi nombreux lui ont répondu aux cris de « Sorry, Sorry, Gaïd Salah, on n’est pas des cons. Dégagez, ça veut dire dégagez ! ». Dans la rue principale d’Alger, accrochée à la façade d’un immeuble, on pouvait lire sur une immense banderole : « Vous possédez le Parlement, nous, nous avons tout le reste du pays, 2,3 millions de km2. Partout où vous irez, vous nous trouverez. »
En effet, la mobilisation ne faiblit pas et les multiples colères non plus. À Alger, l’effondrement d’un immeuble de la Casbah tombant en ruines a suscité la colère des habitants. En plus des blessés, deux personnes dont un enfant ont trouvé la mort. Le wali (préfet) d’Alger, venu sur les lieux, a été chassé par les habitants. Ils lui reprochent le manque de moyens pour l’entretien de la Casbah, pourtant classée au patrimoine mondial par l’Unesco.
Après l’annonce à la télévision que l’ex-Premier ministre Ouyahia était convoqué par la justice, un rassemblement s’est improvisé devant le tribunal. Les manifestants munis de pots de yaourt ont attendu celui qui, pour imposer son plan d’austérité, avait dit : « Le peuple peut se passer de yaourt. »
À Constantine, des travailleurs de Sonelgaz, la compagnie nationale de l’électricité et du gaz, ont quant à eux chassé le ministre de l’Énergie Mohamed Arkab, au cri de « Vous avez volé le pays, voleurs ! » Mais comme le disait un travailleur, « La mafia ce n’est pas seulement là-haut, c’est aussi ici dans l’usine ». Il désignait les directeurs, les patrons, et aussi les bureaucrates syndicaux.
De son côté, le dirigeant du syndicat UGTA Sidi Saïd est accusé d’avoir cautionné la politique antiouvrière du pouvoir : les plans d’austérité, le blocage des salaires, les attaques contre les retraites et le Code du travail. Aussi, mercredi 17 avril devant le siège de l’UGTA, de nombreux travailleurs se sont rassemblés pour exiger son départ.
Répondant à des appels à la grève lancés sur les réseaux sociaux, les travailleurs communaux de nombreuses villes sont en grève. Ceux de la poste et des télécoms, en grève depuis une semaine dans tout le pays, réclament qu’on leur verse le salaire qui leur est dû.
Le ramadan doit commencer début mai et Gaïd Salah espère sans doute que cela fera refluer la contestation. Mais il agite aussi la menace du chaos économique tout en reprenant à son compte le slogan des manifestants « Armée, peuple Frère Frère. »
La mobilisation en s’approfondissant peut espérer gagner à elle les soldats du rang, mais l’état-major de l’armée reste le pilier de cet ordre social injuste. Il sera le cas échéant prêt à l’écraser. Pour les travailleurs qui sont la base de la pyramide sociale, le combat ne fait que commencer.

                                             Leïla Wahda (Lutte ouvrière n°2647)

Macron Salvini, même combat


La différence entre l’un et l’autre : du vent



Macron continue à jouer sans vergogne la carte du nationalisme, avec son refrain sur « l'art d'être français ». Il brode sur le thème de l'immigration, promettant pas moins d'un débat parlementaire par an sur le sujet ! Mais surtout, il propose une réduction de l'espace Schengen, c'est-à-dire, en clair, un renforcement des barbelés autour des pays de l'UE, donc plus de répression contre les migrants qui fuient la misère et la guerre.
La traversée clandestine de la Méditerranée, le verrouillage des frontières européennes font déjà des milliers de morts chaque année. Alors quand Macron et les macronistes se prétendent les remparts contre le RN et l'extrême droite française et européenne, c'est bidon. En réalité, leur politique n'a pas grand-chose qui se distingue de celle d'un Salvini en Italie. Sauf des discours.

Dassault à Argenteuil, à Cergy, ou nulle part, ce sont les actionnaires qui décident. Un point c’est tout


M. Pipeau et le maire d’Argenteuil
Début février, à l’occasion du débat macronien, le maire d’Argenteuil a interpellé Macron sur le départ annoncé de l‘entreprise Dassault d’Argenteuil à Cergy. L’argumentation de Georges Mothron était la suivante : la municipalité d’Argenteuil répondant à toutes les demandes de Macron, à ce dernier de renvoyer l’ascenseur sur une question importante, le départ de l’avionneur Dassault marquant la fin grosso modo d’un siècle et demi d’histoire industrielle locale. Le maire d’Argenteuil demandait à pouvoir en discuter directement avec Macron.
Ce dernier a fait mine devant les caméras de répondre favorablement et d’avoir compris le problème. Mais, à ce jour, il n’y a jamais eu de suite à ce qui a pu apparaître comme un engagement du locataire de l’Élysée. Et l’on peut parier qu’il n’y en aura jamais.
Et même s’il y en avait une, il n’y aurait strictement rien à en attendre.
On ne peut reprocher à Georges Mothron de tenter l’impossible. Mais tout comme le sort de l’industrie à Argenteuil, il ne pèse rien face à Macron, lequel ne pèse strictement rien devant Dassault, comme devant Pinault, Arnault, Bolloré, bref devant le capital qui est l’éléphant qui compte, qui porte le président, là où il veut aller, et qui n’a que faire des mouches de coche qui peuvent animer une soirée de débat mais dont les moyens de pression sont insignifiants voire nuls.

Puisque nous évoquons Macron, le très beau film sur les Gilets jaunes, « Je veux du soleil » de Gilles Perret et François Ruffin. A voir absolument !