jeudi 29 juin 2017

Conseil municipal d'Argenteuil : la carotte... des indemnités


Bonjour l’ambiance !

 
A y regarder de près, il y a effectivement pas mal d'absents (l'avant dernier conseil du 1er mars dernier)
On sait maintenant en quoi consiste la modification du règlement intérieur du conseil municipal d’Argenteuil qui sera proposée demain soir lors du conseil. Il s’agit de mettre en place un système de retrait sur indemnité en cas d’absences répétées de conseillers municipaux. Pas de raison valable, pas d’attestation médicale, deux absences non justifiées, et un système de retrait commence…
        Comme les conseillers municipaux de l’opposition touchent une indemnité faible, ceux qui sont dans le collimateur sont les conseillers municipaux de la majorité eux-mêmes qui, eux, peuvent bénéficier d'une "indemnité" correspondant à un salaire d'ouvrier ou d'employé, voire bien au-dessus...
        De la zizanie dans l'air ? Du "resserrage" de boulons ?
       En tout cas, il est incontestable que lors des derniers rares conseils municipaux, les désertions avaient commencé.

Argenteuil, un hôpital, des hôpitaux à la dérive


Ça craque à l’hôpital d’Argenteuil

 
         Les personnels soignants y subissent déjà des vacations de 12 heures. On imagine ce que cela représente de fatigue.
         Au vu du manque d’effectifs actuel, des pressions sont faites pour, ici ou là, allonger encore ce temps de travail, en demandant à qui veut bien l’accepter de prolonger sa vacation.
         A cela il faut ajouter les changements de services impromptus, la possibilité qu’une infirmière aille effectuer le travail d’une aide-soignante ailleurs, etc.
         Et l’on imagine très bien ce que cela va pouvoir donner dans les mois d’été qui viennent.
         Tout cela est totalement inacceptable.

Arnault, Bettencourt, Niel,... : leurs fortunes sont notre travail


Grandes fortunes : encore et toujours plus riches




B. Arnault, 1ère fortune française ; L. Bettencourt, 2ème ; X. Niel, qui vient de prendre la dixième place.

Le classement 2017 des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises par la revue Challenges montre leur progression. Depuis 1996, en 21 ans, elles ont été multipliées par sept, tandis que le PIB du pays était multiplié par deux et que la fortune médiane des Français stagnait.
         Les dix premiers du classement ont vu, eux, leur fortune multipliée par dix pendant ce temps, avec une augmentation de 35% pour cette année, grâce à la hausse des actions. Bernard Arnault arrive en tête du classement et dépasse les 46 milliards d'euros avec ces industries du luxe.
         Et ce sont les mêmes qui s’indignent des revendications des smicards !

Val d'Oise et jeunes "migrants" : une idée pour Arnault Bazin


Il a du cœur ?

 

Vonews, extrait : « Arnaud Bazin est en colère. Le Président du conseil départemental du Val d’Oise a poussé un coup de gueule vendredi matin. Il a profité de la séance plénière mensuelle pour déplorer une nouvelle fois l’explosion du nombre de mineurs étrangers accueillis dans le département. Selon lui, le département n’est plus en mesure de les accueillir dans de bonnes conditions. » 

Nous lui proposons de prendre contact immédiatement avec le ministère de la défense. De ce côté-là, l’argent et l’essence semblent couler à flot. Voir la brève ci-dessous. 

Un général qui ne manque pas d'air

 


D'après le Canard enchaîné, le général Reboul, numéro deux des opérations aériennes depuis septembre 2016, et même numéro un par intérim, ex-pilote, aurait utilisé une dizaine de fois dans l'année un avion de chasse pour partir en week-end dans sa maison provençale.

         Histoire d’éviter les embouteillages subis par le commun des mortels ?

capialisme, impérialisme, misère du monde


Planète sans refuge

 


Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) des Nations Unies, il n'y a jamais eu autant de déplacés et de réfugiés dans le monde qu'en 2016. L'an passé, plus de 65 millions de personnes – pour moitié des enfants – ont été chassées de chez elles par les guerres ou la pauvreté.
         Contrairement à ce que raconte l'extrême droite et à ce que répètent les gouvernements, une toute petite proportion de ces migrants trouve asile en Europe – les deux tiers sont déplacés au sein de leur propre pays, et la plupart des autres trouve refuge dans les pays limitrophes, en général guère plus riches ni plus stables.
         En vingt ans, le nombre de réfugiés dans le monde a doublé. Cela en dit long sur l'état d'une planète qui reste dominée par l'impérialisme, ses guerres et ses pillages.

mercredi 28 juin 2017

Argenteuil, Semperit : des travailleurs dans le collimateur des actionnaires


On nous communique 

CGT                                                                      FO           

COMMUNIQUE

 

La multinationale SEMPERIT (Autriche)

22 Usines employant 7000 salariés dans le monde

853 Millions d’Euros de Chiffres d’affaires en 2016

90 Millions d’Euros de bénéfices en 2016 dans sa seule division Industrie

Leader mondial de la fabrication des gants d’examens et de chirurgie

Qui fabrique aussi des convoyeurs, des tuyaux et feuilles caoutchouc, des courroies, etc..

Qui a versé 25 Millions en 2015 et 15 Millions d’Euros en 2016 à ses actionnaires

Qui vient d’engranger 220 Millions d’Euros dans la session d’un joint-venture en Thaïlande

Vient de décider de tirer un trait sur notre usine d’ARGENTEUIL qui produit des Bandes Transporteuses (tapis roulants pour les Mines).

Les 88 salariés menacés de licenciement ont décidé de dire non à la fermeture de leur site de production.

Les commandes existent, c’est le service commercial situé à LEVALLOIS (92) qui les engrangent.

Mais SEMPERIT préfère les faire fabriquer en POLOGNE et en CHINE pour de meilleurs profits.

Les ouvriers et les salariés d’ARGENTEUIL et de LEVALLOIS disent :

NON AU LICENCIEMENT BOURSIER

C’est ce que défendront nos délégués lors du CE Extraordinaire Vendredi 30 Juin à 11H30.

 

VENEZ NOUS SOUTENIR

10 RUE DES CHARRETIERS – 95100 ARGENTEUIL

 

TEL : Hassan 06.20.42.60.02 – Omar 06.64.74.29.01 – Daniel 06.06.76.42.47

Nathalie ARTHAUD : un interview lors du rassemblement hier à Paris contre le projet Macron-patron

Pôle Emploi annonce 22 000 chômeurs supplémentaires


Ras-le-bol du chômage !

 

 
Selon Pôle Emploi, le nombre de chômeurs a augmenté de 0,6 % au mois de mai, soit 22 000 personnes supplémentaires.
Macron voudrait faire croire qu'en réformant le code du travail pour faciliter les licenciements, il va faciliter les embauches. C'est la même recette que celle de Hollande et de Sarkozy, avant lui. On connaît déjà le résultat : toujours plus de profits pour le patronat et toujours plus de chômage pour les travailleurs.
Mais ce n'est pas une fatalité ! Il faudra bien qu'on prenne, nous-mêmes, le taureau par les cornes afin d'interdire, dans les faits, les licenciements !

Tati, Eram, Gifi : interdiction des licenciements


Tati : interdiction des licenciements !

 

Le tribunal de commerce a validé l'offre de reprise d'Agora Distribution (filiale d'Eram comprenant les magasins Tati, Fabio Luci, et Giga Store) par le groupe Gifi. Elle prévoit de supprimer 272 emplois sur 1700 et de fermer 31 magasins sur 140.
Le groupe Eram, ancien propriétaire de Tati, s'est débarrassé de cette filiale qui ne lui rapportait plus assez à son goût. Il a pourtant fait 1,5 milliard de chiffre d'affaires en 2016. Mais il a fallu plusieurs mois de mobilisation des salariés de Tati pour qu'Eram accepte de financer une partie du « plan social ». Quant à Gifi, c'est un groupe richissime dont le propriétaire est la 166e fortune de France.
Quels que soient les arrangements et négociations commerciales entre ces groupes, ce n'est pas aux salariés d'en faire les frais. Cela crève les yeux : Eram et Gifi ont les moyens de maintenir tous les emplois.

PAkistan : un drame de la misère


Un accident ?

 


Dimanche 25 juin, plus de 150 personnes sont mortes au Pakistan suite à l'incendie d'un camion-citerne transportant du carburant. En effet, des centaines de personnes se sont précipitées pour récupérer un peu d'essence dans le camion accidenté et ont été tuées lorsque celui-ci a explosé.
Mourir pour récupérer quelques litres de carburant : ce n'est pas un accident, mais un exemple parmi tant d'autres de la misère dans laquelle le capitalisme maintient la plus grande partie de la population mondiale.

mardi 27 juin 2017

Argenteuil : mutuelle des personnels municipaux : pas d'accord !


Quand on gagne deux, trois ou quatre fois plus, les lunettes sont bien différentes

 
Il y a deux ans, la municipalité a décidé l’inscription à une mutuelle des agents territoriaux de la Ville. Elle était la meilleure, la plus avantageuse selon elle, l’avenir était radieux pour les salariés !
         Et patatrac, moins de deux ans plus tard, cette mutuelle parle de déficit, et ce serait aux adhérents de payer par une augmentation importante de cotisation. Et l’on imagine très bien que cela risque de n’être qu’un début.

         Conclusion :

1.      Face aux comptes avancées par la mutuelle, il faudrait le contrôle des adhérents ;

2.    L’augmentation aux alentours de 20 euros par mois, bien sûr en fonction des garanties, représente une véritable diminution de salaire ;

3.    C’est au décideur inconséquent de payer, s’il y a à payer. Celui-ci est la municipalité qui a fait un choix dont elle est la seule responsable. Elle doit abonder le déficit.

         Le problème, c’est cette municipalité voit de très-très loin le problème. Il est vrai que pour son chef, une diminution de salaire de 1,5% ne représente peut-être pas grand-chose. Pour un salarié gagnant 1500 ou 1700 euros, il en va tout autrement.

         La population doit être informée, et les salariés en tirer toutes les conséquences.        

Argenteuil - conseil municipal - Où va la municipalité ?


Où va la municipalité ?

 
Il y a de l’eau de gaz au sein de la municipalité, et pour le moins une certaine démobilisation. Le prochain conseil municipal qui aura lieu vendredi prochain 30 juin à 18 heures 30 a toutes les chances de le montrer.
         Il est vrai que les mésaventures de la droite au niveau du pays avec ses déclinaisons locales de la dernière période ne doivent pas être de nature à la joie et à la fraternité au sein de ce camp. La démission d’un adjoint, l’absentéisme lors des conseils comme à l’occasion des dimanches électoraux (17 conseillers municipaux, opposition comprise) ayant récusé leur poste de président de bureaux de vote un des dimanches, sont le signe que cela ne va pas. Les résultats de leur candidat n’ont rien ajouté.
         C’est certes leur affaire. Mais dans une ville de 105 000 habitants, c’est tout de même un problème. On le voit bien sur bien des plans, et en particulier dans la question du « projet Jean Vilar » où la municipalité s’enferme avec les conséquences déplorables pour tous à venir que l’on peut prévoir et que nous dénonçons.

Argenteuil - une piscine souvent fermée


Une affaire qui tombe à l’eau

 
Le site internet  de la Ville annonce : « Du 26 au 30 JUIN, le centre aquatique sera fermé au public afin de préparer la saison estivale. Face à la fréquentation attendue, la qualité de l’eau est en effet particulièrement surveillée. »
         Gagarine connaît donc une nouvelle fermeture d’une semaine.
         Horaires réduits et fermetures nombreuses font qu’à Argenteuil il est de plus en plus difficile d’année en année de faire de la natation.

Argenteuil - "ils étaient un seul homme" sur les jeux olympiques de Berlin


Construire de telles équipes

 


Une présentation du livre « Ils étaient un seul homme » de Daniel James Brown a eu lieu samedi au café « Le Brazza » dans le cadre des activités de l’Association culturelle « Sous les couvertures ».
         Ce livre raconte l’épopée de l’équipe américaine de l’Université de l’Etat de Washington qui infligea un camouflet à Hitler lors des Jeux olympiques de Berlin de 1936.
         Bien plus, c’est un livre sur l’engagement personnel et sur le rapport entre l’individu et le collectif, entre l’individualité et ce qui fait une « équipe ». Le propos parle d’aviron, mais il est totalement à généraliser.
         A lire absolument. Editions Vuibert. En vente au Presse-papier.
         En tout cas, cette présentation dans un lieu original a été un succès.

lundi 26 juin 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 26 juin 2017



Un gouvernement qui déclare la guerre aux travailleurs

Les urnes sont rangées. Le cirque électoral est passé. Le nouveau gouvernement va se consacrer à la tâche que la bourgeoisie attend de lui : lancer l’offensive contre les travailleurs.
Macron a mis en avant deux mesures emblématiques : la loi de moralisation de la vie politique et la réforme du Code du travail.
La première ne visait qu’à amuser la galerie. Macron voulait se faire mousser en jouant au Monsieur Propre de la politique française. Mais les révélations sur les magouilles immobilières de Richard Ferrand et les emplois fictifs au Modem de François Bayrou, hier encore ministre de la Justice et porteur du projet de loi, ont compromis son opération de « com ». La classe capitaliste aimerait bien avoir des serviteurs politiques désintéressés mais elle n’engendre que des politiciens, à son image, âpres au gain.
La seconde mesure visant à réformer le Code du travail n’est pas une anecdote. Elle concerne les dizaines de millions de salariés et est une déclaration de guerre contre le monde du travail.
Le gouvernement veut aller plus loin que la loi El Khomri. Il veut laisser au patronat plus de marges de manœuvre pour faire sa loi à l’échelle des entreprises ; permettre aux multinationales de licencier sans contrainte dans une filiale même si, à l’échelle du groupe, les bénéfices affichés sont insolents ; ou encore plafonner les indemnités prud’homales qu’un travailleur pourrait obtenir suite à un licenciement reconnu abusif et réduire les délais qui permettent à un salarié de contester un licenciement.
Le gouvernement va présenter cette semaine au conseil des ministres la loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances. Puis il la fera voter au Parlement en juillet. En septembre, les ordonnances tomberont, révélant leur contenu précis au moment même où elles prendront effet.
Qu’est-ce que le patronat pourra imposer à l’échelle de l’entreprise ? Jusqu’où pourra-t-il déroger aux accords de branche ? Les contrats de chantier, ces CDI existant déjà dans le bâtiment, en fait des CDD sans indemnité de précarité et parfois sans réelle protection sociale, seront-ils élargis à d’autres branches ? Tout cela pourrait bien n’être révélé qu’en septembre.
Le gouvernement laisse planer le doute sur l’ampleur de la régression sociale qu’il prépare car il ne veut pas braquer les directions syndicales et risquer de provoquer des réactions ouvrières. Et pour l’instant, ne serait-ce que dans leurs déclarations, les dirigeants syndicaux font preuve d’un attentisme lamentable. La ministre du Travail, en DRH expérimentée, les reçoit semaine après semaine pour bavarder pendant que le gouvernement affute ses ordonnances.
Bien des travailleurs et des militants syndicaux ne sont pas dupes et se rendent compte de la nécessité de se battre. Des unions syndicales régionales et départementales appellent à des rassemblements pour dénoncer le projet gouvernemental, notamment le 27 juin devant l’Assemblée. Mais ces mobilisations ont lieu en ordre dispersé et à des dates différentes alors qu’il faudrait au contraire réagir tous ensemble et avoir un plan de mobilisation.
Macron veut agir vite et profiter des congés d’été pour frapper. Mais au-delà de ce calcul, il veut surtout donner des gages à la bourgeoisie. Il veut lui montrer que s’il a été un bon illusionniste, capable de se faire élire, il sera aussi un de ses hommes forts, capable d’imposer des sacrifices aux travailleurs sans déclencher trop de vagues.
La crise économique rend le patronat plus rapace et le gouvernement à son service plus arrogant. Si nous ne voulons pas que nos salaires, nos conditions de travail, nos conditions de vie reculent indéfiniment, nous devrons nous battre avec nos armes de travailleurs, nos armes de classe que sont les grèves et les manifestations.
Le gouvernement veut nous émietter, nous cantonner dans nos entreprises. Mais c’est à l’ensemble des travailleurs qu’il a déclaré la guerre. Et, dans le bras de fer qui nous oppose à lui et au patronat, notre force ne peut venir que de luttes qui se généralisent, d’une entreprise à l’autre, d’un secteur à l’autre, et aboutissent à la mobilisation de l’ensemble de la classe ouvrière pour ses intérêts collectifs.
À moins de croire au Père Noël pour les travailleurs, c’est la seule conclusion rationnelle à laquelle on peut arriver.

Argenteuil, la muncipalité, le logement dit "social" et la géométrie... variable


« Anti social » (air connu)

 
Quand le maire d’Argenteuil entend les mots « habitat social », chacun sait que cela lui donne des frissons.
         Mais ses réactions en la matière sont tout de même à géométrie variable.
         Une friche intéresse rue de Seine AB-Habitat dont les relations avec G. Mothron ne sont pas au beau fixe, alors dans ce cas, la municipalité fait obstacle à son achat.
         En revanche, un autre bâtiment, boulevard Héloïse intéresse également un autre bailleur dit social, cette fois plutôt de la couleur politique des édiles locaux, et là, comme par miracle, la municipalité n’a plus du tout les mêmes réticences.
         C’est vrai, les réactions à géométrie variable, quoi de plus humain, quoique guère social en l’occurrence.

Argenteuil projet "Jean Vilar" : ce sera un puits sans fond


A la poubelle, le projet Gribouille mais coûteux !

          Pour l’installation de la structure provisoire de remplacement du complexe Jean Vilar, cela piétine.
         Au-delà des problèmes liés à la démolition des deux gymnases R. Rolland qui occupent encore l’espace convoité pour cette installation, il y a la question du coût de cette structure provisoire.
         Celui-ci serait bien supérieur à ce qui était estimé jusqu’à présent.
         Non seulement on envisage de liquider une structure qui était fondamentalement utile et qui ne demandait qu’à être restaurée, mais en plus ils envisagent de nous faire les poches !

 

PSA, PSA-Poissy, une direction en guerre contre les militants combatifs


Tous avec Farid Borsali !
Vive la solidarité ouvrière !

 


Vendredi 23 juin, le secrétaire du syndicat CGT de l’usine de PSA à Poissy Farid Borsali était jugé au tribunal correctionnel de Versailles suite à une plainte déposée par un contremaître de PSA pour de soi-disant actes de violence.
Ce jugement s’inscrit dans une politique générale de la direction de PSA qui mène la guerre aux militants combatifs. Tous les moyens sont bons : fausses accusations, dizaines de jours de mise à pied, militants licenciés ou convoqués au commissariat.
Face à ces manœuvres pour criminaliser les militants et les isoler des autres travailleurs, la solidarité s’est manifestée par le succès d’une collecte et d’un débrayage pour la défense de Farid Borsali.
Environ 300 travailleurs avaient fait le déplacement devant le tribunal avec des délégations de toutes les usines de PSA et aussi d’autres usines comme Renault. Au final alors que la direction cherchait à faire baisser la tête aux militants, ce rassemblement réussi de a regonflé tous les présents.
Une pétition de soutien est à signer sur Internet : https://www.change.org/p/relaxe-pour-farid-borsali

CGT, rassemblement aux Invalides : l'occasion de discuter de la riposte nécessaire


Loi travail, ordonnances… : affirmer les exigences du monde du travail
 

Un certain nombre d’appels à manifester contre les projets Macron de remise en cause des droits des travailleurs ont été lancés. Pour l’essentiel, ces appels émanent de la CGT. En province diverses dates ont été mises en avant, et pour la région parisienne l’union régionale CGT, l’URIF, a appelé à une manifestation aux Invalides, à côté de l’Assemblée nationale, le 27 juin à 12 heures, le jour de l’ouverture de la session du Parlement nouvellement élu.
On peut certes préférer ce genre d’initiative, qui en appelle à la mobilisation des travailleurs, aux palabres autour du tapis vert qui se sont multipliées depuis près de deux semaines. On peut aussi espérer que des travailleurs, exaspérés par la campagne de Macron contre le monde du travail, aient envie de se saisir de ces opportunités. Mais on est encore loin d’un vaste plan de mobilisation en vue de mettre en échec l’offensive d’ampleur qui s’annonce.
Même l’initiative de l’URIF sur la région parisienne a des côtés très ambigus. En choisissant de manifester en direction de l’Assemblée nationale, le jour de sa mise en place, elle laisse penser que les travailleurs devraient chercher à se faire entendre des députés. Ainsi, la CGT contribuerait à accréditer l’idée que le sort du monde du travail dépend d’une institution qui ne sert à rien, et dont Macron lui-même a annoncé qu’il se passerait.
Tout cela semble plus destiné à donner le change à des militants déboussolés par la passivité de leur centrale qu’à autre chose. Car, par ailleurs, le vaste plan de rencontres avec le gouvernement n’est pas remis en cause. Il n’y a aucune condamnation claire et ferme de la comédie de Macron et de Philippe pour occuper le temps et l’espace en attendant le 21 septembre, jour où les ordonnances seront publiées au Journal officiel et rentreront en application.
Mais les travailleurs peuvent, à tout moment et à toute occasion, décider de s’inviter eux-mêmes dans la danse et en changer la musique. La classe ouvrière, en se mobilisant pour défendre ses revendications de classe, peut mettre en échec le gouvernement et, plus largement, faire reculer l’ensemble du patronat.

                                                            P. S. (Lutte ouvrière n°2551) 

Pour ma part, je me rendrai demain place des Invalides. Rendez-vous à 11 heures 30 sur le parvis de la gare d’Argenteuil. DM