dimanche 8 juillet 2012

Il y a 50 ans - le 5 juillet 1962 : l'indépendance pour l'Algérie mais pas l'émancipation sociale des travailleurs (suite et fin de l'article consacré à l'indépendance algérienne dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière du 6 juillet 2012 en vente à la Librairie des écoles, bd Léon Feix)

L'absence d'une direction communiste révolutionnaire

Le peuple algérien avait obtenu l'indépendance, mais il n'obtint pas au bout du compte la liberté, et encore moins son émancipation sociale. Pourtant, il constituait une force, qui aurait été d'autant plus puissante si elle s'était alliée à la classe ouvrière française. De part et d'autre de la Méditerranée, les travailleurs algériens et français étaient liés depuis des décennies par mille liens, pour avoir souvent travaillé dans les mêmes usines et s'être retrouvés côte à côte dans les mêmes combats. Mais les travailleurs français avaient laissé parler en leur nom les dirigeants socialistes, ceux-là mêmes qui généralisèrent la guerre d'Algérie, tandis que les travailleurs algériens de leur côté restaient derrière une direction nationaliste. Il aurait fallu qu'existent, de part et d'autres, des partis qui proposent aux travailleurs des deux pays d'intervenir avec une politique de classe, les unifiant en une même force, afin d'offrir une perspective d'émancipation sociale et internationale.

                                                                      Aline RETESSE


La grève illimitée continue (photo DR)
Grève à ArcelorMittal " dans le complexe sidérurgique d'Annaba (photo DR)  


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