mercredi 12 avril 2017

Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne J-11


Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER dans les médias


Comme nous le disions, pendant des mois, silence radio dans les médias sur ce que nous faisons, et sur notre porte-parole. Mais là, en quinze jours, il faut l’équité ! Donc, profitez-en. Des vidéos en quantité sur notre site : 





Mercredi 12 avril
à 08h15
France Bleu Île de France : Interview de
Jean-Pierre Mercier
à 08h30
BFM TV : Nathalie Arthaud est l'invitée de Bourdin Direct
à 20h45
Paris Première : Nathalie Arthaud est invitée dans l'émission Zemmour et Naulleau
Jeudi 13 avril
à 08h10
CNews : Interview de Jean-Pierre Mercier


Nos positions

L'État et les institutions

Derrière le personnel politique, qui sont les vrais maîtres de la société?
Le véritable pouvoir n’est pas entre les mains des députés, sénateurs, ou même président de la République. Il est dans les conseils d’administration des grandes entreprises capitalistes et des banques. Leurs actionnaires règnent sur l’économie, qu’ils organisent en fonction de leurs intérêts et de la recherche du profit.
Le pouvoir du grand capital s’incarne dans la domination d’une minorité de grands bourgeois qui monopolisent les richesses. Aujourd’hui, en France, les 20 personnes les plus riches possèdent autant de richesses que 40% de la population. Ces fortunes ont été obtenues par lexploitation de millions de travailleurs, ici et dans le reste du monde. Liliane Bettencourt doit sa fortune aux travailleurs de LOréal, Bernard Arnault doit la sienne aux petites mains de LVMH. Les membres de la famille Mulliez se sont enrichis sur le dos des 300000 salariés du groupe Auchan dans le monde et des dizaines de milliers de salariés des autres marques quelle possède. Dans ce palmarès, les autres sappellent Dassault, Peugeot, de Wendel, Michelin, Bolloré, Dentressangle, François Pinault, Bouygues. Ce sont eux les vrais maîtres de la société!
Ces riches bourgeois ont une myriade d’agents qui influencent les élus, quand ils ne les achètent pas purement et simplement. Ils ont leurs entrées dans les ministères et entretiennent des liens étroits avec les hauts fonctionnaires qui, eux, ne sont pas élus, restent dans l’ombre et assurent la permanence de la politique. La voix de ces rois de la finance et de l’industrie pèse dans les médias, qui bien souvent leur appartiennent, leur donnant les moyens d’influencer l’opinion.
Dans ce système prétendument démocratique, les électeurs sont conviés à voter régulièrement mais ils n’ont aucune prise sur les décisions.
Tant que les capitalistes garderont les rênes de l’économie, ils garderont le pouvoir sur nos vies et ils imposeront leur loi. Pour mettre fin à cette dictature, il n’y a qu’une seule solution: leur enlever la propriété des grandes entreprises en les expropriant sans indemnités ni rachat. C’est la condition indispensable pour que l’ensemble de l’activité sociale soit véritablement contrôlée par les travailleurs et la majorité de la population.

Construire un État des travailleurs et des classes populaires

L’agression violente dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Elle ne constitue pas un cas isolé: chaque année, une dizaine de jeunes meurent à la suite de lintervention de la police. Quant aux interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi, elles sont légion.
Tous les policiers ne font pas preuve de cette brutalité, et bien des tâches qu’ils assument répondent à une utilité dans notre société, comme assurer la sécurité routière ou intervenir dans des conflits de voisinage. Mais la mission de la police est fondamentalement de préserver l’ordre social. Dans une société divisée en classes, avec les violences que génèrent les inégalités, la police se comporte elle-même inévitablement avec violence, avant tout contre les plus pauvres. Et il est tout aussi inévitable que cette police soit gangrenée par le mépris social et le racisme.
Plus largement, c’est l’ensemble de l’appareil de l’État, avec ses tribunaux et son armée, qui a pour mission de défendre l’ordre social d’une minorité de possédants, dans les tâches quotidiennes de répression ou contre les travailleurs quand ceux-ci se mobilisent, comme lors du mouvement contre la loi El Khomri. Et combien de travailleurs d’entreprises en grève ont trouvé face à eux la police et les CRS, même lorsque leur mouvement était d’autant plus légitime qu’ils défendaient leurs emplois et leurs salaires contre des patrons voyous qui se préparaient à les mettre à la porte?
Un tel État ne peut pas être démocratique: pour protéger efficacement les intérêts dune minorité de privilégiés, il doit être coupé de la population et échapper à son contrôle. Et il coûte cher à la société, car lentretien de ces corps de répression absorbe une partie importante des impôts, au détriment des services publics les plus utiles à la population.
Notre conviction de communistes et de révolutionnaires est qu’il serait possible de construire un État infiniment plus démocratique que l’État actuel, en permettant à toute la population de participer directement à toutes les tâches administratives et de police et d’exercer un contrôle en permanence sur tous ceux qui effectuent ces tâches. Un tel État serait aussi infiniment moins coûteux, car il n’aurait pas besoin d’un appareil pléthorique destiné à surveiller et à encadrer la population.
Pour construire un État qui soit vraiment celui des travailleurs, les obstacles ne sont pas techniques: à l’ère de lordinateur et avec les moyens de communication performants dont nous disposons aujourd’hui, il n’y a aucune difficulté à mettre en œuvre la démocratie la plus directe. Mais cela nécessite de se battre pour mettre fin à la dictature des classes possédantes sur la société.

Nous serons ce matin de 10 à 12 heures sur le marché des Champioux à Argenteuil

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