dimanche 30 septembre 2018

Chlordécone, amiante, glyphosate : la loi du profit tue


De l'amiante au glyphosate, en passant par le chlordécone, les patrons empoisonnent sciemment



En visite aux Antilles, Macron a reconnu que l'utilisation du chlordécone était un « scandale sanitaire ». Ce pesticide a été utilisé massivement dans les plantations de bananes entre 1972 et 1993, bien qu'il ait été officiellement classé comme cancérigène possible dès 1979. Macron a affirmé que ce scandale était « le fruit d'une époque révolue », d'un « aveuglement collectif ». Mais les tout puissants patrons antillais de la banane savaient très bien ce qu'ils faisaient en réclamant des dérogations pour pouvoir continuer à utiliser le chlordécone, quitte à polluer l'intégralité des sols et faire courir des risques sanitaires très graves aux ouvriers de la banane.
De l'amiante au glyphosate, en passant par le chlordécone, les patrons empoisonnent sciemment les travailleurs et la population pour fabriquer leurs profits, avec la complicité de l'État.

Banques et découverts bancaires = racket


Très très chères banques



 Une étude menée par 60 Millions de consommateurs et l'Union nationale des associations familiales pointe du doigt les frais de « gestion d'incident » des banques, c'est-à-dire de la facturation des découverts. Certaines banques taxent en effet toutes les opérations effectuées dans une journée où un compte a été dans le rouge, sans tenir compte du fait qu'il pouvait avoir été dans le vert dans la même journée. Trente millions de clients pourraient être concernés par ces pratiques. 
Bruno Le Maire affirme regarder la situation « avec sérieux ». Mais il ne va pas s'attaquer au magot : les « frais d'incidents » ont rapporté aux banques françaises 6,5 milliards d'euros en 2016. Les banquiers peuvent dormir tranquilles sur les masses d'argent ainsi extorquées aux plus pauvres.

SNCF Argenteuil : quand le faux-plafond s’effondre


Dans la construction, combien de malfaçons, et où est le contrôle



Avant-hier vendredi à 18 heures, des éléments du faux-plafond et de la garniture de l’entrée souterraine de la gare d’Argenteuil se sont effondrés. Il n’y a pas eu de blessé.
         C’est tout de même fort de café. Nous rappelons à ce propos ce qui est arrivé il y a quelques mois au faux-plafond de l’entrée de la salle Jean Vilar dont des éléments se sont également effondrés.
         Dans tout ce qui concerne la construction règnent la sous-traitance et la sous-traitance de sous-traitance, ce qui pose bien des problèmes et engage bien des risques.
         C’est un domaine où le contrôle de la population et des travailleurs eux-mêmes devrait s’imposer pour éviter bien des grandes et des petites catastrophes.

Projets immobiliers à Argenteuil : de découverte en découverte


Le règne des petits cachottiers



La municipalité a été mardi soir dernier lors du conseil municipal pris la main dans le sac de la cachotterie lorsqu’il a bien fallu aborder le projet du transfert de la Ferme du spahi vers l’ancien terrain de la concession Renault. Il ne s’agissait pourtant, à l’origine, dans l’ordre du jour du conseil, que de voter une modeste transaction foncière.
         A l’emplacement actuel de la Ferme du spahi, dans le cœur du quartier du Val-Notre-Dame, il y a bien en vue un projet immobilier Eiffage. Mais aucune précision sur ses dimensions, et en particulier sur le nombre des futurs logements.
         A propos du Val-Notre-Dame, la municipalité ne cesse de rappeler qu’une nouvelle école va y être construite et qu’elle sera opérationnelle à la prochaine rentrée 2019.
         Et, c’est vrai également pour celle de l’îlot Sagem mais pour 2022 !
         Mais avant même d’être construites, les voilà déjà pleines comme un œuf !
         Vraiment, dans les années qui viennent, où pourra-t-on scolariser les milliers d’élèves qui ne manqueront pas d’arriver avec leurs familles ?

Commerce à Argenteuil : la municipalité avance… à l’aveugle


La municipalité sans cap



De la même façon, la question se pose au niveau du commerce. Que prévoient les propriétaires de la Ferme du spahi en s’installant sur la friche Renault ? Le simple duplicata de cette Ferme, ou un véritable ensemble commercial ?
         Les échanges lors du dernier conseil municipal sur cette question ont démontré que la municipalité marchait à vue sur ce sujet, comme sur bien d’autres.
         En tout cas, une opération commerciale sur cette friche Renault, bien mieux accessible, aurait bien plus de de légitimité à cet endroit que le projet immobilier Fiminco dans l’espace Vilar-Héloïse dont on attend par ailleurs toujours des nouvelles !
         … En espérant qu’il est en train de tomber à l’eau…

samedi 29 septembre 2018

Retraites : attaques en série. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Retraites : attaques en série

Après une série de ponctions au porte-monnaie des retraités, l’attaque généralisée contre le système des retraites se profile. Les syndicats sont convoqués le 10 octobre pour entendre les propositions gouvernementales. Ils auront quelques semaines pour les accepter, faute de quoi le gouvernement se passera de leur avis et mettra en route sa réforme par décret.



Entre-temps le gouvernement, le patronat et leurs moyens d’information mènent campagne pour présenter les travailleurs retraités comme des nantis, des égoïstes, des gens qui ont profité de la vie alors que tout allait bien et qui refusent maintenant d’être solidaires des jeunes générations qui souffrent. Ainsi l’augmentation de la CSG payée par les retraités et le quasi-blocage de leurs pensions serviraient, prétendent-ils, à aider les 18-25 ans sans formation, sans emploi et sans secours.
Ces gens mentent sans vergogne. Ils savent pertinemment que l’argent volé aux travailleurs, y compris aux travailleurs retraités, va par mille canaux dans les coffres des capitalistes. Les reculs imposés aux différentes catégories du monde du travail depuis des années ont bénéficié aux seuls possédants.
Les discours intéressés sur l’équilibre des caisses de retraite parlent de tout, de l’augmentation de l’espérance de vie, du chômage de masse permanent, des régimes spéciaux, de l’entrée tardive dans le monde du travail, de la complexité des carrières, de tout, sauf d’une chose : l’explosion des profits patronaux, fondée sur l’exploitation croissante des travailleurs.
Les attaques passées, présentes et futures, contre les retraites sont un volet de l’attaque générale contre le monde du travail. Les patrons sont directement responsables du déséquilibre des caisses de retraite puisqu’ils sont responsables de la diminution des cotisations entraînée par le chômage, le blocage des salaires, la précarité généralisée. Ils en sont également responsables en tant que bénéficiaires des exonérations de cotisations, rarement et mal compensées par l’État. Et ils comptent gagner encore grâce à la réforme des retraites qui s’annonce.
Les mesures prises successivement par tous les gouvernements, depuis 1987 et le premier rapport préconisant l’allongement de la durée de cotisation, font que les travailleurs partent de plus en plus tard, avec une retraite diminuée, même ceux, de plus en plus rares, qui n’ont pas subi de périodes de chômage. Des millions de travailleurs retraités doivent se débrouiller avec moins de 1 200 euros par mois et souvent beaucoup moins.
Il aura fallu deux siècles de luttes pour que, à partir des années 1960, une fraction des travailleurs d’un pays richissime comme la France commence à pouvoir vivre dignement. Le capitalisme pourrissant n’aura pas maintenu cette possibilité bien longtemps.

                                          Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2617)

Faites bon accueil aux militants de Lutte ouvrière qui viendront ce matin à votre rencontre dans différents quartiers d’Argenteuil

Elections européennes : rencontres Lutte ouvrière – Nouveau Parti Anticapitaliste. Un article de notre hebdomadaire de cette semaine


Rencontres LO-NPA : des discussions et une vraie divergence 

Au mois de juillet dernier, le NPA a écrit à Lutte ouvrière pour discuter des prochaines élections européennes et nous proposer, ainsi qu’« aux militantEs des mobilisations qui combattent le gouvernement français comme l’Union européenne », une « convergence dans une liste commune ». Nous avons accepté d’engager cette discussion car nous avons toujours eu des échanges avec la LCR puis le NPA, et discuté régulièrement de nos politiques respectives, notamment à l’occasion de notre fête annuelle à Presles.



Ces camarades ont présenté la campagne qu’ils souhaitent mener. Sur certains points, nous sommes d’accord, par exemple pour ce qui est de dénoncer « la politique [de Macron], les attaques mises en place par son gouvernement et la bourgeoisie ». Sur d’autres, nous avons du mal à nous comprendre, voire sommes en complet désaccord.
Le NPA veut faire campagne « pour les droits des migrantEs ». En fait, sur ce sujet également, nous ne sommes pas en désaccord. Pourtant, dans un article de leur journal rendant compte du débat organisé avec Lutte ouvrière à leur université d’été, ils ont écrit que nous prêterions l’oreille « aux préjugés racistes ». C’est aussi stupide que choquant. Les camarades du NPA souhaitent centrer une partie de leur campagne contre « l’Europe forteresse ». En ce qui nous concerne, si nous sommes absolument solidaires de ceux qui luttent pour le droit des migrants et sommes pour la liberté d’installation et de circulation pour tous, nous affirmons que le problème des migrants n’est pas déconnecté de l’évolution générale de la société capitaliste et de sa crise. Nous ne voulons pas seulement dénoncer la politique antimigrants de Macron ou des États de l’Union européenne, mais la société capitaliste et son évolution générale, de plus en plus réactionnaire, que seule la classe ouvrière peut renverser.
Mais cet aspect de nos divergences n’est pas le plus important. C’est sur un autre point que, là, nous sommes en profond désaccord. Les camarades du NPA veulent faire campagne sur « la rupture avec les institutions, les traités et les règles de l’Union européenne ». Passons d’abord sur le fait que dans leur presse, ils ont à deux reprises affirmé que nous aurions « abandonné la formule selon laquelle l’UE ne serait qu’une “diversion” ». Comment des camarades qui ont fait plusieurs campagnes européennes avec nous, ont eu deux députés européens aux côtés des trois députés de Lutte ouvrière, dont Arlette Laguiller, pendant cinq ans au Parlement européen, peuvent-ils à ce point déformer nos idées ? Nous n’avons jamais dit que l’Union européenne était une diversion. Nous avons dit qu’en tant qu’arène économique, l’Europe était une nécessité pour la bourgeoisie, pour élargir le marché pour ses trusts et, qu’en même temps, les rivalités entre ces trusts et entre les États nationaux sur lesquels ils s’appuient la rendaient très fragile. Reprenant la formule de Trotsky, nous disons que « les gouvernements bourgeois actuels de l’Europe ressemblent à des assassins attachés à la même chaîne ».
Ce qui est une diversion, par contre, et même une tromperie, c’est d’entraîner les travailleurs à choisir entre deux options politiques proposées à la bourgeoisie : un peu plus ou un peu moins d’Union européenne. Cette opposition est orchestrée par des partis bourgeois. Après l’opposition droite-gauche qui a servi à piéger les travailleurs dans l’impasse de l’électoralisme, c’est une nouvelle fausse alternative et un nouveau piège pour les exploités. Les travailleurs n’ont pas à se ranger derrière l’un ou l’autre. Doivent-ils plus combattre l’UE ou leur propre État national ? La réponse est simple : les deux. En se rangeant, même hypocritement, dans un de ces deux camps, les camarades du NPA vont ajouter leur petite contribution à un concert de partis bourgeois allant du FN à Mélenchon, en passant par des politiciens de droite. Il s’agit d’une divergence essentielle avec ces camarades qui, pour l’instant, n’a pas du tout été surmontée dans les discussions.
Pour notre part, même si les élections européennes sont encore loin et que le contexte politique peut changer, nous savons que nous voulons exprimer les intérêts des travailleurs, leurs intérêts matériels et politiques dans cette période de crise du système capitaliste. Nous sommes décidés à le faire, avec d’autres si la possibilité se présente, seuls s’il le faut.

                                              Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2617)

Argenteuil, fête des 60 ans de la cité Joliot-Curie


Une cité toujours debout grâce à un combat obstiné



La municipalité et AB Habitat fêtent aujourd’hui le 60ème anniversaire de la cité Joliot-Curie, à l’occasion de la fête de quartier annuelle.
         Oui, la cité Joliot-Curie est toujours debout. Pourtant, lors de son premier mandat, Georges Mothron, dans le cadre des opérations ANRU voulait la détruire, et surtout, la détruire sans demander l’avis aux locataires eux-mêmes qui étaient tout de même les premiers concernés.
         Nous fûmes immédiatement quelques-uns à ne pas l’accepter et à commencer à mobiliser. Les locataires voulaient une rénovation de leur cité, mais pas se retrouver transférés loin de celle-ci. La pétition qui fut proposé à la signature des locataires par notre Comité de Défense obtint un résultat sans appel. Près de 90% des locataires des 1041 logements la signèrent. Pendant deux ans et demi, nous ne cessâmes de tenter tout ce qu’il était possible de faire pour entraver ce mauvais coup. Je salue à cette occasion le petit groupe de locataires qui autour des militants de Lutte ouvrière (Thierry, Roger aujourd’hui décédé, Agnès…) mena cette action, mois après mois. Je rappelle également que nous pûmes alors compter sur le soutien de la section CGT du bailleur AB Habitat.
         Dans cette affaire, Georges Mothron y perdit les élections municipales de 2008. Celle-ci eut valeur de referendum pour les habitants. Son challenger, Philippe Doucet qui s’était rallié au refus de la destruction de la cité y obtint les voix qui lui permit de l’emporter. Il respecta son engagement, et Joliot-Curie demeura debout.
         Aujourd’hui, cette cité populaire a certes bénéficié d’une rénovation très mal menée. Mais elle est surtout touchée par la paupérisation qui marque les familles, et particulièrement les anciens dont les retraites ne leur permettent pas de vivre correctement. Combattre aujourd’hui pour Joliot-Curie, c’est continuer à lutter, mais cette fois contre le recul de la situation matérielle de la population, pour la hausse des salaires et des pensions, et pour le maintien des services publics déjà très insuffisants, essentiels pourtant pour la population du quartier.

                  Dominique MARIETTE, locataire de la cité depuis 1980.

Projets immobiliers à Argenteuil et services publics nécessaires correspondants


Pas cher payé

 
Joli, mais les écoles dans le quartier ?

A propos d’un nouveau projet immobilier à la limite bezonnaise d’Argenteuil dans le quartier du Val Notre-Dame, la municipalité a voté un prélèvement qui oblige le promoteur à être taxé pour le financement d’équipements publics scolaires nécessaires dans le quartier du projet.
         La municipalité récupérera ainsi 740 000 euros dans le cadre de la construction de 97 logements. Bref, cette taxe, qui représenterait le prix de la construction d’une classe de 25 élèves, coûtera au promoteur le prix de deux à trois logements, 2 à 3% de ce que rapportera l’ensemble immobilier.
         Mais ce dernier génèrera de 200 à 300 enfants supplémentaires dans le quartier et les difficultés afférentes pour la scolarisation.
         Ce n’est vraiment pas cher payé.

Municipalité d’Argenteuil et projets immobiliers : une marche en avant qui se paiera demain… et mauvaise foi


« Laisse-béton, on ne peut rien contre la mauvaise foi

 
Ce n'était pas ce que disaient ces messieurs eux aussi lorsqu'ils étaient dans l'opposition ?

L’adjoint à l’urbanisme s’est fait charrié lors du dernier conseil municipal sur le fait que lui-même et ses collègues de la municipalité n’avaient à la bouche naguère que le terme de « bétonnage » opéré par les municipalités auxquelles ils s’opposaient, qu’elles soient dirigées par messieurs Ouvrard ou Doucet.
         Mais c’est que ceux qui s’intéressent à ce genre de chose n’avaient rien compris. Ils n’avaient pas compris que lorsqu’ils dénonçaient ce bétonnage, c’est que les projets immobiliers ne s’accompagnaient pas des équipements publics nécessaires correspondants ! Et qu’eux aussi ne sont pas opposés à ce que la population d’Argenteuil continue à grandir !
         Oui, mais, justement, comme nous ne cessons de le répéter, les équipements publics ne se développent pas à la mesure de l’augmentation de la population. Sur cette réalité qui est têtue, la mauvaise foi et les contorsions ne pourront rien y changer.

vendredi 28 septembre 2018

Amazon Wikipédia : profit et bénévolat, deux univers aux antipodes


Ils profitent de tout !

 
Défense de la librairie indépendante. Ici, Le presse papier à Argenteuil
Amazon a fait un don d’un million de dollars à Wikipédia, l’encyclopédie en ligne gratuite. Le cadeau, qui représente 0,0003 % de ses profits de 2017, ne ruinera pas le géant du commerce en ligne et vient peut-être compenser le fait que depuis des années, les assistants vocaux d’Amazon, Google et Apple utilisent les articles de Wikipédia sans aucune contrepartie.
Wikipedia fait appel aux dons pour fonctionner parce qu’elle a été fondée sur le principe de la gratuité d’accès et de l’entraide entre internautes, chacun pouvant écrire ou corriger un article bénévolement. Le capitalisme arrive même à transformer le bénévolat en source de profits pour des multinationales !

ONU, Macron, « champion de la terre »… polluée sans aucun doute





Les Nations Unies ont les champions qu'elles méritent





Macron a reçu de la part d’un organisme de l’ONU le titre de « Champion de la terre ». Qu’a donc fait pour mériter ce titre, celui dont Hulot dénonçait l’immobilisme en matière d’environnement ? Eh bien il a fait des discours ! Macron sauveur de la planète n’a pas hésité à déclarer qu’aucune nation ne devrait conclure d’accords commerciaux avec des pays non signataires de la COP 21.
        Il est vrai que la France n’a vendu ses Rafale et autres engins de mort – dont on connait l’utilité pour préserver la planète et ses ressources – qu’à des dictatures comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Egypte ou le Koweit, signataires de la COP 21. On doit fêter ça sur la banquise en train de fondre !

Vous remplacez Hulot par Macron...






Argenteuil - crèches : le seul contrôle efficace : celui des personnels et des familles


La seule « glissière de sécurité » efficace : le contrôle ouvrier

L’adjoint-au-maire en charge des crèches m’a envoyé le commentaire suivant à propos de notre brève d’hier qui portait sur le contrôle par les collectivités locales des éléments contractuels signées par elles-mêmes et le délégataire, dans le cas de la signature d’une « délégation de service public » : « Vous connaissez beaucoup de glissières de sécurités élastiques ? Soyons sérieux. Ne pouvant vous résoudre à reconnaître que nous augmentons régulièrement et sensiblement le nombre de places en crèches, pour prendre en compte une attente évidente des parents, il fallait bien que vous tentiez une diversion pour continuer à vous opposer... ».
         Si l’adjoint a beaucoup de facilité avec la casuistique, il en a apparemment moins pour affronter l’humour.
         Car en matière de contrôle, il n’y a dans les faits, pas, sur l’essentiel, de « glissières de sécurité » de la part des collectivités.
         Je me souviens des kilos de papiers que l’on remettait aux conseillers municipaux en vue d’une commission consultative des services publics. Des kilos et des kilos de papiers difficilement lisibles mais surtout totalement inexploitables. Je pense que cela n’a pas changé.
         Il y aurait bien un contrôle, sur ce plan comme sur bien d’autres. Ce serait le contrôle exercé par les travailleurs concernés eux-mêmes, ou par les usagers, par les familles dans le cas des crèches.
         Pour les travailleurs, ce contrôle peut s’exprimer ensuite par un moyen très simple : celui des revendications des travailleurs qui arrêtent le travail, comme ceux des crèches Babilou locales l’ont fait en mai dernier comme je le rappelai avant-hier.
         Quant aux travailleuses des crèches municipales, l’adjoint se gaussait la veille dans un autre commentaire : « Bien d’accord que la grève est la preuve d’un malaise sur lequel il faut s’interroger, mais... Si vous mesurez que la valeur d’une crèche est inversement proportionnelle au nombre de grévistes, je vous invite à comptabiliser ceux comptés dans les crèches municipales… »
         Je pense que nous n’avons pas, l’adjoint et moi-même, la même mémoire. Je me souviens de cette journée d’action concernant les crèches municipales, le 27 avril 2017 dont la photo ci-dessous fait foi. C’est vrai, que ce jour-là, j’étais directement à leur côté. Et ce n’est pas il y a des décennies. Dominique M.


Argenteuil – projet immobilier LIFE de la « Friche Balzac »


La « vie » des profits : pas de soucis !

 
Production de grosses coupures

Nous avons déjà évoqué le projet immobilier concernant la « friche Balzac » mitoyenne de la gare du Val d’Argenteuil : des éléments d’appel (cabinet médical, maison de retraite, commerce…) mais surtout 196 logements !
         Lors du dernier conseil municipal, l’opposition municipale s’est interrogée à juste titre, en particulier sur l‘incidence de ces nombreux logements sur les équipements scolaires saturés du quartier. L’ancien maire a également émis des doutes sur le prix de vente du terrain et sur le caractère (le sérieux ou toute autre chose ?) du promoteur LIFE-IDEC.
         Dans tous les cas, à proximité directe de la gare du Val, tout cela semble pour lui un merveilleux cadeau tombé du ciel.

« Sainte tunique », du VIème au plus tôt, « sainte » à voir, pour le reste…


Le maire y croit-il dur comme fer ?

 
Ouais... c'est bien une tunique ?

Un partenariat vient d’être établi entre la Ville et le musée des « Arts premiers » du quai Branly. Il permettra la venue d’objets et de leur présentation à Argenteuil d’éléments des collections de ce musée. Très bien.
         A cette occasion, il a fallu que le maire dans son discours vante le patrimoine local vieux de 60 000 ans ! Pourquoi pas, mais dans son énumération, il a cité la « Tunique du christ ».
         Bon, s’il avait dit la « Sainte tunique »…, mais non, la Tunique du christ, cette toile du VIème siècle au plus tôt !
         Sait-il que c’est vraiment pêché de ne pas dire la vérité ?

jeudi 27 septembre 2018

Le 9 octobre : en grève et dans la rue ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Le 9 octobre : en grève et dans la rue !

La CGT, FO, Solidaires ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes appellent le 9 octobre à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation.


La situation des classes populaires ne cesse de se dégrader. Le chômage en est la première cause.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi dépasse les six millions, sans cesse alimenté par les plans de licenciement ou de suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public. Les conséquences sont dramatiques non seulement pour les travailleurs privés d’emploi, mais pour toute la société. Ainsi Pôle emploi recense 1,3 million de chômeurs dans le secteur des services à la personne et aux collectivités alors que des millions d’anciens sont privés d’accompagnement ou de soins, à domicile ou dans les maisons de retraite. 922 000 employés de vente et de commerce pointent au chômage, alors que les centres commerciaux ont bien souvent disparu des quartiers populaires, tout comme des guichets de La Poste ou d’autres services publics. Plus de 500 000 ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont sans travail quand près de quatre millions de personnes sont mal-logées, que l’état des routes et des voies ferrées devient catastrophique.
Mais Macron veut s’en prendre non au chômage mais aux chômeurs, dont il veut diminuer encore les allocations.
Le pouvoir d’achat de l’ensemble des classes populaires est en recul, sous l’effet de la hausse des prix, des loyers, alors que les salaires sont bloqués. Les pensions de retraite sont, elles, carrément amputées par les hausses de la CSG. Elles vont l’être davantage par le gel décidé pour deux ans. Et le projet gouvernemental de retraite par points ne vise qu’à supprimer carrément toute garantie quant au niveau des futures retraites.
Concernant la jeunesse ouvrière, non seulement le capitalisme est incapable de lui faire miroiter un autre avenir que celui de la précarité, mais au travers de la sélection et des réformes de l’éducation, il remet en cause même le mince accès à une culture générale, concédé dans une autre période.
Toutes les forces vives de la société sont sacrifiées aux rentiers capitalistes qui se sont partagés, en 2017, 97 milliards de profits rien que pour le Cac40.
Nul ne sait par quelles étapes et dans quels délais se produira la contre-offensive du mouvement ouvrier. Mais c’est en tout cas la seule voie, celle de la lutte de classe et certainement pas l’opium électoral, qui permettra de renverser le rapport de force.
Les directions syndicales n’offrent aujourd’hui aucun plan de riposte au plan d’attaques de Macron, le commis des capitalistes. Elles n’en expriment même pas clairement la nécessité. Mais les travailleurs qui se saisiront de la journée du 9 octobre pour affirmer leur volonté d’en découdre avec les politiques patronales auront raison.

                                              Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2617)

Manuel Valls est contre les frontières… quand c’est lui les passe… et dans des conditions excellentes


Des ambitions sans frontière car gigantesques

 
D'Argenteuil à Barcelone !

C’est officiel : Manuel Valls abandonne son siège de député en France pour tenter de conquérir le fauteuil de maire de Barcelone. Pour l’occasion il a rasé son bouc, mis son plus beau costume et promis qu’il démissionnerait de tous ses mandats en France.
Celui qui s’était prononcé contre le droit de vote des étrangers aux élections municipales, qui prônait la déchéance de nationalité dans les affaires de terrorisme et s’était fait le champion de la chasse aux migrants du temps où il était Premier ministre, ne voit manifestement pas d’inconvénient à passer une frontière pour assurer la suite de sa carrière politique…

Délégation de service public, Conseil municipal d'Argenteuil, et collectivités locales : un contrôle bien incertain


Un contrôle bien glissant…



Lors du conseil municipal d’Argenteuil d’avant-hier, il aura été question à plusieurs reprises de « délégation de service public », c’est-à-dire lorsqu’une collectivité délègue à une entreprise privée une activité normalement dévolue à la collectivité considérée.
         La question qui se pose est celle du respect des éléments contractuels établis entre la collectivité et le délégataire, et donc du contrôle.
         C’est avec beaucoup d’illusion voire de naïveté feinte que les élus qui se sont exprimés lors de ce conseil évoquent ce contrôle. Un adjoint a évoqué à ce sujet les « glissières de sécurité » existantes qui permettent le respect de ces éléments contractuels… On y croit...
         … A moins qu’il ait entendu par « glissières » des obstacles de caoutchouc totalement extensibles, élastiques, et n’ayant aucun pouvoir de contrôle.

Crèches : Conseil municipal d'Argenteuil, une privatisation contre les travailleurs


Un discours patronal

 
Le 22 mai 2018, Babilou, Argenteuil.

« Chassez le naturel, il revient au galop ». La municipalité n’a pu s’empêcher de sous-entendre ce qui l’amenait -au moins au niveau des justifications- à privatiser la crèche « Le blé en herbe ». Il s’agit du taux d’«absentéisme » du personnel !
         Etonnante justification.
         Nous conseillons à ces messieurs et à ces dames à relire ce que nous avons publié hier sur les raisons de la grève dans les grèves Babilou d’Argenteuil lors de la journée d’action du 22 mai dernier. Les manques d’effectifs de travailleurs alors que ceux des bambins augmentent, les pressions, les changements continuels au niveau des méthodes de travail usent tout autant dans le public que dans le privé. C’est au moins un trait sombre d’égalité entre les crèches de toutes natures.
         Mais combien il-y-a-t-il de travailleurs du rang dans la municipalité qui connaissent l’exploitation et l’aggravation continue de celle-ci de ces dernières années dans les entreprises comme dans les crèches municipales ?
         En tout cas, on peut également relever qu’aucun membre de « l’opposition » municipale ne s’est élevée avec colère contre ce genre de justification scandaleuse.

La Poste -Val-Sud, Argenteuil Conseil municipal : quand le service public fonctionne à l’envers


En toute illogique

 
Jusqu'à une heure de queue...

Le conseil municipal de mardi soir aura été l’occasion d’évoquer rapidement l’existence des anciens locaux de la poste principale d’Argenteuil, place Rabelais, au Val-Sud. Ils sont vides depuis des années. L’ancien maire avait apparemment l’intention d’y installer une crèche, mais il n’y a pas eu de suite.
         Ces locaux qui convenaient naguère totalement aux habitants du quartier pour faire leurs opérations sont donc vides. Pendant ce temps, ces derniers s’entassent continuellement dans le bureau de l’avenue Utrillo, exigus et inadéquats. 

A suivre

mercredi 26 septembre 2018

Impôts : Macron et ses tours de passe-passe


Les bonimenteurs

  

 Le gouvernement explique que son gouvernement connaît la plus forte baisse d'impôts de ces vingt dernières années : six milliards d'euros.
Il oublie de préciser que, sur ces six milliards, quatre seront des baisses de cotisations sur les salaires, qui servent à financer l’assurance-maladie et l’assurance-chômage. Les travailleurs paieront donc cette baisse, en particulier par des remboursements moins élevés des médicaments.
Il ne parle pas non plus des hausses des cotisations de retraite complémentaire et du quasi-gel des retraites et des allocations, qui représentent ensemble près de 4,3 milliards d’euros de perte de pouvoir d’achat.
Pendant ce temps-là, 40 milliards d’aides continueront d’être versées dans les caisses du patronat. Sacré bonimenteur, le Macron !

Migrants de l’Aquarius : des gouvernements qui rivalisent d’hypocrisie et d’inhaumanité


Les damnés de la mer

   

Après Gibraltar, le Panama a déclaré lundi 24 septembre qu'il retirait son pavillon à L'Aquarius, ce qui plongerait ce navire dans l’illégalité alors qu’il est affrété par des ONG, dans le but de sauver des migrants en Méditerranée.
Le gouvernement italien est intervenu pour obtenir cette mesure, parce qu’il ne veut pas que l’Aquarius accoste sur ses côtes. Quant au gouvernement français, il refuse aussi l’accès à un port français aux 58 réfugiés qui viennent d’être secourus par l’Aquarius, rejetant la responsabilité de la situation sur les autorités européennes.
En fait, tous les gouvernements rivalisent d’hypocrisie et d’inhumanité pour refuser le moindre secours à quelques dizaines de femmes et d’hommes en détresse.

Crèches et conseil municipal d’Argenteuil du 25 septembre 2018


Vers l’abandon à terme des crèches municipales ?

 La municipalité s’est engagée hier au soir, sous prétexte de « délégation de service public » vers la privatisation de deux crèches municipales. Nous y reviendrons, mais en attendant, nous avons retrouvé ce que nous écrivions en mai dernier suite à la mobilisation de trois crèches privées Babilou d’Argenteuil, les travailleurs de celles-ci protestant contre leurs conditions de travail.
         Le délégataire de ces deux crèches concernées n’a pas encore été choisi. Mais l’article ci-dessous donne une idée des conditions dans lesquelles fonctionnent ces crèches privées.



La seule voie



Trois des quatre crèches Babilou d’Argenteuil étaient fermées hier à l’occasion de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique. Quant à la quatrième, c’était tout comme. Et sur l'Ile de France, 21 crèches ont fait de même.
Le groupe privé Babilou possède des centaines de crèches à travers le pays qui ont permis à ses principaux propriétaires de voir leur fortune croître d’une façon fulgurante ces dernières années.
Comme partout ailleurs, il n’y a pas de mystère dans ce phénomène. Quand les capitalistes sablent le champagne, les travailleurs trinquent. Quant au service, il ne faut pas y regarder de trop près.
En tout cas, la réaction forte des travailleuses et travailleurs de Babilou d’Argenteuil comme d’ailleurs montrent la seule voie : celle de l’organisation et de la grève.

Loi ELAN et Argenteuil-Bezons-Habitat : encore un petit effort de la part de ceux qui doivent s’en mordre les doigts


Quand le passé récent rattrape le présent



Selon la section CGT de l’entreprise, le seuil des 15000 logements pour échapper au regroupement de bailleurs sociaux, prévu initialement dans la loi ELAN sur le logement, serait abaissé à 12000 logements. ABHabitat possède actuellement plus de 11 000, et n’en est donc pas loin.
Cet abaissement du seuil permettra peut-être e à ABH d'échapper à l’obligation de devoir se regrouper, au moins dans un premier temps.
Si le bailleur historique local avait conservé les logements de Montigny-les-Cormeilles vendus il y a quelques années, son parc se monterait aujourd’hui à combien ?

Argenteuil : projets immobiliers et capacités scolaires : l’inadéquation


De la mauvaise foi en place d’objectivité



Vendredi dernier, une conseillère municipale membre de la municipalité s’est incrustée lors de notre permanence hebdomadaire du carrefour Babou. Ce n’aurait pas été un problème si cela n’avait pas été l’occasion qu’elle manifeste sa mauvaise foi.
         L’objet du début de discussion portait sur l’inadéquation grandissante des nouveaux logements construits dans certains quartiers de la Ville et les moyens scolaires pour accueillir les enfants des nouveaux arrivants. Il ne faut pas être grand clair pour constater que c’est particulièrement le cas dans le quartier du Val-Notre-Dame où ce ne sont pas les deux groupes scolaires prévus qui pourront accueillir ces élèves, et surtout à temps.
         Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés, en prenant par exemple ce quartier, la municipalité peut toujours publier les tableaux d’effectifs et des classes actuels, et ce que les nouveaux projets immobiliers vont entraîner.
         Cette conseillère municipale peut comme de bien entendu se charger de le réaliser, et le communiquer à tous ceux -et ils sont nombreux- que cela inquiète.
         Le conseil municipal d’hier au soir a apporté de nouveaux éléments sur la question, qui vont bien dans le sens de ce que nous pensons. Nous y reviendrons.

mardi 25 septembre 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 24 septembre 2018 : « Hôpitaux, Ehpad, éducation... la société malade du capitalisme »


Hôpitaux, Ehpad, éducation... la société malade du capitalisme

Tout le week-end, le monde du sport s’est mobilisé contre la volonté du gouvernement de réduire de 6 % le budget du ministère des Sports. Une telle baisse aura de nombreuses conséquences : 1600 postes, soit la moitié des effectifs du ministère, sont menacés ; des équipements ne seront pas rénovés, certaines installations sportives seront ouvertes moins longtemps faute de personnel ; le fonctionnement de nombreux clubs amateurs sera rendu plus difficile. « On met de l'argent uniquement là où on pourra avoir des médailles. On arrête le financement du sport pour tous », ont dénoncé à juste titre de nombreux sportifs.
Brutale et néfaste, la politique du gouvernement l’est dans les domaines les plus essentiels de la vie sociale. Dans l’éducation, le gouvernement se prépare à réduire les effectifs. Ce sont finalement 3 600 postes qui doivent être supprimés, toutes catégories confondues.
Ces suppressions toucheront les collèges et les lycées, alors que 40 000 élèves supplémentaires sont attendus chaque année jusqu’en 2021, d’après les chiffres officiels du ministère. Le gouvernement sacrifie sciemment l’éducation des générations à venir et cela frappera d’abord les enfants des classes populaires.
En présentant le plan Santé, il y a quelques jours, Macron a osé déclarer : «Notre système ne souffre pas dun manque de moyens ». Dans les Ehpad, les hôpitaux publics et dans le secteur de la psychiatrie, la situation est dramatique, dénoncée ces derniers mois par de nombreuses mobilisations du personnel. Dans les hôpitaux, des patients doivent attendre sur des brancards dans des couloirs, faute de lits disponibles. Partout, les effectifs et les moyens matériels sont insuffisants. Dans les Ehpad, le personnel n’a pas le temps de s’occuper comme il faudrait des anciens, pendant que les maisons de retraite privées engrangent des bénéfices par millions.
Depuis des années, les gouvernements successifs n’ont cessé de soumettre les établissements de santé à la diète budgétaire. En obligeant les hôpitaux à s’endetter, ils les ont livrés aux banquiers qui peuvent ainsi détourner à leur profit des sommes qui devraient être consacrées à soigner les patients.
Avec un plan Santé qui prévoit des réorganisations sans accroître les moyens financiers, le gouvernement actuel poursuit la même politique que ses prédécesseurs, avec les mêmes conséquences désastreuses.
L’accès aux soins et à l’éducation devrait constituer une priorité car il s’agit de besoins parmi les plus élémentaires. C’est non seulement essentiel mais l’avenir de la société en dépend. Le fait que ces besoins soient de plus en plus négligés montre à quel point le système capitaliste est devenu parasitaire et destructeur.
Dans cette période de crise où les marchés stagnent du fait du chômage de masse et de la montée de la pauvreté, les capitalistes se tournent de plus en plus vers la finance pour continuer de réaliser des gains élevés. Ce parasitisme de la finance s’exerce sur toute l’économie et, par là même, sur toute la société, imposant sa logique du profit le plus rapide possible. Elle pèse aussi sur les États qui consacrent une part croissante de leur budget au remboursement de la dette, au détriment des services publics les plus utiles à la population.
Ici, en France, après Sarkozy et Hollande, c’est au tour de Macron de servir les intérêts des magnats de l’industrie et de la finance, des Arnault, Bouygues, Dassault, Peugeot, etc. Pour satisfaire leurs appétits, Macron ne mégote pas et leur accorde des milliards en cadeaux fiscaux et subventions de toutes sortes. Comme ses prédécesseurs, Macron applique la politique antiouvrière que le grand capital exige des gouvernements dans tous les pays.
Pour que la bourgeoisie puisse afficher une prospérité insolente, des millions de travailleurs subissent l’aggravation de l’exploitation, le chômage et des conditions de vie de plus en plus précaires. Mais c’est toute la société qui en paye le prix par une dégradation générale de la vie sociale… en attendant la prochaine catastrophe financière qui menace d’une crise pire qu’en 2008.
Empêcher ce système irrationnel et incontrôlable d’entraîner toute la société dans sa faillite est une nécessité. La seule classe sociale qui a la force de renverser le pouvoir de la bourgeoisie et d’exproprier le grand capital est la classe des exploités. Il n’y a pas d’autres remèdes pour sauver la société malade du capitalisme.