vendredi 19 octobre 2018

Transports : péages urbains, après la hausse du prix de l’essence : et puis quoi encore ?



Des péages qui donnent la rage

 
Et le retour aussi de l'octroi peut-être ?

Des péages urbains, c’est une des idées que contient le projet de loi d’orientation des mobilités, bientôt présenté par le gouvernement. Ces péages pourront être de 2,5 euros par automobiliste dans les villes de plus de 100 000 habitants et de 5 euros dans celles de 500 000.
Le prétexte serait de « limiter la circulation automobile afin de lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ». Belle hypocrisie de la part d’un gouvernement qui ne fait rien pour développer les transports en commun à la hauteur des problèmes, ni pour les rendre accessibles à tous et gratuits.
Après l’augmentation des prix du carburant, c’est une attaque de plus contre ceux qui n’ont le choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. C’est réserver encore plus l’accès des grandes villes aux riches.

Travailleurs Animateurs « périscolaires » mobilisés à Nantes


Périscolaire rime avec colère

 
Une journée bien animée

Mardi 16 octobre, plus des deux tiers des 800 animatrices et animateurs périscolaires de Nantes se sont mis en grève pour la journée. Les trois quarts des accueils ont dû fermer le midi.
Les grévistes se mobilisent contre les pratiques de leur nouvel employeur, « l’association d’éducation populaire Léo Lagrange », nouvelle détentrice du marché public de l’accueil périscolaire. Les salariés sous contrat avec l'ancien titulaire du marché, la NAP (Nantes Accueil Périscolaire), s'inquiètent quant à la manière dont est assurée leur transfert. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail (notamment la suppression des heures de préparation). Ils craignent en particulier la disparition du 13e mois, dont ne bénéficient déjà plus les nouveaux embauchés ; une dégradation importante pour des salariés aux conditions de travail déjà difficiles, avec les temps partiels, les horaires fractionnées et les bas salaires (au SMIC, soit de 400 à 600 euros mensuels pour la plupart, selon le nombre d’heures faites). Ils demandent donc le maintien de tous leurs droits et des conditions identiques pour tous les salariés, anciens de la NAP ou nouveaux embauchés. Ils disent : « à travail égal, salaire égal ! » ; « nos droits ne sont pas des privilèges ! ».
Parmi les grévistes, 150 se sont réunis dans la matinée du 16 devant la mairie. Une délégation, reçue par des responsables municipaux, est revenue bredouille. La mairie – pourtant directement responsable, en tant que donneuse d’ordre – renvoie à l’association Léo Lagrange, comme elle renvoyait auparavant à la NAP ; tout en promettant – ce qui eut au moins le mérite de faire rire les grévistes rassemblés – d’être « vigilante ». Les grévistes savent bien à quoi s’en tenir, et qu’ils ne peuvent compter que sur leur propre vigilance. Pas démontés, ils sont ensuite partis manifester dans les rues de Nantes derrière leur banderole : « SALARIÉ.ES L. LAGRANGE TOUS SOLIDAIRES ! ».

Suisse, à Genève, des milliers de maçons en grève manifestent


Contre l’offensive du patronat, les maçons se mobilisent



Plus de 2 000 maçons ont manifesté ce mardi à Genève. Ils s'étaient déjà mobilisés la veille dans le Tessin à plus de 3 000. Mercredi, la grève s'est poursuivie avec une nouvelle manifestation à Genève, très encadrée par la police. Les syndicats UNIA et SIT appelaient à participer à une grève de quatre jours. 
Les patrons suisses de la construction sont à l'offensive. Ils attaquent les retraites anticipées dont bénéficient les travailleurs du gros-œuvre et licencient les travailleurs âgés. Pour garder la retraite à 60 ans, les travailleurs devraient accepter 300 heures flexibles par an contre 100 aujourd'hui. 
Depuis le mois de juin, les maçons refusent ces attaques et se mobilisent. De Zurich à Genève, la force des travailleurs, c'est la grève !

11 novembre 1918 : au terme de quatre années d’horreur pour des intérêts qui n’étaient pas ceux des 12 millions de victimes


Vouloir nous faire pavoiser c’est vouloir nous préparer à y retourner

 
Que maudite soit la guerre

Le préfet du Nord-Pas de Calais relayé par l’association des maires du Pas-de-Calais appelle les habitants à pavoiser leur maison à l’occasion du 11 novembre, date de la signature de l’armistice qui suivit la défaite de l’armée allemande.
La zone qui a servi de champ de bataille reste encore aujourd'hui marquée par la guerre, les villages détruits, la population évacuée, les terrains minés semés de mort…
Au nom de la défense de la patrie symbolisée par le drapeau national, les gouvernements ont imposé aux soldats et aux populations ces sacrifices. Et pourtant les soldats du monde entier ne se sont pas battus pour eux-mêmes, pour la protection de leur famille. Non, ils se sont battus pour les intérêts d’une minorité de capitalistes en concurrence entre eux, prêts à utiliser leur Etat respectif pour assurer la pérennité de leur profit.
Alors pavoiser n’est pas une façon de « témoigner du vivre ensemble » ou de « rendre un bel hommage à nos poilus » selon les termes de l'appel. C’est une façon de tenter de mettre la population derrière la défense des intérêts de sa bourgeoisie comme il y a 100 ans pour mieux préparer les esprits à leur emboiter le pas aujourd'hui.

Impressionnisme : sa route passe effectivement par Argenteuil avec une « île » rénovée et non pas sabotée définitivement


S’il s’agit de défendre label île…


Des amis du comité Jean Vilar viennent judicieusement de ressortir un article d’avril 2017 du quotidien Le Parisien-95 qui évoquait le dépôt d’une demande de labellisation « routes de l’impressionnisme » auprès du Conseil de l’Europe.
         Nous n’avons pas d’indication sur ce qu’il est advenu de cette demande. On peut imaginer que le ce Conseil a mis le dossier à la poubelle lorsqu’il a eu connaissance du projet « cap Héloïse » qui avait été annoncé un an plus tôt.
         Il est vrai qu’échanger ce visuel « impressionniste »



         Contre celui « bétonné » n’a pas dû faire les affaires de l’association « Eau et lumière » qui était à l’origine de cette demande de label !

 
Route du dadaïsme à la rigueur


         Cela dit, qu’est-il advenu de cette demande de label ? La municipalité a été recalée ? Admise à condition qu’elle change totalement de « cap » ?

jeudi 18 octobre 2018

Inondations : catastrophes naturelles, irresponsabilité gouvernementale


Inondations : catastrophes naturelles, irresponsabilité gouvernementale

Les inondations qui ont dévasté le département de l’Aude le 14 octobre ont fait au moins treize morts et de nombreux dégâts matériels. Comme à chaque fois, on a vu un Premier ministre se déplacer pour dispenser sur place quelques mots de soutien.
Ces pluies diluviennes sont habituelles dans cette zone et constituent ce que les météorologues appellent un « épisode cévenol ». À chaque fois, le bilan est lourd, du fait de la vitesse à laquelle l’eau monte, prenant au piège les habitants dans leurs logements. Les inondations de 1999 avaient fait 26 morts dans le département. Et les spécialistes s’attendent à ce que la fréquence et l’intensité de ces pluies torrentielles s’accentuent à cause de l’élévation de la température moyenne de la Méditerranée.
Face à ces drames à répétition, Édouard Philippe a tout juste été capable de venir apporter aux sinistrés la nouvelle que l’État allait accélérer la reconnaissance d’une catastrophe naturelle, ce qui ouvre la voie aux indemnisations. Les compagnies d’assurance en feront ce qu’elles veulent une fois l’émotion passée. Mais au-delà, rien n’est prévu qui puisse réellement limiter les effets de tels épisodes qui vont inévitablement se reproduire.
De son côté, le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’en est pris à Météo France en pointant des insuffisances dans son système d’alerte. Mais pour que l’alerte maximum puisse être donnée le plus tôt possible encore faudrait-il que les services ne soient pas surpris par la quantité d’eau qui va tomber. Comme l’indiquait le directeur du service départemental d’incendie et de secours de l’Aude : « Plus les prévisions météorologiques seront fines, plus nous arriverons à anticiper. Nous avons eu une indication selon laquelle il devait tomber 80 à 100 mm et il en est tombé trois fois plus. » Cela est en partie au moins une question de moyens, or l’effectif de l’agence est passé de 3 700 personnes à moins de 3 000 fin 2017 et 500 nouvelles suppressions d’emplois sont prévues d’ici 2022.
Dans tous les domaines, par souci d’économies budgétaires, le gouvernement diminue les moyens qui pourraient servir à réduire les conséquences de tels événements climatiques. Depuis le début de l’année, la prévention des inondations, la construction de digues par exemple, a été transférée de l’État aux intercommunalités, sans leur en donner les moyens financiers. À charge pour elles de prélever une nouvelle taxe. Le fait que cette mesure ait été votée sous François Hollande prouve seulement qu’en matière d’irresponsabilité les gouvernements se suivent et se ressemblent.
Les spécialistes des risques naturels ont depuis longtemps proposé toute une panoplie de mesures de prévention : l’application stricte de l’interdiction de construire en zone inondable, la limitation du goudronnage des sols à la seule fin de construire d’immenses parkings, l’introduction de méthodes de culture permettant à l’eau d’être absorbée avant de se transformer en torrent dévastateur. Mais aucune n’a jamais été mise en œuvre, ni même sérieusement étudiée par ceux qui nous gouvernent.
La politique des gouvernements se résume souvent à la formule : « Après moi le déluge. » Il n’y a même plus besoin d’attendre.

                                     Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2620)

                                                                    Photo CGT IGN

Nestlé-Beauvais : non à la menace de voir 500 travailleurs perdre leur salaire


L’emploi de 500 travailleurs en jeu



Mercredi dernier, Froneri (ex-Nestlé), a brutalement annoncé la fermeture dès le mois de mars prochain de l’usine de Beauvais qui fabrique les Crèmes glacées Extrême, La Laitière et Mystères.
Pour de sordides histoires de gros profits, ces capitalistes ont décidé de rayer d’un trait de plume 317 emplois directs soit 500 emplois en comptant les intérimaires, sous-traitants et prestataires.
Les salariés de Nestlé ont fait rentrer de l’argent chez Nestlé pendant des années, et Nestlé-Froneri  veulent les jeter comme des malpropres !
Il n'est pas dit que cela se passera pas comme cela !

Argenteuil – PCF, la disparition d’un militant, Gaston Colombier, avec lequel les militants de Lutte ouvrière avaient des rapports chaleureux et fraternels


« Respect ! »



« Gaston », Gaston Colombier nous a quitté ces jours derniers.

         Nous avions fait sa connaissance dans les années 1990, alors qu’avec sa femme Viviane, il tenait le café-restaurant place Aristide Briand, au début de l’impasse des Bûchettes qui conduisait autrefois à la passerelle aérienne de la gare d’Argenteuil. Ce café fut notre repaire pendant des années. Les militants communistes de Lutte ouvrière y sympathisèrent avec les militants communistes du Parti Communiste Français que furent toute leur vie Gaston et Viviane.
         Tout jeune, Gaston avait rejoint le PCF, du côté de Frépillon-Bessancourt, et ce parti, « son » parti, jusqu’au bout, il ne l’a jamais quitté.
         Cette fidélité et cette continuité, nous la partageons. Ils ont toujours fait la force du mouvement ouvrier. Bien sûr, nous eûmes préféré qu’il fut des nôtres, mais son parti était à jamais le PCF, quels que soient les vents qui y soufflaient, et il ne lui aurait semblé totalement incongru de le quitter.
         Ces dernières années, nous lui laissions, dans un autre café ami, notre journal, qu’il récupérait avant d’aller faire le service de l’Humanité-dimanche au local de la section de son parti.
         Avec Viviane, en compagnie de la maman de notre camarade Thierry (ils étaient des amis et des camarades de toujours), ils vinrent régulièrement à notre fête et à notre banquet local d’Argenteuil, tant qu’ils le purent.
         Il y avait entre Gaston et nous ce sentiment qui devrait être au cœur de toutes les relations entre militants cherchant sincèrement à changer le monde, et que l’on peut caractériser par un seul mot : « respect ».
         Un jour, Gaston avait fait un geste particulièrement amical à mon égard. Il m’avait donné une photo des années 1950 de son professeur de cour complémentaire de Taverny je crois. Celui-ci n’était autre que Yvan Craipeau, qui avait été secrétaire de Léon Trotski en 1935.
         « Respect » donc pour ce camarade qui nous a quitté. Salut et fraternité à sa femme Viviane que nous embrassons, à sa famille et à ses proches. Pour Lutte ouvrière-Argenteuil, Dominique MARIETTE

Argenteuil et sa région : déplacement de la Maison de la justice et du droit


Excentrée = plus difficile à atteindre

 
Où vont-ils mettre le service ?

La Maison de la justice et du droit vient de déménager. Alors qu’elle était située dans le centre d’Argenteuil, non loin de la gare et du centre commercial Côté Seine, et à côté de la sous-préfecture, elle est dorénavant installée 9 rue des Celtes, à l’extrémité du Val-Nord, côté quartier des Coteaux.
         Certes, elle est dorénavant à côté du tribunal des prud’hommes, mais elle totalement excentrée, en tout cas pour les habitants d’Argenteuil qui doivent représenter la majorité de ceux qui la sollicitent.
         La situation précédente était totalement plus favorable à ceux qui s’adressent à elle. En l’occurrence, en général les plus démunis pour lesquels, cette Maison de la justice et du droit représente une aide appréciable.
         Plus un service publique utile à la population se retrouve dans une situation excentrée moins il est capable de jouer son rôle.
         Cela risque une nouvelle fois d’être le cas pour cette Maison de la justice et du droit.

AB Habitat Argenteuil Bezons : une Agora inutilisée à utiliser, et pleinement


Ah bas le gâchis !


A l’angle du boulevard Leclerc et de l’avenue Jean-Jaurès à Argenteuil, en 2017, une grande salle de réunion « L’Agora » a été installée par AB Habitat à l’emplacement d’un restaurant chinois.
         C’est une grande salle qui peut contenir 150 personnes. Elle aura au moins servi une fois depuis cette date pour l’organisation d’une réunion autour de celui qui était alors encore député d’Argenteuil-Bezons et vice-président d’AB Habitat.
         Voilà comment Bonjour, le magazine de la coopération de logement social ABH évoquait cette salle en mai 2017 :



         Cette structure finalement payée par les locataires doit servir. Non seulement pour des réunions, mais également, pourquoi pas, pour des évènements familiaux. Cela permettrait qu’elle soit utile et de générer des ressources.
         Justement, les salariés d’AB Habitat subissent comme les autres travailleurs l’érosion de leur pouvoir d’achat, et attendent une revalorisation de leurs salaires…

mercredi 17 octobre 2018

SNCF : trois travailleurs morts au travail


Économies criminelles à la SNCF

 
Pour cela, il faut des moyens, des effectifs !

Un cheminot est mort, heurté par un train, la nuit du 10 octobre sur une voie près de la gare de Paris-Saint-Lazare. Il travaillait seul, car la SNCF fait des économies, dans un endroit où les voies sont nombreuses et le trafic très dense. Le même jour, dans les Hautes-Pyrénées, deux ouvriers d'une entreprise sous-traitante sont morts et deux ont été blessés dans une collision d'engins de chantier sur les voies SNCF. Ces morts n’ont pas fait la une de l’actualité comme si mourir au travail était une banalité. Eh bien non !
Voilà en tout cas où mènent les réductions d'effectifs qui se développent à la SNCF comme partout.

Octobre 1961 : le massacre des Algériens à Paris


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière 

17 octobre 1961-2018 : en mémoire du massacre des Algériens de Paris

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu que leur avait imposé le gouvernement subissaient une répression violente.
Les manifestants défendaient leur droit de manifester pour l’indépendance de l’Algérie. Des centaines de manifestants furent tués, des milliers arrêtés, emprisonnés, torturés, et nombre d’entre eux expulsés vers l’Algérie au cours de la répression organisée par la police du préfet Maurice Papon.
Le gouvernement vient de reconnaître que Maurice Audin avait été assassiné par l’armée française, victime d’un « système de torture généralisé ». Mais tous les crimes commis par l’armée et la police française pendant la guerre d’Algérie, sans parler des 130 ans d’oppression coloniale de la France, restent dans le déni. Il est même de bon ton de renvoyer dos à dos tous les protagonistes pour faire oublier qu’à l’époque il fallait choisir un camp, celui de la libération du peuple algérien du joug colonial.
Ceux qui n’ont rien oublié des crimes coloniaux de l’État français se retrouveront pont Saint-Michel, mercredi 17 octobre à 18 heures. D’autres rassemblements sont organisés à Colombes, Argenteuil, Nanterre, Bezons, Asnières et Gennevilliers, le même jour, entre 12 h 30 et 19 heures. Sous le titre « les ponts de la mémoire », il s’agit aussi de rappeler que la police française a liquidé bien des Algériens en les jetant à la Seine, et pas seulement le 17 octobre 1961.

Horaires complets sur le site Demosphere Paris

                                                                 Jacques FONTENOY


                                                                            Hérodote.net






A Argenteuil 

Dans le cadre des manifestations organisées par le "Collectif 17 octobre1961 Banlieue Nord Ouest" sur "Les Ponts de la mémoire", la commémoration du  massacre du 17 octobre, sanglante répression par la Police française sous les ordres de Maurice Papon, se déroulera en 2 temps à Argenteuil.
    - Hommage  à 19 h sur le Pont d'Argenteuil, aux morts noyés du 17 octobre que les eaux de la Seine ont emportés. Hommage à la résistance de ces milliers d'Algériens et d'Algériennes qui ont marché ce jour du 17 octobre pour la liberté et l'indépendance de l'Algérie défiant la métropole coloniale au coeur de sa capitale ! 

    - Hommage à 20 h Salle  Paul Vaillant Couturier, à ceux qui sont tombés  sous les balles de la Police française  alors qu'ils participaient au défilé du 14 Juillet 1953, à Paris, six Algériens, un Français et une cinquantaine de blessés ! Daniel Kupferstein présentera son film " Les balles du 14 Juillet 1953"  qui a sorti de l'oubli cet autre massacre.

EHPAD La Quiétude de Méru sur Oise : non à la fermeture !


Grande manifestation samedi 20 octobre

 Un tract d’appel de la CGT




Argenteuil – hôtel de ville – des services d’accueil excellents malgré des effectifs limités


Pas besoin d’une enquête pour savoir qu’il est excellent


                                                                    Photo La Croix


La municipalité effectue actuellement une enquête sur les conditions d’accueil des habitants à l’accueil de l’hôtel de ville et des maisons de quartier, en direct mais également par téléphone : « La Ville d’Argenteuil souhaite connaître votre avis sur la manière dont vous avez été reçu à l’Hôtel de ville et dans les maisons de quartier, afin d’améliorer la qualité de L’accueil. Nous vous remercions par avance de bien vouloir consacrer quelques minutes à cette enquête… ».
         Cette introduction évoque l’amélioration de la qualité de l’accueil, mais on ne sait pas la finalité exacte de ce genre d’enquête qui porte sur le travail de simples travailleurs.
         Un certain nombre de questions sont posées dans ce questionnaire. Mais il en manque une d’importance : « Pensez-vous que les effectifs sont suffisants à cet accueil ? ».
         Ce poste de travail est particulièrement difficile. Et malgré justement des effectifs insuffisants, l’accueil est vraiment remarquable, à l’hôtel de ville d’Argenteuil comme dans l’ensemble des maisons de quartiers de la Ville. Et pas besoin d’enquête pour le savoir.

« Garderie » Môm’atre, Mom’Argenteuil


Dans tous les cas, une initiative qui répond à un besoin social



Depuis mai dernier, une halte-garderie d’un genre nouveau existe à la gare d’Argenteuil. Elle utilise un local de la SNCF à quelques mètres de l’entrée de la gare, et c’est particulièrement pratique pour les parents. Elle permet que ces derniers puissent récupérer directement les enfants en sortant du train, puisque ces derniers sont conduits après la classe de l’école à la gare.
         Ce concept est né il y a une quinzaine d’années. Mais nous n’avons pas réussi à trouver les éléments sur la nature de Môm’artre qui est née à…  Montmartre (!). Sur internet, on évoque une association, mais aussi une start-up, ou encore une « entreprise solidaire ». Nous ne savons donc pas si c’est actuellement une entreprise privée qui dégage des bénéfices ou une association à but non lucratif. Nous espérons que nos lecteurs pourront nous éclairer à ce sujet.
         Cela nous intéresse d’autant plus que Môm’Argenteuil aimerait recruter des jeunes en « service civil », c’est-à-dire à temps partiel, précaires, et sous-payés, ce qui n’est pas bon signe. 

mardi 16 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 15 octobre 2018


Même pour le climat, le capitalisme nous mène à la catastrophe !

Des dizaines de milliers de personnes ont participé ce week-end à des « marches pour le climat ». Ces manifestations font suite à la publication d’un rapport alarmant des experts climat de l’ONU. D’après ceux-ci, si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, les conséquences peuvent devenir irréversibles d’ici une vingtaine d’années : cyclones plus violents et pluies extrêmes dans certaines régions du monde, vagues de chaleur et incendies dans d’autres, disparition de nombreuses espèces animales, sécurité alimentaire et santé des populations humaines menacées.
Limiter le réchauffement climatique serait possible : « Les lois de la physique et de la chimie le permettent », déclarait récemment l’un des auteurs de ce rapport. Mais les lois qui régissent l’organisation de la société sont celles du capitalisme, fondées sur la course au profit, la concurrence entre les patrons et les affrontements entre les États à leur service. Et tant qu’il en sera ainsi, aucune mesure susceptible d’empêcher la catastrophe climatique annoncée ne sera possible.
Des conférences réunissant les dirigeants du monde entier se tiennent régulièrement. Mais aucune de ces grandes messes médiatiques n’a jamais débouché sur la moindre mesure un tant soit peu contraignante. Fort de la toute puissance des États-Unis, Trump revendique cyniquement le droit de polluer pour l’industrie américaine. Il ne fait que souligner brutalement quelles sont les relations dans le monde capitaliste, basées exclusivement sur les rapports de force, où chaque État se montre avant tout préoccupé de défendre les intérêts de ses multinationales. 
Les chefs d’État, quelle que soit leur bonne ou mauvaise volonté supposée, sont tout aussi impuissants à résoudre le problème climatique qu’à faire face à la crise de leur économie. Même quand, soumis à la pression des opinions publiques, ils n’ont que l’écologie ou la défense de l’environnement à la bouche, leur action se limite à organiser des campagnes pour lutter contre le gaspillage, pour réduire l’usage du plastique et la place de la voiture…
Le plus souvent, quand des mesures sont prises, elles consistent à faire payer le consommateur au nom de la lutte contre la pollution. Ainsi, c’est au nom de la « lutte contre le diesel » que Macron et son gouvernement ont décidé d’augmenter les taxes sur les carburants. Les automobilistes, en particulier les millions de travailleurs qui n’ont pas d’autre choix pour se déplacer que de prendre leur véhicule, vont payer alors que ce sont les constructeurs automobiles qui ont développé le diesel, sans se soucier des conséquences pour l’environnement et la santé.
Dans la mesure où les préoccupations écologiques des consommateurs peuvent faire naître de nouveaux marchés, les capitalistes sont prêts à développer des technologies présentées comme respectueuses de l’environnement, à multiplier les labels verts et à vendre des produits prétendument bios… Mais la promesse de gain et d’enrichissement est le seul critère qui détermine leur choix. On l’a vu avec le scandale de l’amiante, utilisée à grande échelle alors qu’on savait que c’était un poison mortel, et qui fait encore chaque année 100 000 morts dans le monde. Dans leur course au profit, les capitalistes n’hésitent pas à saccager la nature, en se moquant autant des pollutions qu’ils provoquent que des conditions de travail des salariés qu’ils exploitent.
Pour être efficace, pour agir sur le climat qui ne connaît pas de frontières nationales, il faudrait planifier à l’échelle planétaire l’utilisation des ressources naturelles et la gestion des déchets en s’appuyant sur une volonté collective de défendre le sort de la planète et de l’humanité tout entière. Une telle organisation est totalement impossible dans le cadre du capitalisme fondé sur la propriété privée des grands moyens de production, la recherche du profit individuel et les lois du marché. Renverser ce système anarchique et incontrôlable est une nécessité pour permettre à l’humanité de maîtriser son destin et celui de la planète.
Les travailleurs n’ont aucun intérêt au maintien de ce système fondé sur l’exploitation. Placés au cœur de la production, ils sont les seuls à pouvoir mettre fin à la domination de la bourgeoisie et à réorganiser l’économie sur des bases collectives de façon à satisfaire les besoins de la majorité tout en préservant l’environnement. Plus que jamais, l’avenir de l’humanité en dépend.

Finances publiques : le ministre à Argenteuil





Il ne venait rencontrer ni les agents ni les usagers



                                                                     
Mais où est le ministre ?
S'il veut rencontrer la CGT...

Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, est venu hier faire un tour au centre des finances publiques de l’avenue de Verdun à Argenteuil. Plus précisément, il est apparemment venu jouer à cache-cache avec les policiers qui étaient occupés à retenir les manifestants d’un côté alors qu’il entrait de l’autre par une petite rue, derrière le centre.
         Les syndicalistes des finances publiques avaient beaucoup de choses à lui dire sur les suppressions de poste, et les conditions très difficiles d’accueil du public. (Voir ci-dessous) Quant aux habitants venus au rassemblement, eux aussi auraient eu bien des choses à lui transmettre quant à la réduction drastique des services publics utiles à la population, qui crée des tracasseries importantes dans bien d’autres services, à la poste, dans la santé, à l’éducation, à la CPAM…

Finances publiques : effectifs manquant, quand on veut les trouver…


Théâtre d’un jour

Ce centre des finances publiques d’Argenteuil « accueille » de très nombreux habitants d’Argenteuil et de la région.
         Les effectifs d’agents présents actuellement ne permettent pas de les accueillir dans des conditions normales.
         Alors quand un ministre fait une petite visite comme hier, pour masquer cette situation, la direction départementale du service a toujours la ressource de recruter des figurants, pardon, des renforts, parmi les cadres, inspecteurs et contrôleurs.
         Bien évidemment, ministre ou pas, on ne peut pas empêcher la queue des usagers de grossir. La preuve :

Argenteuil – Education, et le principe de gratuité totale de l’Ecole


Le principe… et la réalité

 
Une mesure de la Commune de Paris

Un certain nombre d’élèves du primaire bénéficient de cours de patinage à la patinoire municipale d’Argenteuil. En revanche, il est demandé aux familles un euro par élève et par séance. Aujourd’hui, pour les familles aux revenus très modestes, il n’y a que des lourdes dépenses. Chaque euro compte.
         L’école est censée être gratuite, et normalement, aucune demande pécuniaire ne doit être exigée des familles.
         Apparemment, la réalité glisse sur ce principe.

IVème Internationale : il y a 80 ans… Ce vendredi, une réunion organisée par Lutte ouvrière


Cercle Léon Trotsky
Le trotskysme, seul programme pour l'émancipation des exploités
Ce vendredi 19 octobre à 20h30
Palais de la Mutualité
24 rue Saint Victor - Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité
Participation aux frais : 3 €
Ce Cercle Léon Trotsky sera diffusé en direct sur https://www.lutte-ouvriere.org/direct.


lundi 15 octobre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 15 octobre 2018


Même pour le climat, le capitalisme nous mène à la catastrophe !

Des dizaines de milliers de personnes ont participé ce week-end à des « marches pour le climat ». Ces manifestations font suite à la publication d’un rapport alarmant des experts climat de l’ONU. D’après ceux-ci, si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel, les conséquences peuvent devenir irréversibles d’ici une vingtaine d’années : cyclones plus violents et pluies extrêmes dans certaines régions du monde, vagues de chaleur et incendies dans d’autres, disparition de nombreuses espèces animales, sécurité alimentaire et santé des populations humaines menacées.

Limiter le réchauffement climatique serait possible : « Les lois de la physique et de la chimie le permettent », déclarait récemment l’un des auteurs de ce rapport. Mais les lois qui régissent l’organisation de la société sont celles du capitalisme, fondées sur la course au profit, la concurrence entre les patrons et les affrontements entre les États à leur service. Et tant qu’il en sera ainsi, aucune mesure susceptible d’empêcher la catastrophe climatique annoncée ne sera possible.

Des conférences réunissant les dirigeants du monde entier se tiennent régulièrement. Mais aucune de ces grandes messes médiatiques n’a jamais débouché sur la moindre mesure un tant soit peu contraignante. Fort de la toute puissance des États-Unis, Trump revendique cyniquement le droit de polluer pour l’industrie américaine. Il ne fait que souligner brutalement quelles sont les relations dans le monde capitaliste, basées exclusivement sur les rapports de force, où chaque État se montre avant tout préoccupé de défendre les intérêts de ses multinationales. 

Les chefs d’État, quelle que soit leur bonne ou mauvaise volonté supposée, sont tout aussi impuissants à résoudre le problème climatique qu’à faire face à la crise de leur économie. Même quand, soumis à la pression des opinions publiques, ils n’ont que l’écologie ou la défense de l’environnement à la bouche, leur action se limite à organiser des campagnes pour lutter contre le gaspillage, pour réduire l’usage du plastique et la place de la voiture…

Le plus souvent, quand des mesures sont prises, elles consistent à faire payer le consommateur au nom de la lutte contre la pollution. Ainsi, c’est au nom de la « lutte contre le diesel » que Macron et son gouvernement ont décidé d’augmenter les taxes sur les carburants. Les automobilistes, en particulier les millions de travailleurs qui n’ont pas d’autre choix pour se déplacer que de prendre leur véhicule, vont payer alors que ce sont les constructeurs automobiles qui ont développé le diesel, sans se soucier des conséquences pour l’environnement et la santé.

Dans la mesure où les préoccupations écologiques des consommateurs peuvent faire naître de nouveaux marchés, les capitalistes sont prêts à développer des technologies présentées comme respectueuses de l’environnement, à multiplier les labels verts et à vendre des produits prétendument bios… Mais la promesse de gain et d’enrichissement est le seul critère qui détermine leur choix. On l’a vu avec le scandale de l’amiante, utilisée à grande échelle alors qu’on savait que c’était un poison mortel, et qui fait encore chaque année 100 000 morts dans le monde. Dans leur course au profit, les capitalistes n’hésitent pas à saccager la nature, en se moquant autant des pollutions qu’ils provoquent que des conditions de travail des salariés qu’ils exploitent.

Pour être efficace, pour agir sur le climat qui ne connaît pas de frontières nationales, il faudrait planifier à l’échelle planétaire l’utilisation des ressources naturelles et la gestion des déchets en s’appuyant sur une volonté collective de défendre le sort de la planète et de l’humanité tout entière. Une telle organisation est totalement impossible dans le cadre du capitalisme fondé sur la propriété privée des grands moyens de production, la recherche du profit individuel et les lois du marché. Renverser ce système anarchique et incontrôlable est une nécessité pour permettre à l’humanité de maîtriser son destin et celui de la planète.

Les travailleurs n’ont aucun intérêt au maintien de ce système fondé sur l’exploitation. Placés au cœur de la production, ils sont les seuls à pouvoir mettre fin à la domination de la bourgeoisie et à réorganiser l’économie sur des bases collectives de façon à satisfaire les besoins de la majorité tout en préservant l’environnement. Plus que jamais, l’avenir de l’humanité en dépend.