jeudi 21 février 2019

Léon Trotsky, Netflix et le gouvernement russe unis dans la calomnie anti-Trotsky

Léon Trotsky au milieu d'un groupe de membres de l'Opposition de Gauche


Netflix et le gouvernement russe unis dans la calomnie anti-Trotsky

Esteban Volkov, petit-fils de Trotsky, et le Centre d’Etudes, de Recherches et de Publications-CEIP León Trotsky d’Argentine et du Mexique s’élèvent, aux côtés de dizaines de personnalités, pour réfuter les calomnies portées contre le révolutionnaire russe dans la série « Trotsky », retransmise par Netflix.
Netflix, entreprise étatsunienne, propose la série Trotsky, réalisée par Alexander Kott et Konstantin Statsky. Rossiya 1, la chaîne la plus regardée en Russie, l’avait sortie en novembre 2017. Pour le centenaire de la Révolution russe, Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie et contrôlant, par conséquent, Rossiya 1, avait choisi Trotsky comme sujet principal de cette superproduction en huit épisodes.
Compte-tenu du passé stalinien de Poutine, à la tête du KGB, et du fait qu’il ne cache pas sa nostalgie à l’égard de la Grande-Russie tsariste, on ne pouvait attendre qu’une telle série présente de façon honnête et objective la personnalité et l’œuvre de celui qui, avec Lénine, a été le plus important dirigeant de la Révolution d’Octobre. En ressortant les vieilles calomnies anti-Trotsky, quel est l’objectif de Poutine ? Pourquoi falsifier le passé et les révolutionnaires, alors que le pays a avancé dans la restauration capitaliste et que rien ne semble s’opposer à la nouvelle bourgeoisie russe ni à Poutine, au pouvoir depuis dix-huit ans ? Pourquoi Netflix, dont l’audimat se compte en millions d’abonnés, a choisi de retransmettre cette série ?

Voici quelques-unes des falsifications qu’elle véhicule :

1.      D’après les réalisateurs, il ne s’agit pas d’un documentaire, même s’ils affirment s’être inspirés de faits réels pour écrire Trotsky. Cependant, la série a recours aux mêmes falsifications qu’utilisaient les impérialistes, le tsarisme ou le stalinisme pour calomnier Trotsky et ses partisans alors qu’avançait la bureaucratisation de l’URSS. Toutes ces calomnies ont été réfutées par la Commission Dewey réunie spécialement à Mexico, en 1937, et constituée de personnalités indépendantes.

2.    A l’encontre de la vérité historique et de la vision que pouvaient avoir de lui, à l’époque, ses proches mais y compris des personnes ne lui étant pas favorables, Trotsky est dépeint comme une personnalité égocentrique, messianique, autoritaire, inhumaine, envieuse, autant de caractéristiques qui seraient liées à ses origines juives, sans cesse rappelées dans la série. Au cours de sa vieillesse, il souffre d’hallucinations, étant rongé par le remord des crimes qu’il aurait commis pendant la révolution.

3.    Jacson (Ramón Mercader) est présenté comme un stalinien honnête, doté d’esprit critique et de sensibilité, et qui établit un rapport réel avec Trotsky dans l’idée d’écrire sa biographie, ce à quoi ce dernier accède, dans la série. En réalité, Trotsky ignorait tout des liens de Jacson avec le stalinisme. Leurs rapports n’ont jamais été que très brefs, toujours sur demande de Mercader qui, en tant qu’agent du NKVD, avait été chargé par Staline d’assassiner Trotsky.

4.    Au cours des deux révolutions russes la série montre des ouvriers, des paysans, des soldats, le peuple russe, manipulés par des dirigeants ambitieux tels que Lénine ou Trotsky et qui prennent des décisions en leur nom. En 1905, les soviets sont présentés comme de simples théâtres pour y faire entendre leurs discours. La lutte de classes n’existe pas. Tout est affaire d’affrontement et de vengeance entre individus. Mais la révolution de 1917 n’a pas seulement été l’un des mouvements de masses les plus importants et radicaux de l’histoire contre le tsarisme, mais également contre le gouvernement bourgeois provisoire et face à la contre-révolution de Kornilov. Elle a restauré le pouvoir des soviets, qui ont vu la participation centrale des exploité.es et des opprimé.es, dirigés par le Parti Bolchévique. La série, à l’inverse, présente la révolution comme une lutte mesquine pour le pouvoir, et les révolutionnaires comme des psychopathes manipulateurs.

5.     La série ment également sur les rapports de Trotsky aux femmes. Une grande bolchévique comme sa première épouse, Alexandra, est dépeinte comme une femme au foyer que Trotsky aurait abandonné avec ses deux filles. Natalia, sa seconde épouse, conquiert Trotsky grâce à sa beauté. Après leur mariage, elle se transforme, tour à tour, en sa secrétaire personnelle et, elle aussi, en femme au foyer, absorbée par l’éducation de ses enfants dont Trotsky ne s’occupe aucunement et qu’il utilise y compris comme bouclier humain lors d’une tentative d’assassinat qui aurait eu lieu pendant la révolution. Alors que la série occulte le rôle du stalinisme dans la mort de ses quatre enfants, leur disparition serait l’une des fautes qui poursuivent Trotsky jusqu’à son propre assassinat. Larissa Reisner est présentée comme une femme fatale, accompagnant (sexuellement, surtout) Trotsky dans le train blindé et faisant office de secrétaire particulier. La réalité est tout autre. Alexandra Sokolovskaïa était la dirigeante du premier cercle marxiste auquel Trotsky adhéra alors qu’il avait seize ans. Tous deux furent déportés en Sibérie avec leurs deux filles. C’est Sokolovskaïa qui aida Trotsky à s’évader, choisissant, elle, de rester en Russie. Natalia Sedova appartint au commissariat soviétique à l’Education après la révolution. Les enfants soutinrent toujours le militantisme de leurs parents, notamment Léon Sédov, l’un des principaux collaborateurs de Trotsky et l’un des principaux organisateurs de l’Opposition de Gauche russe dans la clandestinité. Larissa Reisner, elle, écrivit à propos de la guerre civile, mais pas à partir du train blindé. Elle joua un rôle important au sein de la Cinquième armée, tout comme au cours de la révolution. Elle s’embarqua avec la flotte de la Volga, prit part aux combats et participa à la révolution allemande. Ce fut l’une des principales militantes bolchéviques jusqu’à sa mort, en 1926.

6.    La relation entre Trotsky et Lénine, avant la révolution, est présentée comme une lutte entre égos faite d’accords de circonstances, au point où Lénine tente de faire chuter Trotsky d’un balcon. Staline, dans la série, est présenté quant à lui comme le secrétaire de Lénine. Au moment de l’insurrection d’Octobre, Lénine, caché, ne refait son apparition que lorsque Trotsky se demande où il se trouve, et après la victoire de la révolution. La série occulte le fait que Lénine menait un combat au sein du Comité Central du Parti bolchévique à propos du lancement nécessaire et immédiat de l’insurrection, de même que son accord avec Trotsky au sujet du fait qu’il s’agirait-là du début de la dictature du prolétariat. On songera au fait que, historiquement, à la suite de la prise du pouvoir et en attendant l’ouverture du Congrès des soviets, c’est côte-à-côte que Lénine et Trotsky règlent les derniers détails. Pour ce qui est de la véritable vision de Lénine au sujet de Staline, il suffit de lire son « Testament », ainsi que ses critiques au sujet des méthodes « chauvinistes grand-russes », à propos de la question géorgienne.

7.     Au cours des négociations de Brest-Litovsk avec l’Empire allemand, Trotsky, dans la série, donne l’ordre de distribuer des tracts subversifs afin de provoquer une révolte contre le Kaiser, ce qui aurait échoué et justifié l’offensive allemande. Les principaux opposants à la signature du traité sont, toujours dans la série, les anciens généraux tsaristes et non, comme cela a été véritablement le cas, les Socialistes Révolutionnaires. Jacson accuse Trotsky de ne pas avoir défendu la Russie avec les Cosaques. La série oublie que c’est le Congrès des Soviets qui avait approuvé le décret sur la paix pour mettre fin à la guerre, l’une des grandes revendications des masses ; et que face à l’absence de réponse des alliés la Russie soviétique dut engager des négociations avec l’Allemagne où la social-démocratie appuyait le bellicisme de son propre impérialisme. Lénine autant que Trotsky voyaient les négociations de Brest-Litovsk comme une tribune en faveur de la révolution mondiale, notamment de la révolution en Allemagne.

8.    Lorsqu’on lui demande de construire l’Armée rouge, Trotsky est présenté, depuis le train blindé, comme une sorte de rock-star, à mi-chemin entre le sex-symbol et l’assassin qui approuve même un massacre de civils au cours d’un enterrement. En 1918, selon la série, une révolte se prépare à Kronstadt. La révolte, en tant que telle, éclata en 1921. Dans la série, cependant, Trotsky invente des accusations et présente de faux témoins pour faire appliquer la peine de mort contre son dirigeant. Pour ce qui est de la guerre civile, la série ne fait mention que de l’offensive tchèque sans parler des quatorze armées impérialistes et des armées blanches pro-tsaristes contre lesquelles l’Armée rouge dut combattre sur l’immensité du territoire soviétique. Aucune mention, non plus, des années de blocus économique impérialiste, ou du fait que la flotte ennemie a pu n’être qu’à 30 km de Petrograd. Pour ce qui est de Kronstadt il faut prendre en compte que la composition de la garnison, lors de la révolte, était absolument distincte de celle de 1917, lorsque ses marins avaient été l’avant-garde de la révolution. L’une des confirmations du caractère contre-révolutionnaire de la révolte était le fait qu’elle avait été annoncée, deux semaines à l’avance, dans la presse internationale et les gazettes d’exilés russes. Trotsky signalera également la réaction haussière des marchés lorsque fut faite l’annonce du soulèvement de Kronstadt.  

9.    A aucun moment la série ne fait mention de la fondation de la III° Internationale. Trotsky déclare cependant que son objectif est de conquérir le monde. Pour la série, toujours, l’histoire de la révolution s’achève avec la mort de Lénine. L’Opposition de Gauche, la contre-révolution stalinienne, les procès de Moscou, rien de cela n’existe, pas plus que l’arbitraire carcéral, les tortures, les déportations en camps de concentration et les assassinats que subirent la quasi-totalité des dirigeants bolchéviques de la révolution et toutes celles et tous ceux qui étaient soupçonnés de défendre une ligne oppositionnelle vis-à-vis du régime bureaucratique. Renversant l’histoire, tous les crimes sont attribués à Trotsky, y compris l’exécution des Romanov. Il s’agit d’un énième mensonge puisque ni Lénine ni Trotsky ne donnèrent cet ordre.

10.                       Ce n’est qu’au dernier épisode qu’apparaît la véritable identité de Jacson. Trotsky, malade, demande à Jacson d’entrer chez lui alors qu’un télégramme en provenance de l’ambassade du Canada l’informe de son identité. Trotsky frappe alors Jacson-Mercader, qui lui répond en saisissant un piolet qui est pendu au mur de la chambre où se trouvent les deux hommes. La série suggère par conséquent que c’est le révolutionnaire russe qui aurait tout fait pour que le soi-disant journaliste l’attaque. La manière dont l’attentat est présenté est donc une nouvelle falsification. En effet, on sait que Staline souhaitait faire assassiner Trotsky avant le début de la Seconde Guerre mondiale dans la mesure où il savait qu’un conflit aurait pu engendrer une révolution politique en URSS. C’est pour cette raison et en fonction de la perspective de la révolution sociale dans les pays capitalistes que Trotsky et ses partisans fondèrent la IV° Internationale. On songera au fait que lors d’une entrevue, en août 1939, entre Hitler et l’ambassadeur français à Berlin, Coulondre, le Führer avait déclaré qu’en cas de guerre, « le vrai gagnant [serait] Trotsky ». C’est le nom que les bourgeoisies impérialistes avaient donné au spectre de la révolution. La série, par conséquent, est la justification de l’assassinat du soi-disant monstre appelé Trotsky.

11.   

Les signataires de ce texte rejettent ces falsifications de l’histoire qui tentent d’enterrer l’évènement le plus important du point de vue de la lutte pour l’émancipation des classes laborieuses de l’exploitation et de l’oppression capitalistes, de même qu’elles cherchent à occulter le legs de ses principaux dirigeants.

Esteban Volkov, petit-fils de Trotsky
Centre d’Etudes, de Recherches et de Publications-CEIP León Trotsky (Argentine-Mexique)

Bien évidemment, Nathalie Arthaud, porte-parole nationale de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, Armonia Bordes et Chantal Cauquil, anciennes euro-députées, ont signé ce texte pour Lutte Ouvrière

Argenteuil, Défense de Jean Vilar, Sauvegarde de « L’Ïle Héloïse », enquêtes publiques


Plus que jamais mobilisés



Une belle réunion s’est tenue hier au soir pour la Défense de jean Vilar et la Sauvegarde de « L’Ïle Héloîse ». En tout cas, la preuve que le Comité Jean Vilar, ses membres et tous ceux qui le soutiennent sont plus que jamais mobilisés. Ce qui est dorénavant à l’ordre du jour pour les habitants qui refusent dans leur énorme majorité le projet « Cap Héloïse » est leur participation à l’enquête publique sur le sujet qui va débuter le 28 février pour s’achever le 30 mars prochain. A partir de demain, une rubrique quotidienne sera rédigée sur le sujet sur le présent blog. Qu’elle soit utile à tous. Dans tous les cas, tant que le complexe Jean Vilar sera debout, et pour le moins tant que la première pierre de « Cap Héloïse » n’aura pas été posée, tout sera toujours possible.

         Chaque participant à la réunion d’hier aura pu remarquer la présence de l’ancien maire, Philippe Doucet, et celle d’émissaires du mouvement de Macron. Au premier, nous attendons toujours qu’il déclare regretter d’avoir initié dans le plus grand secret un projet qu’il n’imaginait pas rejeté par autant d’habitants. Aux seconds, qu’ils transmettent scrupuleusement à leur mentore locale les échos brûlants de notre combat unitaire. Cela aidera peut-être la députée à prendre une décision sur l’inutilité d’un tel projet. Il y a un an et demi, elle nous déclarait au hasard d’une rencontre ne pas avoir suffisamment d’éléments pour s’être fait une opinion. Aujourd’hui, elle a eu amplement le temps de s’en forger une. Quelle est-elle ?
         Maintenant, à nos plumes, pour participer massivement à l’enquête publique qui a au moins le mérite de nous permettre un nouvel élan de notre mobilisation. DM    

 
Ils sont partis là où peignait Claude Monet...

Pour information le message du Comité Jean Vilar

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La réunion publique de mardi 19 février a été une réussite, avec beaucoup d'interventions pour trouver les solutions afin de stopper le projet du promoteur FIMINCO et de la mairie. Quelques réflexions sur l'avenir (Que voulons-nous pour ce site ? Comment intégrer une salle Jean Vilar rénovée en lien avec les bords de Seine ?  Et enfin quelle place pour le développement de la filière touristique avec les peintres impressionnistes et cubistes si les bords de Seine sont bétonnés ?), mais aussi des interventions sur l'enquête environnementale qui démarre le 28 février et se termine le 30 mars.

Dans un prochain article dans la semaine, nous mettrons en ligne les pièces qui permettent de se faire un avis, notamment les différents échanges, suite à des demandes de précision de la part des autorités environnementales.

Roissy, A 15, nuisances sonores : Argenteuil en tête



Palme d’horreur



Le journal Les Echos est revenu ces jours derniers sur les conséquences des nuisances sonores sur la santé des habitants. Ces nuisances réduiraient leur espérance de vie : « Première ville de Seine-Saint-Denis touchée par les nuisances sonores, Epinay fait partie des quatre villes présentant les valeurs les plus élevées d'années de vie en bonne santé perdues avec Argenteuil, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise)… »…
         « …Les Franciliens perdent en moyenne 10,7 mois de vie en bonne santé et 3 ans pour les personnes les plus exposées. Dans le détail, les communes qui présentent les valeurs les plus élevées sont les arrondissements parisiens périphériques, les communes de première couronne qui jouxtent la capitale ainsi que Versailles et les communes du Val d'Oise. En effet cumulé, « la palme revient à la ville d'Argenteuil et aux 15e et 18e arrondissements de Paris », souligne Bruitparif.
         Sans commentaire.
         Et il est question de construire un quatrième terminal à Roissy…

Education, enrégimentement-Macron, uniformes et godillots


Au garde à vous

Devant leur lycée, les enseignants d'Eaubonne mobilisés (Ph. Le Parisien-95)

Un auxiliaire de Blanquer était lundi au Lycée professionnel Ferdinand Buisson d’Ermont dans le Val d’Oise pour parler de l’uniforme du futur service national dit universel…
         L’ex-militante syndicale de l’éducation d’Argenteuil, effectivement naguère il est vrai toujours très discrète, présentement députée macronienne, était du déplacement.
         A cette occasion, des enseignants du lycée Louis Armand d’Eaubonne, dont il est prévu de réduire notablement les moyens avec la dégradation des conditions d’enseignement que cela entraînera, étaient venus eux aussi… devant le lycée d’Ermont.
         Un membre de cette délégation étant un ancien collègue de la sus-nommée députée, lui a envoyé des sms pour qu'elle les reçoive. La destinataire a commencé par répondre par sms "ok bientôt", mais finalement n’a jamais ensuite donné de ses nouvelles…
         Le doigt à la couture du pantalon peut aussi se traduire par « une seule attitude, une attitude uniforme » ! 

Argenteuil, éducation, petite enfance, recul


La prochaine étape, un placard ?

 
Ouais, mais on se met où ?

Dans chaque maison de quartier, il doit théoriquement y avoir un L.A.E.P, Lieu d'Accueil Enfants-Parents pour les moins de 3 ans.
Il y a quelques années, dans le quartier du Val-Sud, un tel lieu fonctionnait à la satisfaction de tous. Puis son local a été occupé par une activité destinée à la jeunesse, puis celle-ci ayant été rapidement évacuée ailleurs, ce local a été donné à une école hors contrat et dont la philosophie est à rejeter.
En attendant, à la rentrée 2018, ce LAEP a été finalement complètement déménagé au centre de loisirs maternel Langevin 2 après la réquisition complète de l'Espace Famille rue d'Ascq par l'école Charlemagne. Dans ce centre de loisirs, les locaux ne sont pas adaptés pour accueillir des moins de 3 ans. Pour les animateurs du LAEP, cela doit être par ailleurs plutôt stressant de penser au risque qu'un petit n'avale une pièce de jeu ou autre de ce centre de loisirs.
Bref, les locaux sociaux du Val Sud, un quartier pourtant où les difficultés sont nombreuses, sont de plus en plus réduits. Il n'y a pas de vraie "Maisons de quartier ". Les projets sont toujours abandonnés.

mercredi 20 février 2019

Antisémitisme : le combattre, ce n’est pas ce que font les ministres et ex-ministres qui ont appelé à défiler.


On ne combattra pas l'antisémitisme en s'alignant derrière des politiciens responsables du climat délétère actuel

Un tag antisémite, xénophobe voire anti-communiste, à Zoebersdorf (Alsace)

Premier ministre en tête, une quinzaine de partis appelaient à manifester contre l'antisémitisme hier mardi à Paris et dans plusieurs villes. Ces partis, dont certains ont exercé le pouvoir ces dernières années, entendaient dénoncer les insultes antisémites lancées contre Finkielkraut et le regain d'actes antisémites établi par le ministère de l'Intérieur.
Ces actes soulèvent une légitime émotion. L'antisémitisme, qu'il vienne de l'extrême droite ou des islamistes radicaux, comme le racisme et la xénophobie, sont des poisons mortels pour toute la société ; ils sèment la division parmi les travailleurs. Partout et en tout temps, ces idées nauséabondes se sont retournées contre les classes populaires.
Mais on ne combattra pas l'antisémitisme en s'alignant derrière des politiciens responsables du climat délétère sur lequel prospèrent ces poisons et qui l'instrumentalise pour faire diversion. Ceux qui prétendent combattre l'antisémitisme tout en aggravant la situation matérielle des classes populaires et en maintenant par le fer et le sang leur ordre impérialiste injuste, sont des pompiers pyromanes.

Droit à manifester : les masques tombent


Leur hostilité naturelle contre ceux qui se révoltent

Quand Ciotti s'affichait aux côtés de gilets jaunes

Utilisant l'émotion après les insultes antisémites en marge de la dernière manifestation, des dirigeants politiques réclament l'interdiction des manifestations à venir. Eric Ciotti, député LR, réac parmi les réacs, a demandé « qu'on interdise la manifestation de samedi prochain». Laurent Wauquiez, président de LR veut « mettre hors d'état de nuire les délinquants, pilleurs et casseurs qui saccagent le pays ». Rien que ça !
Au début du mouvement, ces mêmes politiciens s'étaient empressés de se montrer aux côtés des Gilets jaunes. Maintenant que l'opinion publique commence à se retourner, après des semaines de reportages montrant en boucle des scènes de violence, eux retournent leurs vestes. Ou plutôt, ils retrouvent leur hostilité naturelle contre ceux qui se révoltent.

Mali : cheminots en grève de la faim


Cheminots de tous les pays, unissons-nous


Femmes de cheminots maliens en lutte

Depuis plus de onze mois, les 500 cheminots maliens de la compagnie Dakar-Bamako n'ont pas été payés. Fin décembre, certains ont entamé une grève de la faim. Aujourd'hui, sept d'entre eux sont décédés ! Et État leur doit environ 2 500 euros chacun. Depuis des années, les lignes de la compagnie fonctionnent au ralenti. Rongés par la vétusté, les trains sont à l'arrêt total depuis le printemps 2018.
En 2003, la compagnie avait été privatisée, la concession revenant au groupe français Advens, propriété d'un homme d'affaire franco-sénégalais d'origine libanaise. En 2015, les États malien et sénégalais avaient fini par lui retirer la concession, sans que cela se traduise par la moindre amélioration. Les 20 milliards de francs CFA, soit 30 millions d'euros, promis par les deux gouvernements n'ont servi ni à payer les cheminots maliens ni à remettre la ligne en état.
Une minuscule partie des sommes dépensées par l'État français au Mali pour défendre les intérêts de Bolloré, Areva, Total et Cie suffirait à payer les cheminots et à faire fonctionner les trains.

Guerre d’Algérie : juillet 1961, les ratonnades qui eurent lieu à Metz


Pour la vérité


1961 à Paris mais aussi à Metz : quand les policiers ou les militaires pouvaient massacrer impunément les Algériens

Le Républicain Lorrain est revenu ces jours derniers sur un événement peu connu qui s’est déroulé à Metz la nuit du 23 au 24 juillet 1961 pendant la guerre d’Algérie.
Cette nuit-là, qui fut appelée « la nuit des paras », commença par une fusillade au dancing le Trianon à Montigny-lès-Metz et se poursuivit par une traque des Algériens à travers la ville. Le bilan officiel fut de 4 morts et 28 blessés, mais il y eut bien plus de victimes, entre 80 et 100 d’après la Ligue des droits de l’homme. Cette expédition punitive fut perpétrée par quelque 200 parachutistes du 1er RCP, qui avait été renvoyé quinze jours auparavant à Metz suite au putsch d’Alger.
Le collectif juillet 1961, qui s’est constitué pour faire toute la lumière sur cet évènement, lance un appel à témoins.

Contact : collectifjuillet61@gmail.com ou 0686157726 ou 0682828908

Commerce, Argenteuil, les commerces de bouche, et la municipalité d’Argenteuil


Boucherie Bernard, souvenir



Lors de la dernière réunion publique qu’il animait dans le centre-ville, le maire d’Argenteuil s’est lamenté sur l’état du commerce dans ce quartier, naguère centre animé et attirant pour la chalandise des habitants de la commune.
         Il l’a fait avec la délicatesse qui le caractérise : « Je suis né rue Antonin-Georges Belin, qui était le nœud commercial, avec Paul Vaillant-Couturier. Il y avait poissonnier, traiteur… Gabriel Péri n’existait pas, elle n’a pas 60 ans. Il y a le Prisunic qui a sauté. Argenteuil était très populaire, mais c’étaient des gens qui travaillaient, et qui faisaient vivre les commerces. Maintenant, le centre-ville c’est 55% de logements sociaux. Quand ça s’est construit on y a mis des gens qui travaillaient ; mais petit à petit on l’a appauvri, c’étaient souvent des gens assistés, qui n’ont plus ce type d’achats, n’ont pas la volonté de faire vivre le commerce traditionnel. Petit à petit les choses se sont vidées... » (cf le site « engagés pour Argenteuil »)
         Cette vision est bien misérabiliste et méprisante, et ne correspond pas à la réalité, en tout cas en ces termes.

          En revanche, on peut affirmer sans se tromper que le maire d’Argenteuil a une responsabilité directe dans un évènement qui, ces dernières années, a eu une conséquence très négative sur le commerce de l’avenue Péri. C’est la disparition de la « boucherie Bernard » à l’égard de laquelle ni lui ni le vice-président d’AB-Habitat, le député d’alors, Philippe Doucet, n’ont rien fait pour la sauver.
      Rappelons-le, cette boucherie drainait non seulement des milieux populaires mais également des fractions des « classes moyennes » locales qui, non seulement venait dans cette boucherie, mais en profitait pour aller chez Nicolas, au Presse-Papier, chez Paul…
         Cette clientèle a disparu et les parcours d’achat induits avec. Nous le constatons le vendredi soir lors de la permanence que nous tenons devant Chez Paul, de 17 heures 15 à 18 heures 15 !